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Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine annonce « une mobilisation militaire partielle »

Par Y.B.-- 21-Sep-2022 2

Le président russe vient d’annoncer, au cours de son adresse à la nation, avoir signé un décret pour une « mobilisation militaire partielle » dès aujourd’hui en Russie, afin de remplir les objectifs de son « opération militaire spéciale » en Ukraine. « Seuls les citoyens qui se trouvent sur les listes des réserves doivent être mobilisés et surtout tous ceux qui ont une expérience militaire pertinente », a déclaré Vladimir Poutine.

Poutine a déclaré que cette mobilisation des réservistes était « pleinement adaptée aux menaces auxquelles nous sommes confrontés, à savoir protéger notre patrie, sa souveraineté et son intégrité territoriale, assurer la sécurité de notre peuple et des peuples dans les territoires libérés ».

Avant cela, dans une violente diatribe, il avait affirmé que « l’objectif de l’Occident est de détruire la Russie », après avoir « réussi à briser l’URSS ». « Nous avons cherché des solutions pacifiques mais l’Occident les a rejetées », a-t-il ajouté.

Pour justifier la tenue des référendums dans les régions ukrainiennes occupées de Louhansk, Donetsk, Zaporijia et Kherson, portant sur un « rattachement » à la Fédération de Russie, dès vendredi, M. Poutine a dénoncé la « violence », « les intimidations » qui « prennent des formes terribles » et « ont commencé dès 2014 » dans ces régions à l’encontre des populations, a-t-il lancé, ajoutant : « A Zaporijia, à Kherson, les citoyens ont vu cette violence ». « Nous n’avons pas le droit de laisser ces populations à la merci des barbaries. Il faut que ces populations puissent avoir le droit à l’autodétermination », a-t-il fait valoir.

La Russie utilisera « tous les moyens » à sa disposition pour se « protéger », affirme Vladimir Poutine

Vladimir Poutine a également accusé l’Occident, et notamment l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), d’être à l’origine d’un « chantage nucléaire », renversant les accusations à son encontre. Il a ainsi dénoncé les « déclarations de certains représentants de haut rang des principaux Etats membres de l’OTAN sur la possibilité d’utiliser des armes nucléaires de destruction massive contre la Russie ».

« A ceux qui se permettent de telles déclarations concernant la Russie, je tiens à rappeler que notre pays dispose également de moyens de destruction divers, et pour des composantes distinctes et plus modernes que ceux des pays de l’OTAN. Et si l’intégrité territoriale de notre pays est menacée, nous utiliserons certainement tous les moyens à notre disposition pour protéger la Russie et notre peuple », a averti le président russe à la fin de cette allocution télévisée enregistrée. Il a ajouté sur le ton d’une mise en garde : « Ce n’est pas du bluff. »

La Russie va mobiliser 300 000 réservistes, précise le ministre de la défense

Lors d’un entretien télévisé, le ministre de la défense russe, Sergueï Choïgou, a fait savoir mercredi que la Russie allait mobiliser 300 000 réservistes, après l’annonce par Vladimir Poutine d’une mobilisation militaire partielle prenant acte dès aujourd’hui.

Il a toutefois prévenu que cela ne représentait qu’une partie infime du nombre de personnes mobilisables dans le pays, rappelant que la Russie disposait d’un potentiel de mobilisation de quelque 25 millions de personnes.

La Russie affirme avoir perdu 5 937 soldats en Ukraine

« Nos pertes à ce jour sont de 5 937 morts », a déclaré le ministre de la défense russe, Sergueï Choïgou, dans un entretien à la chaîne de télévision Rossia 24. Il a également affirmé que la Russie ne combattait « pas tant l’Ukraine que l’Occident » sur le terrain opérationnel, quelques minutes après la décision du président, Vladimir Poutine, de décréter une mobilisation militaire partielle.

