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Guerre en Ukraine : Plus de 60 pays réunis à Londres pour une conférence sur la reconstruction de l’Ukraine…

Par Y.B.-- 21-Juin-2023 168

Reconstruire les infrastructures, déminer, redresser l’économie, financer les services publics… Dirigeants et représentants de plus de 60 pays sont attendus ce mercredi, mais aussi jeudi, à Londres pour une conférence sur la reconstruction de l’Ukraine.

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak doit ouvrir cette conférence. Participeront aussi la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen, le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken ou encore la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky sera présent à distance par vidéo.

Les progrès de la contre-offensive sont « plus lents que souhaités », selon Volodymyr Zelensky

Le président ukrainien a déclaré que les progrès sur le champ de bataille de la contre-offensive de Kiev contre les forces russes avaient été « plus lents que souhaités », a rapporté la BBC  mercredi. « Certaines personnes croient qu’il s’agit d’un film hollywoodien et s’attendent à des résultats immédiats. Ce n’est pas le cas », a déclaré le président ukrainien dans une interview. L’Ukraine a déclaré avoir repris huit villages dans le sud du paus au cours des deux dernières semaines. Bien que modestes, ces avancées sont les plus importantes réalisées par les forces ukrainiennes depuis le mois de novembre, alors qu’elles pénètrent dans des zones lourdement fortifiées et minées tenues par les Russes.

M. Zelensky a déclaré que l’avancée militaire n’était pas facile à mettre en œuvre parce que 200 000 km² du territoire ukrainien avaient été minés par les forces russes. « Quels que soient les souhaits de certains, y compris les tentatives de pression, avec tout le respect qui leur est dû, nous avancerons sur le champ de bataille de la manière que nous jugerons la meilleure », a ajouté M. Zelensky. Il a insisté sur la nécessité pour l’Ukraine d’obtenir des garanties de sécurité de la part de l’OTAN, tout en précisant que l’objectif ultime était l’adhésion à l’Alliance défensive. Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a clairement dit cette semaine qu’il n’était pas prévu d’inviter l’Ukraine au sommet qui se tiendra le mois prochain en Lituanie.

Le dirigeant ukrainien a de nouveau plaidé pour que l’Ukraine reçoive des F-16 de fabrication américaine et a déclaré qu’il pensait que les pilotes de chasse pourraient commencer à s’entraîner dès le mois d’août et que les premiers avions à réaction pourraient arriver dans six ou sept mois.

M. Zelensky s’est adressé à la BBC à l’occasion de la conférence sur la reconstruction de l’Ukraine organisée à Londres. Il a ensuite pris la parole lors de la conférence, aux côtés du premier ministre britannique, Rishi Sunak.

Les milliards nécessaires pour la reconstruction

Pour reconstruire l’Ukraine, la Banque mondiale évalue à 14 milliards de dollars les besoins immédiats. Le redressement plus global de l’économie du pays coûtera, lui, 411 milliards selon une étude récente de la Banque mondiale, l’ONU, l’Union européenne et le gouvernement ukrainien. Une somme appelée à grossir à mesure que le conflit se poursuit.

Les alliés de l’Ukraine annoncent des milliards de dollars pour l’aide à la reconstruction du pays

Reconstruire les infrastructures, déminer, redresser l’économie, financer les services publics… Dirigeants et représentants de plus de 60 pays sont attendus aujourd’hui et demain à Londres pour une conférence sur la reconstruction de l’Ukraine, qui cherche à mobiliser Etats, entreprises et grandes institutions financières.

Les Etats-Unis ont annoncé fournir 1,3 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros) d’aide supplémentaire pour soutenir l’économie ukrainienne, en particulier ses infrastructures essentielles, a annoncé le secrétaire d’Etat, Antony Blinken. « Tant que la Russie continuera de détruire, nous serons là pour aider l’Ukraine à reconstruire : reconstruire les vies, reconstruire son pays, reconstruire son avenir », a-t-il déclaré. De son côté, Londres annonce 3 milliards de dollars de garanties de prêt de la Banque mondiale pour consolider l’économie de l’Ukraine.

Si les besoins immédiats sont évalués à 14 milliards par la Banque mondiale, le redressement plus global de l’économie du pays coûtera 411 milliards de dollars, selon une étude récente de la Banque mondiale, des Nations unies, de l’Union européenne et du gouvernement ukrainien. Une somme appelée à grossir à mesure que le conflit se poursuit.

