Les tensions atteignent un nouveau sommet entre l’Inde et le Pakistan, après une attaque meurtrière survenue le 22 avril au Cachemire indien. Alors que les deux puissances nucléaires se disputent depuis des décennies ce territoire stratégique de l’Himalaya, la crainte d’un affrontement militaire direct refait surface.
Le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Muhammad Asif, a affirmé lundi que l’Inde se préparait à une incursion militaire. Cette déclaration intervient dans un climat déjà explosif, une semaine après que des militants ont tué 26 personnes, dont plusieurs touristes, dans la région disputée du Cachemire. Bien qu’aucune revendication n’ait été formulée, New Delhi a rapidement accusé Islamabad d’être derrière l’attentat. Le Pakistan a nié toute implication et exigé l’ouverture d’une enquête indépendante.
Face à cette escalade, les armées des deux pays sont en alerte maximale. « La riposte indienne est désormais imminente. Des décisions stratégiques ont été prises », a indiqué le ministre pakistanais, précisant avoir été informé d’une attaque potentielle par l’état-major. Le ton monte également sur le plan diplomatique : les deux capitales ont rappelé leurs ressortissants et suspendu plusieurs coopérations.
Le Premier ministre indien, Narendra Modi, a promis de punir les auteurs de l’attaque. Trois suspects ont été identifiés, dont deux Pakistanais présumés membres du groupe djihadiste Lashkar-e-Taiba (LeT), basé au Pakistan et déjà impliqué dans les attentats de Bombay en 2008. Les portraits-robots des assaillants ont été diffusés par les autorités indiennes.
Face à l’escalade, le Pakistan affirme ne pas vouloir recourir à l’arme nucléaire, sauf en cas de menace directe sur sa survie. « Nous ne l’utiliserons qu’en dernier recours », a déclaré Asif. Islamabad a également alerté ses alliés, notamment la Chine, les États du Golfe, le Royaume-Uni et les États-Unis.
Les appels au calme se multiplient. La Chine et l’ONU ont exhorté les deux parties à faire preuve de retenue. De son côté, Washington a appelé à une « solution responsable » afin d’éviter toute spirale incontrôlable.
L’enquête, menée par l’Agence nationale d’investigation indienne (NIA), a déjà conduit à l’arrestation ou l’interrogatoire de près de 2 000 personnes. Les autorités indiennes cherchent à démanteler les réseaux impliqués et à éviter d’autres attaques.
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