L’Ukraine accuse la Russie d’avoir à nouveau bombardé la centrale nucléaire de Zaporijia

L’opérateur nucléaire ukrainien Energoatom a accusé mercredi la Russie d’avoir à nouveau pris pour cible le site de la centrale de Zaporijia (Sud), la plus grande d’Europe, affirmant sur Telegram:« Les terroristes russes ont bombardé à nouveau la centrale nucléaire de Zaporijia pendant la nuit. »

Le bombardement a endommagé une ligne électrique provoquant l’arrêt de plusieurs transformateurs du réacteur no 6 de la centrale et une brève mise en marche de groupes électrogènes de secours, a précisé Energoatom. « Même la présence d’inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique [AIEA] n’arrête pas » les Russes, a encore ajouté l’opérateur, en appelant l’AIEA à des « actes plus résolus » contre Moscou.

La centrale de Zaporijia, occupée par les troupes russes depuis les premières semaines de leur invasion de l’Ukraine, lancée en février, a été visée à de nombreuses reprises par des bombardements ces derniers mois. Kiev et Moscou s’en rejettent la responsabilité et s’accusent mutuellement de chantage nucléaire.

FACE À LA GUERRE, J. BIDEN VEUT DES “INSTITUTIONS PLUS INCLUSIVES” À L’ONU

“Nous devons lutter contre la politique de la coercition, de la guerre et de la force. Il nous faut défendre les droits souverains des États plus petits, aussi importants que ceux d’États plus grands”, a poursuivi le dirigeant américain depuis New York, au siège de l’ONU. “Je crois que le moment est venu que ces institutions soient plus inclusives pour mieux réagir aux besoins du monde d’aujourd’hui”, a-t-il ajouté, estimant par exemple que “les membres du Conseil de sécurité, y compris les États-Unis, devraient constamment défendre la charte des Nations Unies et s’abstenir de l’utilisation de leur droit de veto, sauf dans des circonstances extraordinaires”.

Il a aussi plaidé pour “accroître le nombre de représentants permanents et non permanents au Conseil”, évoquant “des pays d’Afrique, d’Amérique latine, des Caraïbes”, pour les membres permanents, dans “toutes les régions qui ont des intérêts communs avec nous”.

“NOUS SERONS SOLIDAIRES CONTRE L’AGRESSION RUSSE”, LANCE J. BIDEN

“Les États-Unis veulent que cette guerre se termine dans des conditions justes. (…) On ne peut pas agir comme cela par la force”, a lancé à l’Assemblée générale des Nations Unies le président américain Joe Biden. Avant de lancer un appel à tous les pays représentés dans cette Assemblée : “chacun d’entre nous ici se doit de soutenir les principes de la charte, doit s’engager à la défendre. Nous devons faire preuve de clarté et de fermeté dans notre volonté.”

“Nous serons solidaires aux côtés de l’Ukraine, nous serons solidaires contre l’agression russe, un point c’est tout”, a-t-il déclaré, assurant que les États-Unis sont “les champions d’une vision d’un monde favorable à la démocratie”, et sont “décidés à la défendre chez nous et à l’étranger”. “La base de la charte des Nations Unies est menacée lorsqu’un pays est attaqué par ceux qui voudraient en tirer avantage”, a-t-il encore alerté.

MOSCOU CHERCHE À “SUPPRIMER L’UKRAINE”, FUSTIGE J. BIDEN

“Nous voyons des hôpitaux, des gares, des centres de culture, historiques bombardés, nous voyons des témoignages d’atrocités, des tombes de masse, des corps, des cadavres qui montrent des signes de tortures. Cette guerre veut purement et simplement supprimer l’Ukraine, supprimer son droit à l’existence en tant que peuple”, a fustigé à l’ONU le président américain Joe Biden.

Les États-Unis ont fourni “plus de 25 milliards de dollars” consacrés à l’aide économique et humanitaire à l’Ukraine, a-t-il poursuivi, ajoutant que plus de 40 pays avaient fourni également des “milliards” au pays pour le soutenir et évoquant aussi les “coûts imposés” pour punir la Russie, “pour la tenir responsable des crimes de guerre et des atrocités commises”. “Une nation ne peut poursuivre ses objectifs impérialistes sans en payer le prix”, a-t-il lancé. “Nous n’avons pas hésité à choisir la liberté, la souveraineté, les principes des Nations Unies, nous avons été aux côtés de l’Ukraine.”