Les pays de l’UE allouent 3,5 milliards d’euros pour continuer à armer Kiev

Les pays de l’UE ont décidé mercredi de contribuer à une nouvelle dotation de 3,5 milliards d’euros pour la Facilité européenne pour la paix (FEP) utilisée pour financer leurs fournitures d’armes à l’Ukraine et les missions militaires à l’étranger. Un accord a été trouvé par les ambassadeurs des 27 à Bruxelles, a annoncé la Suède, qui assure la présidence tournante du Conseil de l’UE. Il devra être formellement entériné par les ministres des affaires étrangères lors de leur réunion le 25 juin à Luxembourg. « Cette décision réaffirme l’engagement de l’UE à soutenir ses partenaires dans le domaine de la sécurité et de la défense », a souligné la présidence suédoise.

La dotation initiale de 5,7 milliards allouée pour 7 ans à ce fonds créé par les Etats membres hors du budget européen a été épuisée en une année par le conflit en Ukraine. Les Etats membres l’ont utilisée pour financer les armes et les munitions prélevées dans leurs arsenaux et envoyées à Kiev. Elle a été augmentée de 2 milliards d’euros en mai pour fournir aux forces ukrainiennes au moins un million d’obus de 155 mm et reconstituer les stocks stratégiques de munitions dans les Etats membres. Un accord de principe avait alors été acquis pour allouer un nouveau financement de 3,5 milliards d’euros.

La Facilité est abondée par les contributions des Etats membres et 66 % de ses financements sont fournis par l’Allemagne, la France l’Italie et l’Espagne

Accord sur un nouveau paquet de sanctions contre la Russie

Les Etats membres de l’UE se sont entendus mercredi sur un onzième paquet de mesures restrictives contre la Russie, destiné en particulier à éviter le contournement des sanctions déjà en place, a-t-on appris de source officielle.

« Ce paquet comprend des mesures visant à lutter contre le contournement des sanctions et des sanctions individuelles », a indiqué la Suède qui assure la présidence tournante du Conseil de l’UE.

Six drones russes abattus au-dessus de l’Ukraine

L’armée de l’air ukrainienne a annoncé avoir intercepté six drones explosifs de fabrication iranienne Shahed 136/131 lancés par la Russie pendant une nouvelle attaque nocturne. Selon l’armée de l’air ukrainienne, tous les appareils ont été lancés à partir du Nord et abattus au-dessus de la région de Khmelnytsky, dans l’ouest du pays où la Russie dit régulièrement viser des cibles militaires ukrainiennes situées à plusieurs centaines de kilomètres derrière la ligne de front. La veille, l’armée de l’air a aussi intercepté quatre drones de reconnaissance

Dans les zones contrôlées par Moscou, le bilan monte à 41 morts après les inondations

La Russie a relevé mercredi à 41 morts le bilan des victimes des inondations dans les zones qu’elle contrôle dans le sud de l’Ukraine, à la suite de la destruction d’un barrage sur le fleuve Dniepr début juin.

«Malheureusement, le nombre de morts a augmenté à 41», a déclaré le responsable de l’occupation russe dans la région de Kherson, Andreï Alekseïenko. Un précédent bilan communiqué samedi dernier par les autorités installées par la Russie faisait état de 29 morts.

Deux drones abattus près d’une base militaire dans la région de Moscou

Deux drones ont été abattus mercredi près d’une base militaire dans la région de Moscou, sans faire de victimes, ni de dégâts, a indiqué le gouverneur local, Andreï Vorobiov.

«Deux drones se sont écrasés aujourd’hui à 05h30 et à 05h50 du matin à l’approche des dépôts d’une base militaire» dans le district de Naro-Fominsk, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Moscou, a indiqué Andreï Vorobiov sur Telegram, en précisant que les appareils avaient été abattus par «des militaires» russes.

