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Enseignement supérieur: conception d’une première puce électronique Algérienne

Par SAFA.B-- 12-Avr-2025 1

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a annoncé samedi une avancée majeure dans le domaine des technologies électroniques en Algérie. Des chercheurs du Centre de développement des technologies avancées (CDTA) ont réussi à concevoir la première puce électronique nationale, destinée à équiper les cartes électroniques utilisées dans divers dispositifs technologiques. Cette réalisation s’inscrit dans la stratégie nationale d’innovation scientifique et technologique.

Lors de sa visite au CDTA à Alger, le ministre a précisé que cette puce, d’une surface de seulement 1 mm², repose sur une technologie de haute précision, démontrant la capacité des chercheurs algériens à maîtriser des procédés complexes. Il a rappelé que cette étape concrétise un engagement pris précédemment, dans la continuité de l’inauguration de l’usine spécialisée dans la conception de puces électroniques, qui a eu lieu à la fin de l’année précédente.

En ce qui concerne la fabrication de ces puces à l’échelle locale, Kamel Baddari a indiqué que le lancement de la production est prévu dans les deux prochaines années. Il a souligné que cette capacité de conception représente une avancée significative pour l’économie nationale, car elle s’appuie sur des compétences locales spécialisées, prêtes à accompagner ce virage technologique stratégique.

Dans le cadre de cette visite, le ministre a également inauguré la filiale « CDTA Expertise », un espace dédié à la valorisation des connaissances scientifiques et à l’accompagnement des projets technologiques. Il a par ailleurs inspecté les installations de la plateforme dédiée aux technologies de fabrication de précision, un outil essentiel pour soutenir le développement de composants électroniques de nouvelle génération.

Deux conventions ont été signées à cette occasion. La première lie le CDTA à la Société d’automatisation des transactions interbancaires et de monétique (SATIM) et vise à sécuriser l’infrastructure nationale de paiement électronique, enjeu crucial à l’ère du numérique. La seconde, conclue avec l’Entreprise nationale des industries électroniques (ENIE), a pour but de créer un cadre de coopération pour le développement technique et technologique, notamment dans le domaine de la fabrication de composants essentiels comme les transistors.

Cette série d’initiatives marque une étape décisive pour l’Algérie dans sa transition vers une industrie électronique souveraine et innovante, appuyée sur des compétences nationales et des partenariats technologiques stratégiques.

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