Il n’y a actuellement «pas de solution diplomatique» à la guerre en Ukraine, a estimé dimanche Irina Chtcherbakova, qui a cofondé l’ONG russe de défense des droits de l’homme Memorial, dissoute par les autorités et lauréate du prix Nobel de la Paix 2022.
«Je suis absolument convaincue qu’il n’y a pas de solution diplomatique avec le régime de Poutine, tant qu’il est encore là», a déclaré à Hambourg Irina Chtcherbakova, qui a quitté la Russie après l’invasion de l’Ukraine par les forces russes et réside actuellement en Allemagne.
«La solution qui se présente maintenant est une solution militaire», même si ultérieurement, la diplomatie peut jouer un rôle pour la résolution du conflit, a estimé Mme Chtcherbakova, qui a reçu à Hambourg le prix Marion Doenhoff pour ses années de militantisme en Russie au service de la cause des droits de l’homme.
L’Ukraine annonce être visée par une nouvelle attaque de missiles russes
L’Ukraine a déclaré lundi que la Russie avait tiré une nouvelle salve de missiles contre son territoire, alors que les sirènes d’alerte ont retenti en de nombreux endroits du pays, notamment dans la capitale, Kiev, pour inciter la population à se rendre dans des abris.
Des responsables ukrainiens cités par les médias ont fait état d’explosions dans le ciel, signalant l’entrée en action de la défense antiaérienne ukrainienne. « N’ignorez pas les alarmes », a dit Andriy Yermak, conseiller de Volodymyr Zelensky, lundi à midi sur Telegram.
Environ 100 missiles pourraient être lancés simultanément
Une journaliste correspondante en Ukraine, Emmanuelle Chaze, alerte sur des frappes russes qui pourraient être imminentes.
« L’Ukraine subit une huitième attaque massive de missiles par un Etat terroriste »
L’Ukraine subit une nouvelle salve meurtrière de missiles russes, entraînant de nouvelles coupures de courant et d’eau dans un pays déjà en crise énergétique, Moscou ayant fait de ces infrastructures sa cible prioritaire en plein hiver. « L’Ukraine subit une huitième attaque massive de missiles par un Etat terroriste. Malheureusement, il y a déjà des dégâts sur l’infrastructure énergétique », a indiqué l’opérateur ukrainien Ukrenergo, appelant la population à rester « aux abris ». Avant même les nouvelles frappes, l’opérateur national avait qualifié lundi de « difficile » la situation concernant les approvisionnements en électricité.
Odessa, Mykolaïv, Soumy… Des coupures d’électricité dans plusieurs régions
A Odessa, grand port du Sud du pays, « toutes les stations de pompage et les lignes de réserves ont perdu leur approvisionnement en énergie », provoquant une « absence de ravitaillement en eau partout », a annoncé l’opérateur Infoksvodokanal.
A Mykolaïv, dans le Sud également, des coupures d’urgence en électricité ont été instaurées du fait des frappes russes, a indiqué sur Telegram Oleksandre Sienkevitch, le maire de cette ville qui comptait 470.000 habitants avant la guerre.
Enfin, « une coupure d’urgence a été mise en oeuvre dans toute la région de Soumy » dans le nord est, selon l’opérateur local Sumoblenergo.
Des bombardements ont tué deux personnes dans la région de Kherson, selon le gouverneur de l’oblast
La région de Kherson a été bombardée à vingt-sept reprises dimanche. Deux habitants ont été tués, a déclaré Iaroslav Ianouchevytch, le gouverneur de l’oblast, lundi sur Telegram. « Des quartiers résidentiels de Kherson » ont été touchés, a-t-il précisé.
RIPOSTE
La défense antiaérienne ukrainienne a “abattu la plupart des missiles” tirés par l’armée russe lundi, a assuré le président Volodymyr Zelensky, même si plusieurs impacts ont été enregistrés, provoquant des coupures d’eau et d’électricité.
“La défense antiaérienne a abattu la plupart des missiles. Les ingénieurs en énergie ont déjà commencé à rétablir l’électricité. Notre peuple n’abandonne jamais”, a déclaré M. Zelensky sur Instagram.
BASES AERIENNES
Vladimir Poutine a été informé lundi d’incidents sur deux bases aériennes des forces russes dans les régions de Saratov et de Riazan, dans le centre de Russie, a indiqué le porte-parole du Kremlin.
