Le vitiligo est une maladie auto-immune chronique qui se manifeste par une dépigmentation progressive de certaines zones de la peau. Ce phénomène est dû à la disparition des mélanocytes, cellules chargées de produire la mélanine, pigment responsable de la couleur de la peau, des cheveux et des yeux. En cause : un dérèglement du système immunitaire qui, par erreur, attaque ces cellules comme s’il s’agissait d’agents étrangers.
Au-delà des taches blanches visibles, le vitiligo touche profondément à l’image de soi. La maladie agit comme une empreinte qui redessine le visage et le corps, parfois au point de donner l’impression de perdre une partie de son identité. « On ne se reconnaît plus dans le miroir. Chaque matin, on redoute de voir les zones dépigmentées s’étendre », confie Martine Carré, présidente de l’Association française du vitiligo.
Il y a à peine dix ans, le vitiligo n’était même pas reconnu comme une véritable maladie. Les patients entendaient souvent : « Ce n’est pas grave, il y a pire… », comme si la souffrance psychologique ne comptait pas. Pourtant, les conséquences peuvent être lourdes : perte de confiance, isolement social, anxiété, voire dépression.
Aujourd’hui, la perception change grâce à la recherche et à la médiatisation. Des personnalités comme le mannequin canadien Winnie Harlow ou, en France, l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, ont permis de mieux faire connaître cette affection et de montrer qu’elle ne définit pas la valeur ou la beauté d’une personne.
Si aucun traitement ne permet encore de guérir le vitiligo, certaines thérapies — photothérapie, médicaments immunomodulateurs, greffes de mélanocytes — peuvent ralentir la progression ou repigmenter partiellement la peau. L’accompagnement psychologique reste également essentiel, car il ne s’agit pas seulement de soigner la peau, mais aussi de réconcilier la personne avec son reflet.
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