Plusieurs drones s’écrasent en Russie près d’une unité militaire dans la région de Moscou

Deux drones ont été abattus près d’une base militaire dans la région de Moscou, sans faire de victimes ni de dégâts, a annoncé le gouverneur local, Andreï Vorobiov. « Deux drones se sont écrasés aujourd’hui à 5 h 30 et à 5 h 50 du matin à l’approche des dépôts d’une base militaire » située dans le village de Kalininets, dans la zone de déploiement de la division Taman, dans le district de Naro-Fominsk, à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Moscou, a précisé M. Vorobiov sur Telegram. Les appareils ont été abattus par « des militaires », a-t-il ajouté. « Les débris ont été découverts, il n’y a pas de dégâts ni de victimes », a insisté le gouverneur de la région de Moscou, en appelant les habitants à « garder leur calme ». Les services spéciaux russes sont en train d’enquêter sur les lieux, selon la même source.

L’agence de presse TASS ,  qui cite les forces de l’ordre, évoque la chute d’un autre drone dans la région de Loukino.

Prisonniers de guerre : Kiev accuse Budapest de jouer le jeu de la Russie

L’Ukraine a annoncé avoir récupéré trois prisonniers de guerre transférés récemment en Hongrie depuis la Russie, mais Kiev a accusé Budapest d’avoir violé le droit humanitaire international durant cette procédure et de faire le jeu de Moscou. « Je confirme que trois anciens prisonniers de guerre sont de retour en Ukraine » sur les onze prisonniers transférés en Hongrie le 8 juin, a déclaré à la télévision le chargé parlementaire ukrainien pour les droits de l’homme, Dmytro Lubinets. « Dès le début de cette histoire, la Hongrie a joué le jeu de la partie russe et de la propagande russe », a-t-il cependant accusé. « C’était planifié comme une opération spéciale contre l’Ukraine [menée] par les services spéciaux russes avec l’implication de la partie hongroise. »

Lundi déjà, la diplomatie ukrainienne avait accusé Budapest de lui bloquer l’accès à ce groupe de prisonniers de guerre remis à la Hongrie par l’intermédiaire de l’Eglise orthodoxe russe et, surtout, à l’insu de Kiev. Ce groupe de prisonniers est originaire de Transcarpatie, une région située dans l’ouest de l’Ukraine qui abrite une importante communauté hongroise. Selon Budapest, certains de ces onze hommes détiennent des passeports hongrois, d’autres ont reçu le statut de réfugié dans ce pays.

En transférant ces prisonniers, la Hongrie a agi « de façon absolument secrète, sans [fournir] aucune information à l’Ukraine, ce qui constitue une violation du droit humanitaire international et de la convention de Genève », qui concerne notamment la protection des prisonniers de guerre, a affirmé M. Lubinets. « C’était une surprise pour nous qu’un pays membre de l’Union européenne et de l’OTAN puisse le faire ouvertement et sciemment », a-t-il poursuivi.

La Hongrie s’est défendue d’entraver l’accès, affirmant que les onze hommes n’étaient pas considérés comme prisonniers de guerre, « étant donné qu’ils ont été remis en liberté sur le sol russe ». « Ils sont ici de leur plein gré, ils peuvent aussi quitter le pays librement à tout moment. Nous ne les surveillons pas », a affirmé lundi Gergely Gulyas, le directeur de cabinet du premier ministre hongrois, Viktor Orban.

M. Orban a maintenu le contact avec Moscou malgré la guerre en Ukraine et a tissé ces dernières années des liens forts avec l’Eglise orthodoxe russe. Il entretient parallèlement des relations compliquées avec Kiev, qu’il refuse d’aider militairement face à l’invasion russe lancée en février 2022.

Le réservoir de Kakhovka s’est vidé

La destruction du barrage de Kakhovka, le 6 juin, a provoqué des inondations dans le sud de l’Ukraine ainsi que dans des territoires occupés par la Russie, détruisant des terres agricoles et coupant l’approvisionnement en eau des populations civiles. Des images par satellite montrent qu’aujourd’hui le réservoir de Kakhovka n’existe plus : il ne reste que le fleuve Dniepr, quelques affluents et quelques petits lacs de la région.

Barrage détruit : Kiev estime les dégâts environnementaux à 1,5 milliard de dollars

Le gouvernement ukrainien a estimé mercredi à 1,5 milliard de dollars les dégâts pour l’environnement de la destruction début juin du barrage de Kakhovka sur le Dniepr, qui a provoqué d’importantes inondations.

Cette « estimation préliminaire (…) ne comprend pas les pertes concernant l’agriculture, les infrastructures, les logements ni le coût de la reconstruction de la centrale elle-même », a précisé le premier ministre, Denys Chmyhal, lors d’une conférence de presse à Londres.

 

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