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Guerre en Ukraine: Soutien sans faille à Kiyv

Par Y.B.-- 13-Déc-2022 0

47 pays à Paris pour soutenir Kiev

Outre le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres, le président ukrainien Volodymyr Zelensky interviendra en visio-conférence. « Des chefs d’Etats, des chefs de gouvernements, des ministres » de 47 pays seront représentés, a indiqué l’Elysée.

Bien qu’il n’y ait ni cessez-le-feu, ni même perspective de fin de la guerre, « les Ukrainiens ont demandé à parler de reconstruction », a fait valoir l’Elysée.

« Nous avons synchronisé nos positions »

La conférence sur la reconstruction de l’Ukraine se déroule le matin au ministère des Affaires étrangères. Baptisée « Solidaires du peuple ukrainien », elle se tient en présence notamment du président français Emmanuel Macron et du premier ministre ukrainien Denys Schmyhal.

Emmanuel Macron veut aider les Ukrainiens « à résister pendant cet hiver »

Le président de la République accueille à Paris la conférence pour la reconstruction de l’Ukraine pendant laquelle 47 pays tenteront de répondre aux besoins urgents de la population ukrainienne privée de chauffage à cause des bombardements russes.

« Nous avons synchronisé nos positions avant (…) la conférence de soutien à Paris », avait déclaré dimanche le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur Twitter après un entretien avec Emmanuel Macron.

M. Stoltenberg assure que l’OTAN continuera à livrer des armes à l’Ukraine aussi longtemps que nécessaire

A la veille d’une conférence sur l’aide d’urgence à apporter à l’Ukraine, Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Alliance atlantique, revient, dans un entretien au Parisien, sur le rôle joué par l’OTAN depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Il estime que « la probabilité que la Russie emploie une arme nucléaire en Ukraine est faible ». Il prend soin d’ajouter que « les dégâts potentiels seraient énormes, donc il faut prendre au sérieux cette menace. Tout recours à ces armes en Ukraine changerait radicalement la nature de la guerre et aurait des conséquences graves pour la Russie. On ne peut pas gagner une guerre nucléaire ».

Selon M. Stoltenberg, Vladimir Poutine est conscient des risques pour la Russie en cas d’attaque. Il accuse le président russe d’être « responsable d’une brutalité telle que nous n’en avons pas vu depuis la deuxième guerre mondiale ».

Selon lui, Vladimir Poutine a « sous-estimé la force du peuple ukrainien, de ses forces armées et de ses leaders. Et il a sous-estimé l’unité et la force des partenaires de l’OTAN dans leur soutien sans précédent à l’Ukraine. Nous le ferons aussi longtemps qu’il le faudra ».

M. Stoltenberg assure que les alliés occidentaux continueront à livrer des armes à l’Ukraine parce que « c’est nécessaire. Une victoire de Poutine serait une tragédie pour les Ukrainiens, mais ce serait aussi dangereux pour nous. Car cela signifierait que, si des dirigeants autoritaires violent les lois et usent de la force militaire, ils peuvent atteindre leurs objectifs. Cela nous rendrait plus vulnérables dans un monde plus dangereux ». Il rappelle que pour continuer à soutenir l’Ukraine, « il va falloir aussi intensifier la production, tant aux États-Unis qu’en Europe ».

Interrogé sur l’issue du conflit, sa durée, le secrétaire général conclut que, « si nous voulons une paix durable, garantissant que l’Ukraine reste un pays souverain et indépendant, le meilleur moyen est de poursuivre notre soutien à l’Ukraine pour convaincre [Vladimir] Poutine qu’il doit s’asseoir à la table de discussions ». Il ajoute : « Ce sont les Ukrainiens qui devront décider du moment et des conditions pour cette négociation. »

L’UE DÉBLOQUE 30 MILLIONS D’EUROS D’AMPOULES LED

La Commission européenne va financer l’achat de 30 millions d’ampoules LED au profit de l’Ukraine, afin d’aider le pays en guerre à diminuer sa consommation d’énergie, a annoncé sa présidente Ursula von der Leyen.

