Derniées informations
prev next

La justice britannique examine les ventes d’armes à Israël après une plainte d’ONG

Par A.B.-- 13-Mai-2025 0

La Haute Cour britannique s’est saisie mardi d’un recours porté par plusieurs organisations de défense des droits humains, visant à suspendre les exportations de composants d’armement utilisés par Israël dans sa guerre contre la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023.

Soutenue par Amnesty International, Human Rights Watch, Oxfam et d’autres ONG, l’organisation palestinienne Al-Haq accuse le gouvernement britannique de contrevenir à ses obligations légales internationales en autorisant ces ventes. Le recours en justice s’inscrit dans le contexte des attaques menées par l’armée israélienne, largement critiquées pour leurs conséquences humanitaires.

Les pièces concernées sont fabriquées au Royaume-Uni et équipent les chasseurs américains F-35 produits par Lockheed Martin. Selon Oxfam, elles incluent notamment :

  • la perche de ravitaillement en vol,
  • le système de ciblage laser,
  • les pneus,
  • le fuselage arrière,
  • la turbine de propulsion,
  • et le siège éjectable.

Ces éléments sont considérés comme stratégiques dans les frappes aériennes menées sur Gaza.

Amnesty International estime que le Royaume-Uni manque à son “obligation légale d’empêcher un génocide” en poursuivant ces exportations. L’ONG Al-Haq, à l’origine de la procédure, accuse Londres de “complicité” dans les crimes commis à Gaza.

Selon Charlotte Andrews-Briscoe, avocate du Global Legal Action Network (GLAN), qui appuie le recours, le gouvernement britannique aurait “dérogé à sa propre législation nationale” pour maintenir ces ventes, malgré leur usage dans le largage de “bombes de plusieurs tonnes” sur la population gazaouie.

L’audience, qui devrait s’étendre sur quatre jours, vise à déterminer si les exportations enfreignent le droit britannique et les traités internationaux. Aucune date n’a encore été fixée pour le rendu de la décision.

En septembre 2024, le gouvernement britannique avait annoncé la suspension d’une trentaine de licences d’exportation sur un total de 350, invoquant un “risque d’usage en violation du droit international”. Cette affaire pourrait ouvrir la voie à une réévaluation plus large des ventes d’armes à Israël, dans un contexte de pressions croissantes de la société civile.

les commentaire

Laisser un commentaire