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France : Pressions croissantes pour la démission du ministre de l’Intérieur après un meurtre islamophobe.

Par S.B.-- 30-Avr-2025 0

Les appels à la démission du ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, se multiplient après le meurtre brutal d’un jeune Français musulman dans une mosquée. Le ministère est accusé d’avoir gravement failli dans sa mission de protection des citoyens, en particulier des communautés vulnérables. Son silence initial et ses prises de position passées sur l’islam suscitent une indignation croissante, y compris dans son propre camp.

Un meurtre glaçant dans un lieu de culte

Le drame s’est produit vendredi dernier, Aboubakeur Cissé a été poignardé à mort alors qu’il priait, victime d’un acte qualifié de terroriste à caractère islamophobe. Selon les premiers éléments, il aurait reçu une cinquantaine de coups de couteau. Elle est considérée par plusieurs élus et organisations comme un acte de terrorisme à caractère islamophobe. Face à cette tragédie, la réponse du ministre a été jugée trop tardive et insuffisante.

Réaction tardive et mise en cause du ministre

Face à cette tragédie, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a mis deux jours à réagir publiquement, et son déplacement s’est limité à une visite à la sous-préfecture d’Alès, loin des lieux du drame. Cette attitude a provoqué une onde de choc dans l’opinion et dans l’hémicycle.

À l’Assemblée nationale, la députée écologiste et sociale Sabrina Sebaihi a interpellé Retailleau avec force, exigeant sa démission immédiate : « Votre silence, votre mépris, votre désertion ne sont pas une simple faute politique, mais une faute morale. La République mérite mieux que vous. »

Climat de haine et responsabilité politique

Le sénateur socialiste Alexandre Ouizille a lui aussi dénoncé la posture du ministre. Il accuse Retailleau d’avoir tenu des propos « d’estrade » hostiles à la pratique religieuse des femmes musulmanes et pointe un climat général de « conditionnement à la haine », entretenu par certains éditorialistes, influenceurs, mais aussi par des membres du gouvernement.

Selon lui, ce climat toxique a directement contribué au drame :  « L’assassinat d’Aboubakeur Cissé n’est pas un acte isolé. Il est le produit d’une ambiance alimentée par des discours de stigmatisation. »

Des appels à la démission au sein même de la majorité

La France insoumise (LFI) a rapidement exigé le départ de Retailleau, qu’elle accuse d’orchestrer et d’entretenir un discours islamophobe au sein de l’appareil d’État.

Même au sein de la majorité présidentielle et de ses alliés, des critiques émergent. Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et soutien traditionnel de Retailleau, a exprimé sa déception : « Il est aussi le ministre des cultes. Il fallait se rendre immédiatement sur place. »

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