L’agression génocidaire sioniste contre la bande de Gaza a atteint des proportions tragiques, faisant 50 609 martyrs et plus de 115 000 blessés, principalement parmi les femmes et les enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon les autorités sanitaires palestiniennes. Les derniers chiffres font état de 86 martyrs et de 89 blessés dans les dernières 24 heures. Cette escalade de violence a plongé Gaza dans une catastrophe humanitaire sans précédent.
Un cessez-le-feu fragile et la reprise de l’agression
Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 19 janvier après plus de 15 mois de bombardements incessants. Cependant, la trêve a été de courte durée, car les forces d’occupation ont repris leurs attaques le 18 mars après une interruption de deux mois. Face à cette situation, le Conseil de sécurité de l’ONU est appelé à agir pour mettre un terme à cette agression sanguinaire.
L’Algérie appelle à la responsabilité du Conseil de sécurité
Lors d’une réunion d’urgence sur la Palestine à l’ONU, à la demande de l’Algérie, le représentant permanent de ce pays, M. Amar Bendjama, a insisté sur la nécessité pour le Conseil de sécurité de prendre ses responsabilités et de veiller à l’application de ses décisions pour stopper les massacres. Il a souligné que l’échec à intervenir entraînerait la perte de toute crédibilité pour l’ONU. Il a aussi mis en avant les souffrances insoutenables des Palestiniens, victimes non seulement de meurtres ciblés, mais également de l’attaque de travailleurs humanitaires, de médecins, de journalistes, et d’enfants.
Un bilan tragique : des innocents massacrés
Le bilan humain de l’agression est accablant : 400 travailleurs humanitaires, 209 journalistes et 1060 membres du personnel médical ont été tués, tandis que 17 000 enfants ont été exécutés. Pour M. Bendjama, ces pertes sont un appel urgent à la justice, et la communauté internationale doit cesser son silence face à ce génocide en cours.
Obstruction à l’aide humanitaire et situation en Cisjordanie
L’Algérie a également dénoncé l’obstruction israélienne aux convois humanitaires qui tentent d’entrer dans Gaza depuis plus d’un mois. Cette privation d’aide est un ajout aux massacres déjà perpétrés. Par ailleurs, M. Bendjama a attiré l’attention sur la situation en Cisjordanie, où la colonisation, les annexions, les arrestations et les assassinats s’intensifient. Depuis un an, 46 km² de terres palestiniennes ont été accaparées par l’occupant, qui continue ses attaques contre la mosquée Al-Aqsa, défiant les lois et statuts internationaux.
L’Algérie affirme son soutien inébranlable à la Palestine
M. Bendjama a réitéré la ferme condamnation de l’Algérie envers ces actes de violence et a rappelé que l’histoire prouve qu’aucune force ne peut déraciner un peuple de sa terre. Le peuple palestinien, a-t-il déclaré, restera sur sa terre et, avec le soutien de la communauté internationale, établira son État indépendant, avec Jérusalem-Est comme capitale.
La résolution 2735 : un appel à l’action immédiate
Le diplomate algérien a insisté sur l’application immédiate de la résolution 2735 de l’ONU, qui doit être pleinement mise en œuvre pour sauver des vies humaines et mettre un terme à cette agression meurtrière.
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