“Le président reçoit régulièrement des informations, venant des services appropriés, sur tout ce qui se passe”, a déclaré Dmitri Peskov à la presse, sans plus de précisions, précisant qu’il fallait adresser toute question ultérieure au ministère de la Défense.
Selon plusieurs médias russes, deux bases aériennes, dont l’une destinée à l’aviation stratégique utilisée selon Kiev pour mener des frappes contre l’Ukraine, ont été secouées par des explosions.
Un coût humain sévère pour la Russie dans la bataille de Bakhmout
D’après Serhi Cheravaty, porte-parole de l’armée ukrainienne pour le front oriental, la Russie perd entre 50 et 100 soldats chaque jour dans les combats pour s’emparer de la ville de Bakhmout dans l’oblast de Donetsk, à l’est de l’Ukraine.
S’exprimant à la télévision ce dimanche, M. Chevaraty a déclaré que le nombre de blessés se situait également dans cette fourchette, quotidiennement.
« C’est une situation très difficile » mais les forces ukrainiennes résistent aux attaques, a-t-il estimé.
De son côté, Moscou n’a pas l’habitude de donner ni de commenter ses pertes militaires sur le terrain.
PONT DE CRIMEE
Le président russe Vladimir Poutine s’est rendu sur le pont de Crimée qui avait été partiellement détruit en octobre, sa première visite dans la péninsule annexée depuis le début de l’offensive contre l’Ukraine, ont rapporté lundi les médias russes.
Les chaînes de télévision russes ont diffusé des images montrant M. Poutine au volant d’une voiture, affirmant qu’il se trouvait sur ce pont reliant la péninsule ukrainienne au territoire russe. Le viaduc avait été endommagé en octobre par une puissante explosion attribuée par les autorités russes aux forces ukrainiennes.
LE KREMLIN VEUT POURSUIVRE L’OFFENSIVE
Le plafonnement du prix du pétrole russe décidé par les pays occidentaux n’aura pas d’impact sur l’offensive de Moscou en Ukraine, a assuré lundi le Kremlin. L’économie russe “a toutes les capacités nécessaires” pour financer l’offensive militaire, a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
“De telles mesures n’auront pas d’impact” sur l’intervention, a-t-il insisté. Le porte-parole du Kremlin a néanmoins averti sur les conséquences de ce plafonnement du prix, mettant en garde contre une “déstabilisation” du marché mondial de l’énergie.
ZELENSKY NOMMÉ PERSONNALITÉ DE L’ANNÉE
Le président ukrainien a été élu par le quotidien The Financial Time “personnalité de l’année”. “Je suis plus responsable que courageux”, a commenté Volodymyr Zelensky, qui mène la résistance de l’Ukraine, en guerre contre la Russie depuis neuf mois, “je déteste laisser tomber les gens.” Comparé à Winston Churchill par le FT, le dirigeant ukrainien a surtout souligné que la pêche pour attraper une carpe dans la rivière Dniepro avec son fils lui manquait.
L’électricité en grande partie rétablie dans l’oblast de Kherson
Selon le gouverneur de l’oblast de Kherson Iaroslav Ianouchevytch, l’électricité a été rétablie dans 85 % des foyers, soit près de 113 000 consommateurs. Il s’attend à ce que l’approvisionnement en eau soit bientôt rétabli pour 70 % des habitants une fois que la station de pompage reprendra du service.
Depuis la libération de Kherson le 11 novembre, les troupes russes bombardent régulièrement la ville. D’après le gouverneur et le conseil municipal de Kherson, ces bombardements l’ont touchée cinq fois dimanche, endommageant un immeuble résidentiel et un gazoduc. Aucune victime n’a été signalée.
L’embargo de l’Union européenne sur le pétrole brut russe entre en vigueur
Frapper Moscou au portefeuille sans subir un contrecoup social trop important. C’est l’un des défis de l’Union européenne depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, fin février.
Dernière mesure en date, l’embargo sur le pétrole brut russe entre en vigueur ce lundi afin de tarir une source de financement de la guerre. A ce jour, plus une goutte d’or noir venue de Russie ne sera admise sur le sol européen, du moins par voie maritime.