Les ampoules LED “sont 88% plus efficaces que les ampoules d’ancienne génération (…) Elles pourraient permettre d’économiser jusqu’à 1 gigawatt d’électricité ce qui revient à la production annuelle d’une centrale nucléaire”, a-t-elle souligné lors de la conférence d’aide à l’Ukraine qui se tient à Paris.

“Cela nous permettra d’apporter la lumière dans les heures sombres de l’Ukraine”, dont les infrastructures énergétiques sont ciblées par les Russes, a conclu Mme von der Leyen. La France soutiendra cette initiative à hauteur de 5 millions d’euros, a fait savoir le ministère français des Affaires étrangères, précisant que, “à la louche, 1 euro = 1 LED”.

Les États-Unis ont envoyé un premier lot d’équipements énergétiques d’une valeur de 13 millions de dollars

Selon des responsables américains cités par Reuters, les États-Unis ont expédié la première partie de leur aide en équipements électriques à l’Ukraine alors que Washington s’efforce de soutenir l’infrastructure énergétique du pays contre les attaques croissantes de la Russie. La première tranche était constituée d’équipements électriques d’une valeur d’environ 13 millions de dollars, a déclaré l’un des responsables.

Volodymyr Zelensky demande au G7 de fournir davantage d’armes à l’Ukraine

Après près de neuf mois d’invasion russe de son pays, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a exhorté aujourd’hui les pays du G7 à fournir plus d’armes et d’équipements militaires à l’Ukraine. « L’Ukraine a besoin de chars modernes », « de l’artillerie, des canons et des obus », ainsi que « des missiles à longue portée », a listé M. Zelensky au G7 réuni en visioconférence, selon des propos rapportés par la présidence ukrainienne.

L’Ukraine a besoin d’« environ deux milliards de mètres cubes » de gaz supplémentaires pour passer l’hiver, a continué M. Zelensky. « La terreur contre nos centrales électriques nous a amenés à utiliser plus de gaz que prévu. Et c’est pourquoi nous avons besoin d’un soutien supplémentaire, cet hiver. Nous parlons d’un volume d’environ deux milliards de mètres cubes de gaz qui doit être acheté en plus. »

Il a proposé aux pays du G7 un « sommet de la paix mondiale » sur l’Ukraine. « Je propose de convoquer un sommet spécial – le sommet sur la paix mondiale – pour décider comment et quand nous pouvons mettre en œuvre les points de la formule de paix ukrainienne », a-t-il annoncé, appelant la Russie à « retirer ses troupes d’Ukraine » avant Noël pour « assurer une cessation durable des hostilités ».

Le coût de la guerre pour l’Ukraine est immense

La reconstruction va nécessiter de très importants moyens. « Nous avions signalé début septembre que le coût serait d’environ 350 milliards, mais cela ne couvrait que la période allant du début de la guerre au 1er juin », a rappelé Anna Bjerd, vice-présidente de la Banque mondiale pour l’Europe et l’Asie centrale. Une nouvelle estimation sera publiée « début 2023 » et elle sera sans aucun doute beaucoup plus élevée.

Des bombes russes périmées ?

Ses stocks de munitions s’amenuisant après plus de neuf mois de guerre, la Russie semble être contrainte d’utiliser des bombes périmées, a indiqué lundi un haut responsable militaire américain.

Les stocks de munitions modernes de Moscou risquent de ne durer que jusqu’à début 2023 si les forces russes continuent de bombarder l’Ukraine au rythme actuel. C’est « probablement ce qui les force à utiliser des bombes que nous considérerions comme périmées », a expliqué ce militaire. « En d’autres termes, on charge la bombe et on croise les doigts en espérant qu’elle va partir, ou qu’elle va exploser à l’atterrissage. »

Selon Washington, les stocks de munitions russes se sont amenuisés

La Russie semble être contrainte d’utiliser des bombes périmées, ses stocks de munitions s’amenuisant après plus de neuf mois de guerre en Ukraine, a expliqué aujourd’hui un haut responsable militaire américain.

