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Collision entre deux trains en Espagne : au moins 39 morts dans l’accident et des dizaines de blessés

Par S.B.-- depuis 6 heures 0

L’Espagne est frappée par l’un des plus graves drames ferroviaires de ces dernières années. Au moins 39 personnes ont perdu la vie dimanche 18 janvier en fin de journée dans une collision entre deux trains à grande vitesse près d’Adamuz, en Andalousie. Le gouvernement espagnol avertit que ce bilan reste provisoire, tandis que les opérations de secours et d’identification se poursuivent.

Un enchaînement d’événements encore inexpliqué!

Selon les premières informations communiquées par le ministère des Transports, un train de la compagnie privée Iryo, qui circulait en direction de Madrid, a d’abord déraillé. Plusieurs de ses voitures ont envahi la voie opposée, où circulait au même moment un train Renfe reliant Huelva. La collision a été d’une extrême violence, provoquant à son tour le déraillement du second train et l’éjection de plusieurs voitures.

Le ministre des Transports, Óscar Puente, a qualifié l’accident d’« extrêmement étrange ». Les voies avaient été rénovées récemment, la section concernée est rectiligne, et le train Iryo, mis en service en 2022, avait fait l’objet d’une révision technique quatre jours auparavant.

Aucune hypothèse privilégiée à ce stade

Les autorités excluent pour l’instant l’excès de vitesse. Le président de la Renfe, Álvaro Fernández Heredia, a assuré que les enregistrements confirment que les trains circulaient en dessous des limites autorisées, un dépassement étant de toute façon empêché par le système de signalisation.

Il a également indiqué que l’erreur humaine était « pratiquement exclue », appelant à attendre les conclusions de la commission indépendante d’enquête mise en place par le gouvernement.

Un lourd bilan humain, encore susceptible d’évoluer

À la mi-journée lundi, 48 personnes restaient hospitalisées, dont cinq mineurs. Douze blessés, dont un enfant, se trouvent en soins intensifs. Au moins 74 autres patients ont pu quitter les hôpitaux.

Tous les survivants ont désormais été évacués des trains, mais les autorités reconnaissent qu’il est encore difficile d’affirmer avec certitude qu’aucune victime ne se trouve sous les débris. Le processus d’identification des corps est en cours, certains n’ayant pas encore été formellement identifiés.

Des scènes de chaos et des témoignages poignants

Les récits des survivants décrivent une scène de panique totale. « Nous avons été projetés en l’air », témoigne Rocío, blessée à la tête et hospitalisée à Cordoue. D’autres passagers évoquent des freinages brutaux, des sièges arrachés et des voyageurs évacuant par les fenêtres ou le toit des wagons.

Beaucoup de passagers revenaient de concours de la fonction publique, les trains étant particulièrement bondés.

Mobilisation massive des secours et solidarité locale

Plus de 220 agents de la Guardia Civil restent mobilisés sur place, aux côtés des services de secours, pompiers et équipes médicales. Des centaines d’habitants d’Adamuz et des villages voisins ont spontanément apporté leur aide, distribuant eau, nourriture et couvertures aux survivants.

Certains volontaires ont même utilisé des véhicules tout-terrain pour transporter des blessés vers des zones sécurisées durant la nuit.

Familles en quête de réponses

Sur les réseaux sociaux, de nombreux proches de voyageurs cherchent encore des informations sur leurs parents ou amis disparus. Les autorités régionales ont encouragé les blessés capables de le faire à signaler leur état à leurs familles afin de réduire l’angoisse.

Réactions politiques et nationales

Le Premier ministre Pedro Sánchez a annulé ses engagements pour se rendre sur place. Il a évoqué « une nuit de profonde tristesse » pour l’Espagne et assuré que l’ensemble des services de l’État étaient mobilisés.

La famille royale a également exprimé ses condoléances aux proches des victimes et son soutien aux blessés.

Le pire accident ferroviaire depuis 2013

Ce drame est le plus meurtrier sur le réseau espagnol depuis l’accident de Saint-Jacques-de-Compostelle en 2013, qui avait fait 79 morts. Une comparaison qui ravive de douloureux souvenirs et relance le débat sur la sécurité ferroviaire, malgré des standards techniques parmi les plus élevés d’Europe.

Alors que l’enquête débute à peine, les autorités appellent à la prudence et à la retenue. Les causes exactes de la collision devront être établies avec précision, dans un contexte de deuil national et de profonde émotion.

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