Pavlograd se réveille dans les décombres. « 19 bâtiments de plusieurs étages, 25 maisons privées, six établissements scolaires et préscolaires, ainsi que cinq magasins ont été endommagés », a annoncé sur Telegram Serhiy Lyssak, le responsable de la région de Dnipropetrovsk. Toujours selon cette source, les tirs de missile ont fait 34 blessés à Pavlograd, « dont cinq enfants, le plus jeune étant une fillette de huit ans ».
Moscou estime que toutes ses cibles de la nuit ont été touchées
Le ministère russe de la Défense a déclaré que « toutes les cibles assignées ont été touchées » par les frappes lancées lundi contre Pavlograd et Kherson. « Nos forces ont lancé une attaque groupée de missiles avec des armes de précision à longue portée, basées dans les airs et en mer, sur le complexe militaro-industriel de l’Ukraine », a déclaré le ministère dans un communiqué, ajoutant que l’assaut du pays sur la ville emblématique de Bakhmut se poursuivait.
Quatre morts dans une attaque de missiles ukrainiens sur un village russe.
Au moins quatre personnes ont été tuées dans un village russe proche de la frontière avec l’Ukraine, a affirmé le gouverneur régional. Plusieurs missiles ukrainiens ont frappé Suzemka, à une dizaine de kilomètres de la frontière russo-ukrainienne, a précisé sur Telegram Alexander Bogomaz, le gouverneur de l’oblast de Bryansk. “Quatre civils ont été tués”, a-t-il écrit, alors que le bilan initial communiqué par les autorités faisait état de deux morts. “Un bâtiment résidentiel a été complètement détruit, et deux autres maisons ont été partiellement détruites”, avait-il ajouté.
Evguéni Prigojine, chef du groupe militaire privé russe Wagner, a déclaré dimanche que ses hommes, qui combattent notamment à Bakhmout, manquaient de munitions. Il a en outre surtout prévenu qu’une contre-offensive ukrainienne pourrait représenter « une tragédie » pour la Russie.
« Nous (Wagner) n’avons que 10-15 % des munitions dont nous avons besoin », a-t-il souligné dans une interview au correspondant de guerre pro-Kremlin Semyon Pegov. Evguéni Prigojine, qui a rendu les hauts gradés de l’armée russe responsables de ces pénuries, a par ailleurs dit s’attendre à une contre-offensive ukrainienne vers la mi-mai.
L’Ukraine se retire des Mondiaux de judo
La fédération ukrainienne de judo a annoncé qu’elle n’enverrait pas de délégation aux Mondiaux de judo au Qatar (7-14 mai). En cause : la présence de judokas russes et bélarusses. Elle affirme d’ailleurs que «la majorité de l’équipe de Russie est composée de sportifs qui sont des soldats d’active dans l’armée de la fédération de Russie qui a attaqué l’Ukraine le 24 février 2022» et qui «continue de mener une guerre brutale contre notre territoire».
«Plus de 250 athlètes ukrainiens ont, eux, donné leur vie pour défendre le pays et parmi eux des judokas», indique la fédération ukrainienne, ajoutant: «nous ne voyons ni neutralité, ni égalité de traitement pas plus qu’une passerelle pour la paix comme le dit la fédération internationale dans sa résolution sur la participation des Russes et des Bélarusses aux championnats du monde à Doha».
«De plus, nous considérons que cette décision contredit les dernières recommandations du Comité international olympique du 28 mars 2023 disant qu’un statut d’athlète neutre ne peut être accordé qu’à ceux qui ne sont pas des militaires”, ajoute la fédération ukrainienne.
Berlin justifie l’expulsion de diplomates russes
Si elle a expulsé mi-avril des diplomates russes, c’était pour « réduire la présence des services de renseignement » dans le pays. L’Allemagne justifie aujourd’hui cette décision vieille de deux semaines qui a déclenché en représailles l’expulsion de diplomates allemands de Russie.
« Dans le but de réduire la présence des services de renseignement russes (…) des membres de l’Ambassade russe en Allemagne sont partis au milieu du mois », a expliqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
« L’activité de ces personnes n’était pas conforme à leur statut diplomatique », a-t-il détaillé, ajoutant avoir « été en contact avec la partie russe ces dernières semaines » sur le sujet. Berlin n’avait jusque-là pas donné de justification au départ de ces diplomates.
Un train de fret déraille en Russie
Dans la région de Briansk, au nord de l’Ukraine, un train de marchandise russe a déraillé à cause d’« un engin explosif non identifié ». C’est le gouverneur de la région de Briansk, , Alexandre Bogomaz, qui l’a indiqué sur Telegram précisant qu’aucune victime n’était à déplorer.
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