Derniées informations
prev next

Gaza sous les bombes : Israël intensifie ses frappes malgré les critiques croissantes sur le projet de camps à Rafah

Par H.B.-- 14-Juil-2025 8

58.386 martyrs et 139.077 blessés

Le bilan de l’agression sioniste génocidaire contre la bande de Gaza, en cours depuis le 7 octobre 2023, s’est alourdi à 58 386 martyrs et 139 077 blessés, ont indiqué lundi les autorités sanitaires palestiniennes.

Selon la même source, 120 dépouilles de martyrs (dont 3 ont été retirés des décombres) et 557 blessés sont arrivés dans les hôpitaux de la bande de Ghaza au cours des dernières 24 heures.

95 morts en 24 heures, dont des enfants et des civils sur un marché

Les forces israéliennes ont de nouveau bombardé la bande de Gaza, au lendemain d’une journée marquée par la mort de 95 Palestiniens, dont sept enfants tués alors qu’ils attendaient de l’eau, et 17 personnes visées sur un marché très fréquenté de la ville de Gaza. Ce nouveau bilan s’ajoute à une série d’attaques meurtrières dans le nord du territoire, où au moins 28 personnes ont été tuées depuis l’aube, selon les sources médicales locales.

Le projet de camp à Rafah suscite un tollé,

Le projet israélien de création d’un camp humanitaire à Rafah continue de susciter l’indignation. Yair Lapid, chef de l’opposition israélienne, a dénoncé ce plan en déclarant qu’il s’agirait d’un “camp de concentration” si les Palestiniens n’étaient pas autorisés à le quitter.

De son côté, le ministre israélien de la Sécurité, Itamar Ben-Gvir, a qualifié cette polémique de simple “manipulation”, visant selon lui à détourner l’attention des négociations en cours pour un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Ces discussions, menées via des médiateurs, portent notamment sur le retrait temporaire de l’armée israélienne de Gaza pendant la trêve envisagée.

Arrestations massives de soignants : 360 membres du personnel médical détenus

Le ministère de la Santé de Gaza a dénoncé l’arrestation de plus de 360 professionnels de santé depuis le début de la guerre. Ces médecins, infirmiers et ambulanciers seraient détenus dans des conditions inhumaines, alors que leurs services restent essentiels pour soigner les milliers de blessés palestiniens.

Le ministère appelle à une intervention internationale urgente afin de dénoncer ces violations du droit humanitaire et obtenir la libération immédiate de ces personnels de santé emprisonnés.

Plus de 1 400 soignants tués depuis octobre 2023

Selon les autorités sanitaires de Gaza, au moins 1 400 professionnels de santé ont été tués par l’armée israélienne depuis le début du conflit en octobre 2023, un chiffre alarmant qui souligne l’effondrement du système de santé dans l’enclave.

Le cas du Dr Hussam Abu Safia : symbole d’une répression silencieuse

Le Dr Hussam Abu Safia, éminent pédiatre et directeur de l’hôpital Kamal Adwan, arrêté en décembre 2023, serait dans un état de santé critique. Son avocat rapporte qu’il a perdu plus de 40 kg, aurait été battu à la prison d’Ofer, et souffrirait de blessures au dos, aux côtes et au visage.

Malgré une demande de soins pour des troubles cardiaques, il n’a reçu aucun traitement médical. Toujours détenu à l’isolement, sans accès au soleil et vêtu de vêtements d’hiver en pleine canicule, le Dr Abu Safia représenterait le sort dramatique de nombreux détenus palestiniens dans les prisons israéliennes.

Une aide humanitaire dérisoire, distribuée au péril de la vie

Sur le terrain, l’aide humanitaire reste dramatiquement insuffisante. La Fondation humanitaire de Gaza distribue essentiellement de la farine, du riz, de l’huile et quelques denrées, mais ni médicaments, ni abris, ni eau potable.

À chaque ouverture de points de distribution, des Palestiniens affamés risquent leur vie. Deux d’entre eux ont été abattus à Rafah plus tôt dans la journée. Des dizaines d’autres ont été blessés. Malgré leur attente quotidienne, les camions d’aide n’entrent pas à Gaza en nombre suffisant.“Ce qui arrive ne suffit pas, et ce manque délibéré alimente la crise humanitaire”, déplore une source humanitaire locale.

Le blocus aggrave la propagation des maladies

Le blocus israélien sur les fournitures médicales et la destruction des infrastructures sanitaires augmentent le risque d’épidémies. L’OMS tire la sonnette d’alarme sur la résurgence de la méningite, notamment dans les camps de déplacés où l’eau potable est rare et l’hygiène quasi inexistante.

Dans les abris surpeuplés, des centaines de familles partagent un espace exigu, sans installations sanitaires adaptées. Les enfants, plus vulnérables, paient un lourd tribut à cette situation dramatique.

Une population épuisée, piégée et abandonnée

Alors que les négociations diplomatiques s’éternisent, la situation sur le terrain se dégrade. Les déplacés de force s’entassent dans des abris précaires, sans eau, sans soins, sans répit.

Pendant que les dirigeants parlent de trêve et de prisonniers, les enfants de Gaza meurent lentement, sans bruit, sans soins, sans défense

les commentaire

Laisser un commentaire