Une première salve qui devrait être suivie le 5 février 2023 par de nouvelles sanctions, cette fois sur les produits pétroliers transformés, notamment le diesel.
De leur côté, les pays de l’OPEP+ ont maintenu, dimanche, le statu quo sur les quotas de production décidés en octobre.
Neuf navires ont quitté Odessa ces deux derniers jours pour livrer des produits agricoles
« Au cours des deux derniers jours, les ports [d’Odessa] ont fait partir neuf bateaux avec 336 000 tonnes de produits agricoles vers les pays d’Afrique, d’Asie et d’Europe », a écrit dimanche sur Facebook le ministère des infrastructures ukrainien.
Dans le cadre de son programme « Grain d’Ukraine », Kiev prévoit d’envoyer plus de 60 navires de produits alimentaires indispensables en Éthiopie, au Soudan, au Soudan du Sud, en Somalie, au Congo, au Kenya et au Yémen.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a récemment déclaré que son pays avait collecté environ 150 millions de dollars pour l’initiative, grâce à des dons notamment de la France, de la Belgique, de la Pologne, de l’Autriche, de l’Allemagne, des Pays-Bas, du Japon et du Canada.
Le coût de la reconstruction des infrastructures ukrainiennes monte
Dans un entretien au journal autrichien Die Press, la vice-présidente de la Banque mondiale pour l’Europe et l’Asie centrale, Anna Bjerde, estime entre 500 à 600 milliards d’euros le coût de reconstruction des infrastructures ukrainiennes détruites ou endommagées depuis le début du conflit le 24 février dernier.
Cela représente une augmentation d’au moins 150 milliards d’euros par rapport à l’estimation faite en juin qui s’établissait à 350 milliards d’euros.
« Sans infrastructure, il n’y a pas d’économie, pas de recettes fiscales pour l’État ukrainien », a déploré Mme Bjerde pour qui « les conséquences humanitaires de cette guerre sont catastrophiques ».
La croissance du commerce d’armes ralentie par des problèmes d’approvisionnement
Selon le rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), les cent plus grandes entreprises d’armement ont vendu en 2021 des armes et des services destinés au secteur militaire pour un total de 592 milliards de dollars (environ 562 milliards d’euros) en 2021, soit une augmentation de 1,9 % par rapport à 2020.
Cette croissance a cependant été sévèrement affectée par des problèmes généralisés sur la chaîne d’approvisionnement. « L’impact durable de la pandémie commence vraiment à se manifester dans les entreprises d’armement », a déclaré à l’Agence France-Presse Nan Tian, chercheur au SIPRI et coauteur du rapport.
Des problèmes en termes de pénurie de main-d’œuvre et d’approvisionnement en matières premières ont « ralenti la capacité des entreprises à produire des systèmes d’armement et de les livrer à temps ».
« Ce que l’on voit réellement, c’est une croissance possiblement plus lente que ce que beaucoup avaient prévu dans la vente des armes en 2021 », a-t-il souligné.
Les problèmes d’approvisionnement devraient s’aggraver avec la guerre en Ukraine, notamment « parce que la Russie est un grand fournisseur de matières premières utilisées dans la production d’armes », selon les auteurs du rapport, mais aussi parce que ce conflit a entraîné une hausse de la demande.
Il reste pourtant difficile d’évaluer le niveau de cette hausse selon Nan Tian, qui dépend à la fois du besoin des pays ayant aidé l’Ukraine avec des armes de reconstituer leurs stocks et de l’aggravation de l’environnement sécuritaire, signifiant que « les pays cherchent à se procurer plus d’armes ».
Vladimir Poutine a roulé sur le pont de Crimée, partiellement détruit en octobre, rapportent les médias russes
Le président russe s’est rendu sur le pont de Crimée qui avait été partiellement détruit en octobre, sa première visite dans la péninsule annexée depuis le début de l’offensive contre l’Ukraine, ont rapporté lundi les médias russes.
Les chaînes de télévision russes ont diffusé des images montrant Vladimir Poutine au volant d’une voiture, affirmant qu’il se trouvait sur ce pont reliant la péninsule ukrainienne au territoire russe. Le viaduc avait été endommagé en octobre par une puissante explosion attribuée par les autorités russes aux forces ukrainiennes.
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