J. BIDEN ACCUSE LA RUSSIE DE “VIOLATIONS” DE LA CHARTE DE L’ONU

Les menaces de brandir l’arme nucléaire brandies par Vladimir Poutine, “montrent le peu de respect dans lequel il tient le régime de non-prolifération”, a jugé dans un discours à l’Assemblée générale des Nations Unies le président américain Joe Biden. À cela s’ajoutent à la mobilisation partielle russe et “l’organisation d’un simulacre de référendum pour annexer des parties de l’Ukraine. “Tout ceci représente des violations significatives de la charte des Nations Unies”, a-t-il ajouté, estimant que rien ne justifiait ces “actes outrageants” puisque “personne n’a menacé la Russie”.

“Un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies a envahi son voisin, a essayé de supprimer de la carte un État souverain, allant à l’encontre de la charte des Nations Unies qui interdit à tout pays de s’emparer par la force du territoire de son voisin”, a déploré le chef de l’État américain.

DES PROTESTATAIRES DESCENDENT DANS LES RUES EN RUSSIE

Plusieurs manifestations ont eu lieu depuis l’annonce d’une “mobilisation partielle” par Vladimir Poutine ce mercredi matin, notamment à Tomsk, une ville de Sibérie occidentale, comme l’a repéré sur Twitter l’historien militaire Cédric Mas. Cette mobilisation a été “immédiatement dispersée par la police russe”, affirme-t-il.

Toujours en Sibérie occidentale, dans la ville de Novossibirsk, des Russes se sont également rassemblés dans les rues pour une “marche de protestation”, un “rassemblement informel”. “La population semble désemparée et chercher comment exprimer son opposition sans risquer une répression violente”, décrit le spécialiste, qui a partagé des images d’un manifestant plaqué au sol par des policiers. Des protestations ont également eu lieu à Iekaterinebourg et à Perm, toujours dans l’Ouest du pays.

“Le régime de Poutine mobilise d’abord (et à nouveau) ses forces contre toute contestation intérieure”, poursuit l’historien. Il “s’est préparé à réprimer toute manifestation dans l’œuf”.

LA FUSÉE SOYOUZ DÉCOLLE

Une fusée Soyouz a décollé mercredi à destination de la Station spatiale internationale (ISS) depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan avec un Américain et deux Russes à son bord, en pleines tensions liées à l’offensive en Ukraine.

“La stabilité est bonne (…), l’équipage se sent bien”, a déclaré un commentateur de la Nasa après le décollage, retransmis en direct conjointement sur les sites des agences spatiales américaine et russe.

UNE “RHÉTORIQUE NUCLÉAIRE DANGEREUSE” POUR L’OTAN

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a dénoncé mercredi la “rhétorique nucléaire dangereuse” du président russe Vladimir Poutine qui s’est dit prêt à utiliser contre l’Occident “tous les moyens” de son arsenal.

“Il s’agit d’une rhétorique nucléaire dangereuse”, a-t-il déclaré en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, à New York. “Ce n’est pas nouveau, il l’a déjà fait à de nombreuses reprises”, a ajouté Jens Stoltenberg. “Nous resterons calmes et continuerons à soutenir l’Ukraine”, a-t-il encore dit.

MENACES NUCLÉAIRES

Les États-Unis “prennent au sérieux” la menace de Vladimir Poutine de recourir à l’arme nucléaire dans la guerre en Ukraine, a dit mercredi un porte-parole de la Maison Blanche, annonçant de “sévères conséquences” si le président russe passait à l’acte.

“C’est une rhétorique irresponsable de la part d’une puissance nucléaire, mais ce n’est pas incohérent avec la manière dont il s’exprime depuis sept mois et nous prenons cela au sérieux”, a déclaré John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale, dans une interview avec la chaîne ABC.