Les stocks de munitions modernes de Moscou risquent de ne durer que jusqu’à début 2023 si les forces russes continuent de bombarder l’Ukraine au rythme actuel, a déclaré ce responsable ayant requis l’anonymat. C’est « probablement ce qui les force à utiliser des bombes que nous considérerions comme périmées », a-t-il ajouté. « En d’autres termes, on charge la bombe et on croise les doigts en espérant qu’elle va partir, ou qu’elle va exploser à l’atterrissage. »

Le ministre américain de la défense a évoqué le mois dernier les problèmes de stocks de munitions des forces russes, qu’il a attribués aux problèmes logistiques de Moscou et aux frappes des forces ukrainiennes contre des dépôts de munitions russes.

“C’EST A L’UKRAINE DE DÉCIDER DES CONDITIONS DE PAIX”

“Dans ce contexte, c’est à l’Ukraine, victime de cette agression, de décider des conditions d’une paix juste et durable”, estime Macron. Le plan de paix proposé en dix points par Zelensky, “constitue  une excellente base sur laquelle nous allons bâtir ensemble”, ajoute-t-il. Mais dans l’immédiat, l’urgence consiste à soutenir la capacité du peuple ukrainien à résister”, insiste-t-il.

POUTINE ANNULE SON TRADITIONNEL DISCOURS ANNUEL

“Le Kremlin confirme que Vladimir Poutine ne tiendra pas sa traditionnelle conférence de presse de fin d’année”, une première en dix ans, notent les Renseignements britanniques dans leur point de situation quotidien.

Cette annulation surprise est “probablement due aux inquiétudes croissantes de Moscou, qui voit grandir le sentiment anti-guerre, expliquent les renseignements. “Les responsables du Kremlin craignent que tout événement impliquant Poutine soit détourné par une intervention non autorisée sur ‘l’opération militaire spéciale”, ajoutent-ils.

A Melitopol, explosion d’un pont stratégique utilisé par l’armée russe

Un pont utilisé par l’armée russe a explosé près de Melitopol, a rapporté le maire de cette ville occupée par les Russes dans l’oblast de Zaporijia, dans le sud-est de l’Ukraine.

« C’est l’un des ponts stratégiquement importants, comme le pont de Crimée », a ainsi expliqué Ivan Fedorov, ajoutant que les forces russes s’en servaient pour livrer du matériel vers l’est.

Le pont de Crimée, qui sert également d’approvisionnement logistique russe pour la Crimée et le sud de l’Ukraine, avait subi une explosion le 8 octobre. Moscou a accusé Kiev d’être derrière cette attaque.

Selon le site d’informations ukrainien Kyiv independent, l’état-major général des forces armées ukrainiennes a signalé dimanche que les forces russes de Melitopol forçaient les résidents à obtenir des passeports russes et à passer de la monnaie ukrainienne au rouble russe. Selon le rapport, les forces russes tenteraient également d’encourager les habitants à collaborer en augmentant l’aide aux retraités et en augmentant les salaires de ceux qui acceptent de travailler dans des institutions établies en Russie.

CONDITIONS DU KREMLIN POUR LA PAIX

L’Ukraine doit céder les territoires dont la Russie revendique l’annexion avant toute négociation diplomatique, a déclaré le Kremlin, en réponse à la proposition de Volodymyr Zelensky d’organiser un “sommet de la paix mondiale”.

“La partie ukrainienne doit tenir compte des réalités qui se sont développées sur le terrain”, a dit le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors de son point quotidien de presse. “Ces réalités sont que la Fédération de Russie a de nouveaux sujets à la suite de référendum qui ont eu lieu dans ces territoires”, a-t-il ajouté, jugeant “impossible tout progrès” diplomatique tant que Kiev “ne prendra pas en compte ces réalités”

JO de Paris 2024 : les Etats-Unis favorables au retour des athlètes russes et biélorusses sous bannière neutre

Le comité olympique et paralympique américain (USOPC) s’est dit favorable à la réintégration sous bannière neutre, pour les JO de Paris en 2024, des athlètes russes et biélorusses. Ces derniers sont exclus des compétitions internationales à la suite de l’invasion russe en Ukraine.

