Le bilan s’alourdit à 57.680 martyrs
Le bilan de l’agression génocidaire menée par l’occupation sioniste contre la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023, s’est alourdi à 57.680 martyrs et 137.409 blessés, ont indiqué mercredi les autorités sanitaires palestiniennes.
Selon la même source, les corps de 105 martyrs et 530 blessés sont arrivés dans les hôpitaux de Gaza au cours des dernières 24 heures.
Les autorités sanitaires palestiniennes ont indiqué que 7118 Palestiniens sont tombés en martyrs et 25368 autres ont été blessés depuis le 18 mars, date de la reprise de l’agression sioniste, notant que les corps de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres.
Elles ont également souligné que le bilan des attaques de l’armée sioniste visant les Palestiniens qui attendaient l’aide humanitaire à Gaza s’élève à 7 martyrs et 57 blessés durant les dernières 24 heures, tandis que le bilan global est de 773 martyrs et 5101 blessés.
Conseil de sécurité: un cessez-le-feu à Gaza, un préalable à une désescalade au Yémen
Les membres du groupe A3+ au Conseil de sécurité (Algérie, Somalie, Sierra Leone + Guyana) ont affirmé, mercredi, qu’un cessez-le-feu “immédiat” et “durable” dans la bande de Gaza représentait un préalable à la désescalade des violences au Yémen, assurant que la situation dans l’enclave palestinienne était étroitement liée aux tensions en mer Rouge.
“Nous condamnons toutes les violations du droit international et soulignons que ces tensions (au Yémen) sont étroitement liées” à l’agression sioniste contre Gaza, a indiqué, à New York, Mohamed Rabi Yussuf, membre de la mission permanente de la Somalie à l’ONU, qui intervenait au nom des A3+ lors d’une réunion consacrée à la situation au Yémen.
“Nous soulignons également le besoin d’imposer un cessez-le-feu immédiat et permanent à Gaza. Non seulement cela permettra d’atténuer les souffrances subies dans les Territoires palestiniens occupés mais empêchera aussi la multiplication des tensions dans toute la région”, a ajouté le groupe.
Rabi Yussuf a fait part de la “profonde préoccupation” des A3+ quant aux récents développement au Yémen tout en condamnant les frappes de l’entité sioniste contre des zones civiles dans ce pays.
“Le Conseil de sécurité doit soutenir tous les efforts sincères en faveur d’une désescalade”, à travers la mise en œuvre d’un cessez-le-feu à Gaza, a soutenu le groupe.
“Un appui international continu en faveur d’une telle initiative est essentiel pour assurer une désescalade et instaurer un processus politique crédible au Yémen”, a-t-il affirmé.
Les A3+ ont insisté, en outre, sur la nécessité de déployer des “efforts coordonnés pour protéger les civils et réduire les tensions au Yémen”. Ils ont rappelé que “toutes les parties doivent respecter le droit international humanitaire, particulièrement la Quatrième Convention de Genève”, les invitant à “engager des démarches pour protéger les civils et éviter la militarisation des zones peuplées”.
Sur un autre plan, le groupe des A3+ a attiré l’attention sur la gravité de la situation humanitaire et sanitaire au Yémen, notamment avec la propagation d’un certain nombre de maladies, appelant à l’acheminement sans entraves d’aides humanitaires dans l’ensemble du pays.
“Ne pas agir donnera lieu à une véritable catastrophe humanitaire qui touchera des millions de personnes”, a-t-il mis en garde, exhortant la communauté internationale à redoubler d’efforts en matière d’appui humanitaire pour empêcher une “famine généralisée” dans le pays.
Le groupe des A3+ a dit soutenir pleinement les efforts de l’Envoyé spécial de l’ONU au Yémen afin de mettre en œuvre un processus politique mené par les Yéménites dans le cadre du droit international et en application des résolutions du Conseil de sécurité.
“Seule une solution politique permettra d’instaurer une paix durable au Yémen”, ont insisté les membres du groupe.
Les A3+ ont exprimé leur solidarité avec le peuple yéménite, invitant le Conseil de sécurité à soutenir et à protéger la souveraineté du Yémen, son indépendance et son intégrité territoriale.
Israël montre des intentions d’occupation durable de Gaza, selon un ancien diplomate
Nous avons interrogé Alon Liel, ancien directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères, à propos de la proposition controversée du ministre israélien de la Défense, Israel Katz, visant à établir une « ville humanitaire » sur les ruines de Rafah.
Pour les critiques, ce plan de déplacement forcé représente une feuille de route vers des crimes de guerre.
Liel, également ex-ambassadeur d’Israël, affirme qu’il est clair que le Premier ministre Benjamin Netanyahou souhaite maintenir le contrôle israélien sur Gaza à long terme.