“Nous surveillons du mieux que nous le pouvons leur posture stratégique de manière à pouvoir changer la nôtre si besoin. Rien ne dit actuellement que ce soit nécessaire”, a-t-il toutefois ajouté.

MOBILISATION PARTIELLE

Le chancelier allemand Olaf Scholz a qualifié mercredi d'”acte de désespoir” les récentes décisions de Vladimir Poutine qui a notamment annoncé une mobilisation partielle des réservistes russes pour combattre en Ukraine et des référendums dans des territoires de l’est du pays.

Vladimir “Poutine ne fait qu’empirer les choses. Il a depuis le début complètement sous-estimé la situation, et la volonté de résistance des Ukrainiens”, a déclaré le chancelier lors d’une courte déclaration en marge de l’assemblée générale de l’ONU à New York. “La Russie ne peut pas gagner cette guerre meurtrière”, a-t-il ajouté.

RUÉE SUR LES BILLETS D’AVION POUR QUITTER LA RUSSIE

L’annonce par Vladimir Poutine d’une mobilisation partielle pour renforcer ses troupes en Ukraine a entraîné une ruée sur les sites Internet des compagnies aériennes pour tenter de quitter la Russie au plus vite.

Selon l’outil statistique Google Trends, qui permet de connaître la fréquence à laquelle un mot a été tapé sur Google, les recherches en Russie avec les termes “billets” et “avion” ont plus que doublé depuis 06 h 00 GMT mercredi, soit au début de l’allocution télévisée enregistrée de Vladimir Poutine. La requête “quitter la Russie”, elle, était réalisée 100 fois plus dans la matinée qu’en temps normal.

Les billets pour des vols directs vers les destinations les plus proches de la Russie – l’Arménie, la Géorgie, l’Azerbaïdjan ou encore le Kazakhstan – sont tous épuisés pour la journée de mercredi, selon le site Aviasales, très populaire en Russie pour acheter ses billets.

En direction d’Istanbul avec Turkish Airlines, devenue depuis les sanctions occidentales et la fermeture de l’espace aérien européen l’une des principales voies de sortie du pays en avion, “tous les vols sont complets” jusqu’à samedi.

LA CHINE APPELLE À UN “CESSEZ-LE-FEU À TRAVERS LE DIALOGUE”

Après une allocution du président russe Vladimir Poutine annonçant une mobilisation militaire partielle, la Chine a appelé mercredi à une désescalade.

“Nous appelons les parties concernées à mettre en place un cessez-le-feu à travers le dialogue et la consultation, et à trouver une solution qui règle les préoccupations sécuritaires légitimes de toutes les parties dès que possible”, a déclaré un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, lors d’une conférence de presse.

Le chef de l’Otan dénonce la «rhétorique nucléaire dangereuse» de Poutine

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a dénoncé mercredi la «rhétorique nucléaire dangereuse» du président russe Vladimir Poutine qui s’est dit prêt à utiliser contre l’Occident «tous les moyens» de son arsenal.

«Il s’agit d’une rhétorique nucléaire dangereuse», a-t-il déclaré en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, à New York. «Ce n’est pas nouveau, il l’a déjà fait à de nombreuses reprises», a ajouté Jens Stoltenberg. «Nous resterons calmes et continuerons à soutenir l’Ukraine», a-t-il encore dit.

Volodymyr Zelensky dit « ne pas croire » à l’utilisation d’armes nucléaires par Moscou

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky ne «croit pas» à l’utilisation d’armes nucléaires par Moscou dans la guerre en Ukraine, a-t-il déclaré mercredi dans une interview à la chaîne allemande Bild TV, après que Vladimir Poutine a agité cette menace dans un discours.

«Je ne crois pas que ces armes seront utilisées. Je ne crois pas que le monde laissera faire», a affirmé le chef de l’Etat ukrainien selon des extraits de cette interview.

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