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Gaza: le bilan s’alourdit à 58573 martyrs

Par H.B.-- 16-Juil-2025 0

Le bilan de l’agression génocidaire menée par l’occupation sioniste contre la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023, s’est alourdi à 58573 martyrs et 139607 blessés, ont indiqué mercredi les autorités sanitaires palestiniennes.

Selon la même source, les corps de 94 martyrs et 252 blessés sont arrivés dans les hôpitaux de aza au cours des dernières 24 heures.

Les autorités sanitaires palestiniennes ont indiqué que 7750 Palestiniens sont tombés en martyrs et 27556 autres ont été blessés depuis le 18 mars, date de la reprise de l’agression sioniste, notant que les corps de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres.

Elles ont également précisé que le bilan des attaques de l’armée sioniste visant les Palestiniens qui attendaient l’aide humanitaire à Gaza s’élève à 7 martyrs et 30 blessés durant les dernières 24 heures, tandis que le bilan global est de 851 martyrs et 5634 blessés.

Importante manifestation à Bruxelles pour exiger la suspension de l’accord UE-entité sioniste

Des centaines de personnes solidaires de la cause palestinienne ont manifesté mardi devant le siège du Conseil de l’Union européenne à Bruxelles, en Belgique, pour exiger la suspension immédiate de l’accord de partenariat UE-entité sioniste et l’arrêt total des livraisons d’armes à l’occupant, ont rapporté des médias sur place.

Brandissant des drapeaux palestiniens, des posters de martyrs et des banderoles revendicatives, les manifestants ont appelé les ministres des Affaires étrangères des pays de l’UE, en réunion mardi à l’intérieur du siège, à agir face aux massacres incessants de l’entité sioniste dans la bande de Gaza, en cours depuis 21 mois.

Ils ont appelé également leurs gouvernements respectifs à sanctionner l’occupant sioniste, en suspendant notamment sans délai l’accord de partenariat liant les deux parties. “L’UE doit agir conformément à ses propres valeurs en matière de droits humains”, ont clamé de nombreux manifestants sur place.

Vendredi dernier, le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a appelé à la suspension immédiate de l’accord de partenariat entre l’Union européenne et l’entité sioniste, soulignant que “l’UE ne doit pas être complice du plus grand génocide du siècle”.

Evoquant, à ce sujet, le rapport présenté par la représentante de l’UE pour les affaires étrangères et de sécurité, Kaja Kallas, Sanchez a déclaré que le document conclut qu’il existe “plus qu’assez de preuves” démontrant que l’entité sioniste a violé l’article 2 de l’accord, lequel est fondé sur le respect des droits de l’homme.

L’accord de partenariat UE-entité sioniste signé à Bruxelles le 20 novembre 1995 et entré en vigueur le 1er juin 2000, repose explicitement sur le respect des droits humains, tel que stipulé dans son article 2.

La suspension de l’accord UE-entité sioniste est dictée d’abord par le droit international

 La Rapporteuse spéciale de l’ONU sur les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, a exhorté mardi l’Union européenne (UE), dont les chefs de la diplomatie sont en réunion à Bruxelles, à suspendre l’accord d’association avec l’entité sioniste, affirmant que cette démarche est dictée d’abord par les obligations de l’Union vis-vis du droit international.

“Une réunion historique serait une réunion qui conduirait à la fin du génocide, au démantèlement de l’occupation et de l’apartheid (sionistes) à jamais, et au début de la justice et de la reddition de comptes”, a-t-elle écrit dans un message posté sur les réseaux sociaux.

Elle a souligné que l’UE est “légalement tenue de suspendre” l’accord d’association avec l’entité sioniste.

Affirmant que l’UE est pour l’heure le principal partenaire de l’entité sioniste en termes d’investissement, loin devant même les Etats-Unis, elle a averti que “maintenir les échanges commerciaux avec une économie inextricablement liée à l’occupation, à l’apartheid et au génocide, c’est être complice”.

Pour rappel, l’accord de partenariat UE-entité sioniste signé à Bruxelles le 20 novembre 1995 et entré en vigueur le 1er juin 2000, repose explicitement sur le respect des droits humains, tel que stipulé dans son article 2.

Mardi, des centaines de personnes solidaires de la cause palestinienne ont manifesté devant le siège du Conseil de l’Union européenne à Bruxelles, en Belgique, pour exiger la suspension immédiate de l’accord de partenariat UE-entité sioniste et l’arrêt total des livraisons d’armes à l’occupant, ont rapporté des médias sur place.

