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Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine propose des négociations directes avec Kiev à Istanbul le 15 mai

Par C.B.-- 11-Mai-2025 0

Le président russe Vladimir Poutine a proposé dimanche des négociations “directes” et “sans condition préalable” entre la Russie et l’Ukraine le 15 mai à Istanbul, repoussant à de telles discussions la possibilité d’instaurer un cessez-le-feu malgré l’ultimatum lancé par les Occidentaux.

“La Russie est prête à des négociations sans aucune condition préalable (….). Nous proposons de commencer dès jeudi prochain, le 15 mai, à Istanbul”, a déclaré M. Poutine dans une déclaration à la presse au Kremlin, précisant qu’il s’entretiendrait dans les heures qui viennent avec le président turc Recep Tayyip Erdogan. Il a ajouté que ces discussions devraient porter sur “les causes profondes du conflit” en cours depuis plus de trois ans mais “n’a pas exclu” qu’elles puissent permettre d’instaurer “un nouveau cessez-le-feu”.

  • Dans la nuit de samedi à dimanche, Vladimir Poutine a proposé des négociations directes avec l’Ukraine à Istanbul le 15 mai, «  sans aucune condition préalable ». Il a affirmé qu’il s’entretiendrait avec le président turc, Recep Tayyip Erdogan, à ce sujet dimanche.
  • Le cessez-le-feu de soixante-douze heures décrété par la Russie en Ukraine, que Moscou a violé des centaines de fois, selon Kiev, a pris fin à minuit dans la nuit de samedi à dimanche (23 heures à Paris, samedi soir).
  • L’Ukraine et ses alliés européens ont proposé à Moscou un cessez-le-feu « complet » de trente jours à partir de lundi, à l’issue d’une visite à Kiev d’Emmanuel Macron, de Friedrich Merz, Keir Starmer et Donald Tusk samedi. En cas de refus de Moscou, les Européens ont menacé de durcir les sanctions.
  • Le Kremlin a dit « devoir réfléchir » à la proposition, avant d’avancer une réponse, par la voix de son porte-parole, Dmitri Peskov. Ce dernier a jugé que les Européens « confrontent » Moscou par leurs déclarations et positions, estimant que « faire pression sur [la Russie] est inutile ».
  • A l’issue de leur annonce, les digireants européens et le président ukrainien ont échangé par téléphone avec Donald Trump. « Ce fut une conversation enrichissante, positive et concrète », a déclaré Volodymyr Zelensky. La Maison Blanche ne s’est pas encore exprimée.
  • Le contrôle de la trêve proposée, si elle entre en vigueur, sera « assurée principalement par les Etats-Unis » avec une contribution européenne, a détaillé peu après Emmanuel Macron.
  • «  L’Ukraine est prête à participer à des négociations sous toutes leurs formes », a par ailleurs assuré Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien ne ferme donc pas la porte à des discussions directes avec Moscou.

Donald Trump compte « continuer à travailler » avec Kiev et Moscou pour mettre fin au conflit

Donald Trump a assuré, dans la nuit de samedi à dimanche, compter « continuer à travailler avec les deux parties » pour mettre fin au conflit en Ukraine, saluant « un potentiel grand jour » après la proposition par Vladimir Poutine de négociations « directes » entre Kiev et Moscou et l’appel des Occidentaux à un cessez-le-feu dès lundi.

« C’est potentiellement un grand jour pour la Russie et l’Ukraine ! », a écrit le président des Etats-Unis sur son compte Truth Social, sans expliciter à quoi il faisait référence, ajoutant : « Pensez aux centaines de milliers de vies qui seront sauvées avec la fin, espérons-le, de ce “bain de sang” sans fin. (…) Je continuerai à travailler avec les deux parties pour m’assurer que cela se produise. »

Les négociations proposées par Poutine sont « un premier mouvement », mais ce n’est « pas suffisant », dit Macron

Les négociations « directes » proposées par le président russe Vladimir Poutine entre la Russie et l’Ukraine, en réponse au cessez-le-feu « inconditionnel » exigé par Kiev et ses alliés, sont « un premier mouvement mais il n’est pas suffisant », a réagi Emmanuel Macron.

« C’est une façon de ne pas répondre. Il ne faut pas lâcher », a ajouté le président français à son arrivée à la frontière polonaise, tôt dimanche matin, en descendant du train de retour d’Ukraine. « Il faut qu’on tienne bon avec les Américains pour dire que le cessez-le-feu lui est inconditionnel et après on peut discuter le reste », a-t-il dit à quelques journalistes. Le chef de l’Etat juge qu’il s’agit d’une nouvelle manœuvre dilatoire : « Ca montre qu’il cherche une voie mais il y a toujours chez lui la volonté de gagner du temps. » « C’est inacceptable pour les Ukrainiens parce qu’ils ne peuvent pas accepter des discussions parallèles alors qu’ils continuent à être bombardés, considère-t-il. C’est un premier mouvement mais il n’est pas suffisant. »

LA DEMANDE DE CESSEZ-LE-FEU RESTE SANS RÉPONSE

Ignorant l’appel au cessez-le-feu des alliés de Kiev, Vladmir Poutine s’est montré “visiblement agacé” dans une déclaration à la presse, en présence de notre reporter Jérôme Garro, pour qui, sur le fond, la demande des dirigeants européens formulée hier reste sans réponse.

Sans évoquer directement cette proposition, le président russe a reproché aux Européens de traiter la Russie “de manière grossière et à l’aide d’ultimatums” et a estimé que toute possible trêve devrait s’inscrire dans des discussions “directes” avec Kiev, soulignant que les menaces et les ultimatums ne fonctionneront jamais avec lui.

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