Le Conseil du Renouveau Économique Algérien (CREA) a annoncé sa participation à la réflexion mondiale sur un nouveau contrat social lors de la 112ème Conférence Internationale du Travail à Genève. Le Directeur général de l’OIT, M. Gilbert F. Houngbo, a initié cette réflexion, et en tant que syndicat patronal, le CREA s’engage pleinement dans ce processus.
Le CREA souligne l’existence actuelle d’un ensemble d’instruments internationaux et régionaux censés garantir l’universalité des droits, notamment les droits de l’homme, du travail, au développement, au minimum vital, à l’eau et à la vie. Cependant, il observe que les événements mondiaux récents, notamment le génocide en cours en Palestine, mettent en lumière une réalité brutale où le droit du plus fort semble prévaloir.
Dans ce contexte, le CREA estime que le contrat social, tel que conçu par les fondateurs des organisations internationales et de l’OIT, nécessite une révision à la lumière des défis actuels rencontrés par les populations, les travailleurs et les employeurs dans leurs différents territoires.
Le syndicat patronal insiste sur la nécessité d’une collaboration entre employeurs, travailleurs et gouvernements pour promouvoir la transparence, la justice sociale et le développement économique, indépendamment des ressources hydrocarbures. Il affirme également que le progrès économique dépend de la volonté et de l’engagement de tous, et que les relations entre employeurs et salariés doivent évoluer vers une coopération constructive pour renforcer la souveraineté économique du pays.
Le CREA rejette toute vision archaïque basée sur une opposition entre employeurs et salariés, et soutient que le contrat social doit être adapté à la diversité des situations et des besoins des entreprises, ainsi qu’aux aspirations variées des salariés. Il appelle à des normes sociales équitables qui ne servent pas de prétexte à la protection d’intérêts particuliers, mais qui favorisent véritablement l’équité et la justice sociale.
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