Il y avait un « intérêt unanime » parmi les délégués d’un récent sommet du Comité international olympique (CIO) à trouver une voie vers le retour à la compétition de ces athlètes, ont déclaré les responsables américains.

« Il y a une réelle volonté que cela arrive car notre mission est de rassembler pacifiquement le monde autour du sport », a expliqué la présidente de l’USOPC, Susanne Lyons, à des journalistes. « Le mouvement olympique peut difficilement tolérer que ces athlètes soient interdits de concourir », a-t-elle dit.

La « neutralité » des athlètes russes et biélorusses éviterait les risques de boycottage comme dans les années 1970 et 1980, estime Mme Lyons.

Il y a des conflits autour du monde tous les jours, des pays en guerre tous les jours, et si les gens décident de boycotter des choses en rendant coup pour coup – “Vous n’êtes pas venus à nos JO, nous n’irons pas aux vôtres” – l’essence du mouvement olympique et paralympique va rapidement disparaître.

La neutralité doit être « stricte » et « il ne peut y avoir de couleurs ou de nom du pays », a-t-elle souligné. Lors des Jeux d’hiver de Pékin en février cette année, les athlètes russes n’avaient pu concourir que sous les couleurs de leur comité olympique pour cause de sanctions après des scandales de dopage mais beaucoup avaient quand même revêtu des combinaisons aux couleurs russes.

La réintégration des sportifs russes et biélorusses dans les compétitions en Asie, première étape avant une réintégration internationale, a été évoquée lors du « Sommet olympique » de Lausanne le 9 décembre qui rassemblait notamment des délégations américaine, chinoise et russe, mais pas de représentant ukrainien.

Les responsables olympiques veulent également se pencher sur l’idée de conditionner le retour des athlètes à leurs assurances qu’ils n’ont jamais soutenu la Russie dans le conflit ukrainien, même si Mme Lyons a reconnu qu’il pourrait être « impossible » de le faire. « Mais il existe un accord sur [un retour] des athlètes qui n’ont pas activement soutenu » Moscou, a-t-elle pointé.

Un compromis avec la Hongrie permet le déblocage d’une aide européenne à l’Ukraine

Un compromis a été trouvé au sein de l’Union européenne (UE) avec la Hongrie, ce lundi soir, ce qui permet de lever les réserves de Budapest sur l’octroi d’une aide à l’Ukraine en 2023.

« Les ambassadeurs de l’UE ont approuvé le principe d’une aide de 18 milliards d’euros à l’Ukraine, d’un impôt minimum de 15 % pour les grandes entreprises, de l’approbation du Plan de relance (PRRF) de la Hongrie et d’un accord sur la conditionnalité », a affirmé la présidence tchèque du Conseil de l’UE sur son compte twitter. « Le paquet sera confirmé par procédure écrite », a-t-elle précisé. Elle sera lancée mercredi, a-t-on précisé de source diplomatique

Le premier ministre hongrois Viktor Orban refusait de donner l’accord de la Hongrie à l’octroi de cette aide financière à l’Ukraine si son plan de relance et les fonds de cohésion prévus pour son pays étaient bloqués par ses partenaires. Budapest refusait également son accord à un impôt minimum de 15 % pour les grandes entreprises.

L’accord trouvé ce soir est un désaveu pour la Commission européenne. L’exécutif bruxellois présidé par l’Allemande Ursula von der Leyen recommandait de geler 7,5 milliards de fonds européens destinés à la Hongrie, estimant que les dernières réformes adoptées par Budapest pour lutter contre la corruption n’étaient toujours pas suffisantes. Le déboursement des 5,8 milliards du plan de relance économique présenté par Budapest était également suspendu à la réalisation de réformes en matière d’état de droit.

Les Etats membres ont pris en compte les dernières mesures adoptées mercredi par le Parlement hongrois pour atténuer la conditionnalité imposée à la Hongrie. Le compromis de ce lundi soir réduit à 6,3 milliards les fonds européens gelés pour pousser Budapest à se conformer aux mesures demandées par ses partenaires, a fait savoir une source diplomatique.

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