Trump affirme que les pourparlers avec l’Iran se poursuivent, tout en suspendant les attaques énergétiques, mais Téhéran nie toute négociation alors que les attaques américano-israéliennes contre l’Iran et les frappes iraniennes contre les pays du Golfe se poursuivent.
La guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran est entrée mardi dans son 25e jour, tandis que des affirmations contradictoires ont émergé concernant d’éventuelles négociations de paix.
Le président américain Donald Trump a déclaré que Washington menait des discussions avec Téhéran et a suggéré qu’un accord plus large pourrait être conclu, mais les responsables iraniens ont rejeté ces affirmations, accusant les États-Unis de tenter de gagner du temps alors qu’ils déploient davantage de forces dans la région.
Trump a égélement ordoné à l’armée de reporter de cinq jours les frappes prévues contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes .
Parallèlement, l’Iran a lancé une nouvelle salve de missiles sur Israël, les pays du Golfe ont signalé des interceptions répétées de drones et de missiles, et les combats se sont intensifiés au Liban et en Irak.
En Iran
- Déclarations de Trump : Trump a affirmé que des discussions étaient en cours avec l’Iran pour parvenir à un accord de paix plus large, déclarant que « l’Iran est sérieux ».
- Démenti iranien : Les autorités iraniennes ont fermement rejeté ces allégations, le Corps des gardiens de la révolution islamique et les dirigeants parlementaires qualifiant ces déclarations de « fausses informations » et de « gros mensonge ». Les responsables iraniens accusent les États-Unis d’avoir fabriqué ces allégations afin de manipuler les marchés mondiaux du pétrole et de la finance, et de gagner du temps alors que des troupes américaines supplémentaires sont déployées dans la région.
- Ultimatum américain : Durant le week-end, Trump a donné 48 heures à l’Iran pour exiger la réouverture du détroit d’Ormuz. Il a menacé de « raser » les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne s’exécutait pas. Lundi, ce délai a été prolongé de cinq jours.
- Le détroit d’Ormuz reste fermé : malgré les pressions internationales et les graves répercussions économiques en Asie, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a réaffirmé que la position de l’Iran sur le détroit d’Ormuz n’avait pas changé.
- Motivations et pressions politiques des États-Unis : Niall Stanage, chroniqueur à la Maison-Blanche pour The Hill, suggère que Trump pourrait chercher une « porte de sortie » car la guerre est impopulaire au niveau national et cause d’importantes difficultés économiques, notamment en raison de la hausse des prix du pétrole et du carburant.
- Méfiance et stratégie iraniennes : depuis Téhéran, Mohammed Vall, correspondant d’Al Jazeera, a constaté que les responsables iraniens et les médias d’État affichaient fermement ce qu’il a qualifié de « force de la défiance ». Vall a expliqué que Téhéran nourrissait une profonde méfiance à l’égard de tout message venant de Washington, considérant les déclarations de Trump concernant des pourparlers de paix comme une « manœuvre » visant à « gagner du temps ».
- Manifestations progouvernementales : Malgré les fortes pluies et la menace de bombardements, de grandes foules de manifestants progouvernementaux se sont rassemblées à Téhéran et dans d’autres villes iraniennes pour dénoncer les États-Unis et Israël.
- Les dirigeants pakistanais et iraniens s’expriment : le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a déclaré avoir parlé avec le président iranien Massoud Pezeshkian de « la grave situation dans la région du Golfe » et a promis que le Pakistan était déterminé à jouer « un rôle constructif dans la promotion de la paix ».
Dans le golfe
- Interceptions de missiles et de drones au Koweït : La défense aérienne du pays a réagi à de multiples attaques de missiles et de drones. L’alerte a été donnée au moins sept fois en une seule nuit.
- Attaques visant l’Arabie saoudite et Bahreïn : l’Arabie saoudite a intercepté une vingtaine de drones qui ciblaient sa province orientale, une région stratégique abritant la majeure partie des installations énergétiques et pétrolières du royaume. Par ailleurs, le ministère de l’Intérieur bahreïni a émis plusieurs alertes au cours des dernières 24 heures.
- Dans la région du Golfe, le sentiment général est le suivant : responsables et civils appellent au dialogue et à la désescalade.
- Le Royaume-Uni envoie des systèmes de défense aérienne dans le Golfe : Le Royaume-Uni envoie des systèmes de défense aérienne à courte portée au Moyen-Orient pour contrer les attaques de missiles iraniens, a déclaré le Premier ministre Keir Starmer.