« Cette ‘ville humanitaire’ n’est qu’un écran de fumée destiné à prolonger la présence israélienne. Il reporte toute discussion sur ‘le jour d’après Gaza’, car il refuse toute implication palestinienne dans son avenir. »
Il ajoute :« Netanyahou se fiche de ce que dit le monde. Pour lui, il n’y a que Washington, que Trump. »
Une experte de l’ONU alerte : des entreprises pourraient être poursuivies pour complicité de crimes de guerre
Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés, a déclaré à Al Jazeera que les entreprises mentionnées dans son rapport publié la semaine dernière pourraient être poursuivies en justice pour avoir aidé Israël à commettre des crimes de guerre contre les Palestiniens.
Israël affirme avoir frappé plus de 100 cibles à Gaza
L’armée israélienne poursuit son offensive dans la bande de Gaza, affirmant avoir détruit plus de 100 cibles liées au Hamas, y compris des explosifs et des mines dissimulés dans des infrastructures civiles.
Selon un communiqué militaire, des opérations ont été menées dans les quartiers de Shujaiya et de Zeitoun à Gaza-Ville, avec l’élimination de combattants, le démantèlement de structures militaires et la destruction d’un site de fabrication d’armes.
Dans le sud de Gaza, l’armée affirme également avoir éliminé une autre cellule et détruit des infrastructures de combat dans la zone d’al-Jnaina, à Rafah.
L’hôpital al-Shifa alerte : des centaines de vies en danger faute d’électricité
Le Dr Muhammad Abu Salmiya, directeur de l’hôpital al-Shifa à Gaza, tire la sonnette d’alarme : l’établissement vit des heures critiques, privé de courant en raison du manque de carburant pour les générateurs.
Les conséquences sont dramatiques : les équipements vitaux dans les unités de soins intensifs, salles d’opération et services de dialyse sont à l’arrêt. « Des centaines de vies sont désormais en suspens », alerte le médecin.
À l’hôpital Nasser, le plus grand du sud de Gaza, les équipes médicales signalent que le carburant restant ne suffira que pour 24 heures.
Israël dit avoir tué un haut responsable du Hezbollah près de Beyrouth
L’armée israélienne affirme avoir tué Hussein Ali Muzhir, responsable de la coordination des tirs pour l’unité Badr du Hezbollah, lors d’une frappe à al-Babliyah, à environ 60 km au sud-est de Beyrouth.
Selon Tsahal, Muzhir était impliqué dans plusieurs attaques contre Israël et œuvrait récemment à la reconstitution des capacités d’artillerie du Hezbollah au sud du Liban.
L’armée qualifie ses actes de violation des accords tacites entre Israël et le Liban.
« Où est le monde ? » : les Palestiniens de Gaza réclament la fin de la guerre
Des Palestiniens de la bande de Gaza ont partagé avec Al Jazeera leur désespoir et leur souhait d’en finir avec les violences et la destruction systématique de la vie civile. « Nous dormons dans la rue. Nous voulons un cessez-le-feu immédiat, même si cela signifie retourner sur les décombres de nos maisons », témoigne Khaled Shabat, déplacé de Beit Hanoun. « On attend la trêve pour que le prix de la farine baisse. On prie pour la sécurité de tous. On veut la paix, aujourd’hui, pas demain. »
Abdallah al-Shawa exprime la lassitude générale : « Les gens en ont assez des paroles. On veut des actes. Il y a des morts chaque jour, la faim est partout, l’eau est contaminée. Nous avons tout perdu. »
Samar Nofal, également déplacée, ajoute : « On veut rentrer chez nous, même s’il ne reste que des ruines. Qu’on laisse entrer l’aide et la nourriture. Nous sommes à bout. Ce n’est pas une crise de quelques jours, cela fait près de deux ans de guerre brutale. Où est le monde ? Pourquoi personne ne nous aide ? »
8 Palestiniens tués dans une frappe israélienne sur un camp de réfugiés
Ce matin, l’armée israélienne a bombardé une maison dans le camp de réfugiés de Shati, dans le nord de Gaza. Au moins huit personnes ont été tuées et plus de 30 blessées, selon des sources médicales de l’hôpital al-Shifa.
Récapitulatif des derniers développements
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Israël poursuit ses frappes intensives sur Gaza : au moins 95 Palestiniens tués mardi ;
- L’ONU (OCHA) alerte sur une crise du carburant critique : al-Shifa pourrait manquer totalement de carburant d’ici mercredi matin ;
- Le président américain Donald Trump a rencontré Benjamin Netanyahou pour la deuxième fois en 24 heures à la Maison Blanche pour discuter d’un cessez-le-feu. Aucun progrès concret n’a été annoncé ;
- Le Hamas déclare que « Gaza ne se rendra pas » après que Netanyahou a affirmé vouloir libérer les otages et vaincre le mouvement ;
- L’armée israélienne revendique des frappes sur plusieurs véhicules au nord et au sud du Liban, dont une qui aurait tué un commandant clé du Hamas à Tripoli ;
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Le chef du renseignement français Nicolas Lerner affirme que le programme nucléaire iranien a été « très fortement retardé » par les frappes israéliennes et américaines.
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