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Chafika Bensaoula élue vice-présidente de la Cour africaine des droits de l’homme

Par H. Benrabia-- 04-Juin-2025 1

La juge algérienne Chafika Bensaoula a été élue, ce lundi 2 juin 2025, vice-présidente de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) pour un mandat de deux ans, jusqu’en 2027. Ce nouveau rôle conforte la place de l’Algérie sur l’échiquier diplomatique africain, renforçant sa réputation d’acteur engagé dans la défense des droits fondamentaux sur le continent.

Cette élection intervient dans le cadre de la 77e session ordinaire de la CADHP, qui se tient en juin à Arusha, en Tanzanie. À cette occasion, les juges de la Cour ont procédé au renouvellement de leur bureau. Mme Bensaoula succède ainsi au Malien Modibo Sacko, dont le mandat de vice-président est arrivé à terme, tout comme celui de la présidente sortante, Imani Daud Aboud. Tous deux avaient été élus en 2021 pour un mandat de quatre ans.

La désignation de Chafika Bensaoula par ses pairs témoigne d’une reconnaissance unanime de ses qualités professionnelles et humaines. Son élection salue son engagement de longue date en faveur des droits humains, dans l’esprit de la Charte africaine de 1981, qui place la liberté, l’égalité, la justice et la dignité au cœur des aspirations légitimes des peuples africains. Des valeurs portées avec constance par l’Algérie sur les scènes africaine et internationale, notamment à travers ses positions au sein de l’Union africaine et des Nations unies.

Mme Bensaoula siège à la Cour africaine depuis 2017. Son premier mandat a été entamé après sa désignation lors de la 28e session ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’UA, tenue en janvier 2017. En février 2023, son mandat a été renouvelé pour six années supplémentaires, lors de la 42e session du Conseil exécutif de l’Union africaine à Addis-Abeba, couvrant la période 2024-2030.

Créée par le Protocole relatif à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, la Cour a pour mission de compléter et de renforcer les actions de la Commission africaine. Elle est composée de onze juges élus à titre individuel parmi des juristes africains réputés pour leur intégrité et leur expertise dans le domaine des droits humains. Ces juges sont désignés pour six ans, renouvelables une fois. Le bureau nouvellement élu assurera ses fonctions jusqu’en 2027, conformément aux dispositions de l’article 21 du Protocole constitutif.

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