Aux États-Unis
- Position de l’administration américaine sur les pourparlers de paix avec l’Iran : suite aux déclarations de Trump faisant état de discussions « productives » avec Téhéran, la Maison Blanche a démenti les spéculations concernant un accord imminent. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a souligné que la situation était « évolutive » et a précisé que « les spéculations concernant des réunions ne doivent pas être considérées comme définitives » tant qu’une annonce officielle n’a pas été faite.
- Le Pentagone ferme ses bureaux de presse : le département américain de la Défense ferme son célèbre « couloir des correspondants » et transfère ses bureaux de presse dans une annexe dont l’emplacement n’a pas été précisé. Cette décision fait suite à la décision d’un tribunal de district invalidant les nouvelles règles d’accréditation de la presse mises en place par l’administration Trump, qui auraient contraint les journalistes à signer des accords s’engageant à ne pas publier d’informations classifiées ou non autorisées.
- Niveau de menace relevé en Mauritanie : L’ambassade des États-Unis en Mauritanie a émis un avis de menace accru à l’intention des citoyens américains et du personnel de l’ambassade en raison d’une récente menace d’« attaques terroristes ».
En Palestine occupée
- Nouvelle salve de missiles : l’Iran a tiré des missiles sur Israël tôt mardi matin, a annoncé l’armée israélienne, précisant que le barrage visait le nord du pays et que ses importantes défenses aériennes « s’efforçaient d’intercepter la menace ».
- Dysfonctionnement du système d’interception israélien : Un dysfonctionnement du système d’interception aérienne israélien « Fronde de David » a permis à deux missiles balistiques iraniens de frapper le sud du pays, blessant des dizaines de personnes au cours du week-end, a confirmé l’armée.
- Appel Trump-Netanyahu : Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré avoir parlé avec Trump et que le président américain pensait que les gains militaires des deux pays en Iran pourraient se traduire par un accord négocié protégeant les intérêts d’Israël.
Au Liban, en Irak, en Syrie
- Israël attaque la banlieue de Beyrouth : Une attaque israélienne a frappé la banlieue sud de la capitale libanaise, quelques heures après que l’armée israélienne a averti les habitants de la zone de l’évacuer, affirmant qu’elle « frappait les infrastructures du Hezbollah à Beyrouth ».
- Escalade au Liban : des journalistes à Beyrouth, décrivent une « escalade significative » alors qu’Israël étend ses opérations terrestres et détruit des infrastructures vitales, comme des ponts. Hitto souligne que cette stratégie piège les civils et rend « extrêmement difficile » l’acheminement de l’aide humanitaire par les forces armées libanaises aux plus d’un million de personnes déplacées par la guerre.
- Base syrienne visée : L’armée syrienne a déclaré lundi qu’une de ses bases dans le nord-est du pays avait été touchée par un tir de missile en provenance de l’Irak voisin, tandis qu’un responsable irakien a affirmé qu’un groupe armé local était à l’origine de l’attaque.
- Frappes militaires en Irak : L’armée américaine a mené une frappe dans la province irakienne d’Anbar contre le quartier général d’un groupe armé soutenu par l’Iran. L’attaque visait le commandant en chef du groupe, Saad Dawai.
- L’Irak, champ de bataille : Nicolas Haque, en reportage depuis Bagdad, décrit l’Irak comme un champ de bataille secondaire où s’affrontent les États-Unis et les groupes soutenus par l’Iran. Il note que les États-Unis mènent des opérations ciblées et délibérées contre les dirigeants des groupes pro-iraniens, laissant ainsi le peuple irakien pris entre deux feux.
Pétrole, marchés de l’énergie et Hormuz
- Navires bloqués et troubles en Corée du Sud : la fermeture des autoroutes a fortement affecté la Corée du Sud, qui dépend du Moyen-Orient pour plus de 70 % de son approvisionnement en pétrole. Cette crise a contraint le Premier ministre sud-coréen à annuler un voyage en Chine afin de gérer les répercussions économiques sur son pays.
- Urgence énergétique au Japon : La situation est également critique pour le Japon, car près de 95 % du pétrole du pays transite par le détroit d’Ormuz.
- Cibler le « terrorisme économique » d’Ormuz : Le directeur de la compagnie énergétique nationale des Émirats arabes unis, ADNOC, a dénoncé le blocus du détroit d’Ormuz par Téhéran, qui a provoqué une flambée des prix du pétrole, comme un « terrorisme économique contre toutes les nations ».
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