La Fédération européenne des journalistes (FEJ) a lancé un appel urgent pour l’ouverture immédiate de la bande de Gaza aux médias internationaux, dénonçant ce qu’elle qualifie de massacre “sans précédent dans l’histoire du journalisme” commis par l’armée israélienne.
Réunie en assemblée générale les 26 et 27 mai à Budapest, en présence de ses 120 syndicats membres représentant 47 pays, la FEJ a exigé la protection des journalistes palestiniens et le respect de la liberté de la presse. Elle appelle également à un cessez-le-feu immédiat pour mettre fin aux tueries de civils, dont de nombreux journalistes.
Dans un communiqué relayé par l’agence de presse palestinienne Wafa, la FEJ condamne fermement les attaques répétées contre les professionnels des médias à Gaza. Elle accuse l’armée israélienne de chercher à imposer un silence médiatique total pour empêcher toute documentation indépendante des crimes de guerre, de plus en plus qualifiés de “génocide” par les ONG et organismes de l’ONU.
La FEJ insiste sur l’importance de permettre aux journalistes étrangers d’entrer à Gaza, non pas pour supplanter les reporters locaux, mais pour renforcer leur sécurité et leur légitimité. “Nous ne remettons pas en cause la qualité du travail de nos confrères palestiniens, dont le courage est exemplaire. Mais notre présence peut contribuer à les protéger et à briser l’isolement médiatique”, affirme la Fédération.
Selon les données du Syndicat des journalistes palestiniens, depuis le 7 octobre 2023, au moins 219 journalistes et professionnels des médias ont été tués, et 430 autres blessés, dans ce que le syndicat décrit comme une campagne de ciblage systématique de la presse et de leurs familles par les forces israéliennes.
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