Gaza : 21 morts dans une bousculade lors d’une distribution d’aide à Khan Younis

Khan Younis (Gaza), 13 juillet 2025 – Une nouvelle tragédie humanitaire a frappé le sud de la bande de Gaza. Au moins 21 Palestiniens ont perdu la vie mercredi lors d’une bousculade survenue dans un centre de distribution d’aide du Gaza Humanitarian Foundation (GHF), à Khan Younis.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, la majorité des victimes sont mortes asphyxiées ou piétinées, dans un chaos provoqué par un tir de gaz lacrymogène sur la foule.

Une distribution d’aide vire au drame

Des centaines de personnes s’étaient rassemblées pour recevoir une aide humanitaire dans un contexte de pénurie extrême. Des témoins ont rapporté que le tir de gaz lacrymogène a semé la panique, entraînant une bousculade meurtrière.

Le ministère a confirmé que 15 personnes sont mortes étouffées ou écrasées dans la foule, et que d’autres ont succombé à leurs blessures. « C’est la première fois que des décès sont enregistrés à cause d’une suffocation liée à une bousculade dans un centre d’aide », a précisé un communiqué officiel.

Version contestée du GHF

Le GHF, une organisation soutenue par les États-Unis et Israël, a évoqué dans une première déclaration la responsabilité de “groupes armés affiliés au Hamas”. Elle affirme que des individus armés auraient déclenché la panique. L’un de ses employés américains aurait été menacé avec une arme.

Mais cette version est fermement démentie par les autorités palestiniennes et des témoins oculaires. Le ministère de la Santé accuse l’usage de gaz lacrymogène comme déclencheur principal de la tragédie, et rejette tout lien avec une agression orchestrée par des groupes armés.

Témoignage depuis Gaza

Le correspondant d’Al Jazeera à Gaza, Hani Mahmoud, a rapporté qu’un témoin a vu des bombes lacrymogènes tirées en direction de la foule, provoquant “confusion, cris, panique” et finalement une fuite désorganisée qui a coûté la vie à plusieurs personnes, dont des femmes et des enfants.

CPI : menaces contre le procureur Karim Khan dans l’affaire Netanyahu

La Haye, 13 juillet 2025 – Le procureur en chef de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, a récemment fait l’objet de pressions graves et explicites. Selon une enquête du média Middle East Eye (MEE), un avocat proche de l’entourage de Netanyahu aurait menacé la CPI de “destruction” si elle ne renonçait pas à poursuivre les dirigeants israéliens.

Un message direct, une menace claire

Nicholas Kaufman, avocat de la défense à la CPI et lié à un conseiller du Premier ministre israélien, aurait transmis à Khan un ultimatum officieux : renoncer aux poursuites ou faire face à la destruction de sa carrière et de l’institution.

Lors d’une réunion à La Haye, Kaufman a suggéré à Khan de classer “confidentiels” les mandats d’arrêt pour permettre à Israël d’accéder aux accusations et les contester sans que l’opinion publique en soit informée.

Le message était limpide : si d’autres mandats devaient viser les ministres Ben-Gvir ou Smotrich, accusés d’encourager la colonisation illégale, “toutes les options seraient sur la table”, y compris la remise en cause de la Cour.

Kaufman aurait dit : “Ils vous détruiront, et ils détruiront le tribunal.” La déclaration a été consignée dans une note officielle de la CPI, consultée par MEE.

Netanyahu sous le coup d’un mandat d’arrêt international

En novembre, la CPI avait lancé des mandats d’arrêt contre Benjamin Netanyahu, Yoav Gallant et le chef du Hamas Mohammed Deif, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Depuis, ces dirigeants sont recherchés par la justice internationale.

La rapporteuse spéciale de l’ONU, Francesca Albanese, a récemment critiqué plusieurs pays européens – dont l’Italie, la France et la Grèce – pour avoir autorisé Netanyahu à survoler leur espace aérien, en violation de leurs engagements au titre du Statut de Rome.

Une institution sous pression

Le climat s’est encore alourdi après que Karim Khan a été accusé d’inconduite sexuelle. Deux semaines après la rencontre avec Kaufman, il a pris un congé après la publication d’allégations d’agression dans le Wall Street Journal. Il nie catégoriquement les faits.

Kaufman, par ailleurs avocat de l’ex-président philippin Rodrigo Duterte, affirme ne pas avoir parlé au nom du gouvernement israélien. Pourtant, la nature de son message et ses liens avec un conseiller proche de Netanyahu jettent une ombre sur l’indépendance de la justice internationale.

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