Lundi à l’aube, les forces israéliennes ont frappé une école servant d’abri pour déplacés dans la ville de Gaza, provoquant un incendie meurtrier. Le bilan provisoire fait état d’au moins 36 Palestiniens tués, dont plusieurs enfants, selon les autorités locales. Au total, plus de 50 personnes ont perdu la vie dans les frappes sionistes depuis le début de la journée.
Un “massacre brutal” selon les autorités de Gaza
Le Bureau des médias du gouvernement de Gaza a dénoncé ce qu’il qualifie de « massacre brutal », visant une école transformée en centre d’hébergement. Selon le communiqué officiel, 18 enfants figurent parmi les victimes.
Le bureau accuse Israël de mener « une campagne systématique et délibérée » contre les lieux accueillant les civils déplacés, en violation flagrante du droit international humanitaire. Il qualifie cette attaque de « prolongement direct du nettoyage ethnique et du génocide » que subiraient les Palestiniens depuis près de 600 jours consécutifs.
Un système de santé à l’agonie
Dans le même communiqué, les autorités gazaouies alertent sur la situation dramatique dans les hôpitaux : établissements détruits, personnels épuisés, grave pénurie de matériel médical, fermeture des points de passage humanitaires, et blocage de l’entrée de carburant, de nourriture et de médicaments. Autant de facteurs qui, selon elles, aggravent encore la catastrophe humanitaire dans l’enclave palestinienne.
L’armée sioniste revendique plus de 200 frappes en 48 heures
De son côté, l’armée sionisteaffirme avoir mené plus de 200 frappes aériennes sur la bande de Gaza au cours des deux derniers jours. Ces attaques, précise-t-elle, visaient des “terroristes”, des dépôts d’armes, des tunnels, des positions de tireurs d’élite et des infrastructures militaires”.
Les hôpitaux de Gaza sous le feu israélien
Le système de santé de Gaza est au bord de l’effondrement alors que les hôpitaux et les installations médicales continuent d’être la cible de tirs israéliens.
- Dans le nord, les hôpitaux indonésien, Kamal Adwan, al-Shifa, al-Ahli et al-Awda ont été pris pour cible à plusieurs reprises.
- Dans le centre de Gaza, l’hôpital al-Aqsa de Deir el-Balah a également été touché.
- Dans le sud de Gaza, le complexe médical Nasser et l’hôpital européen de Gaza à Khan Younis ont également été attaqués.
- L’Organisation mondiale de la santé indique que près de 700 attaques ont été menées contre des établissements de santé depuis le début de la guerre.
- Plus de 90 % des hôpitaux de Gaza ont été endommagés ou détruits
Israël encercle les hôpitaux indonésien et al-Awda dans le nord de Gaza
Des images satellite examinées par Al Jazeera montrent des véhicules de l’armée israélienne encerclant l’hôpital indonésien dans le nord de la bande de Gaza.
Les véhicules sont stationnés à 60 à 100 mètres du bâtiment de l’hôpital, où un certain nombre de membres du personnel médical, de patients et d’accompagnants sont toujours hébergés.
L’armée israélienne a également encerclé l’hôpital al-Awda à Tel al-Zaatar, à proximité de l’hôpital indonésien.
Les images montraient un incendie dans l’entrepôt de médicaments de l’hôpital, qui a duré plusieurs jours, jusqu’à ce que les équipes de la défense civile parviennent à se coordonner pour le maîtriser. Cet entrepôt est la seule source d’approvisionnement de l’hôpital.
Des rapports locaux confirment que des véhicules de l’armée israélienne progressent aux alentours d’al-Awda, et que la zone de l’hôpital est constamment attaquée. La zone de Tel al-Zaatar et ses environs sont la cible de bombardements et d’incursions israéliens incessants depuis au moins deux semaines.
53.977 martyrs et 122.966 blessés
Le bilan de l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza s’est alourdi à 53.977 martyrs et 122.966 blessés, depuis le 7 octobre 2023, ont indiqué lundi les autorités sanitaires palestiniennes.
Selon la même source, les corps de 38 martyrs et 169 blessés sont arrivés dans les hôpitaux de Ghaza au cours des dernières 24 heures.
Les autorités sanitaires palestiniennes ont indiqué que 3.822 Palestiniens sont tombés en martyrs et 10.925 autres ont été blessés depuis le 18 mars, date de la reprise de l’agression sioniste, notant que les corps de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres.
Un accord de cessez-le-feu est entré en vigueur le 19 janvier à Ghaza après plus de 15 mois d’agression génocidaire sioniste, qui ont provoqué une catastrophe humanitaire sans précédent.
Les forces d’occupation ont repris le 18 mars leur agression contre la bande de Ghaza, après une interruption de deux mois, consécutive à l’accord de cessez-le-feu.
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