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Guerre en Ukraine : Référeundum, mobilisation, bombardement, contre-attaque et manifestations contre la mobilisation militaire

Par Y.B.-- 25-Sep-2022 18

Les Etats-Unis réagiront « de manière décisive » si la Russie utilise une bombe nucléaire tactique

« Nous avons communiqué directement, en privé et à des niveaux très élevés au Kremlin que toute utilisation d’armes nucléaires aura des conséquences catastrophiques pour la Russie, que les États-Unis et nos alliés répondront de manière décisive, et nous avons été clairs et précis sur ce que cela impliquera », a déclaré le conseiller américain à la sécurité nationale Jake Sullivan dans l’émission Face à la Nation de la chaîne CBS ce dimanche

« Nous riposterons à chaque frappe », prévient Zelensky

« Nous riposterons à chaque frappe de l’ennemi dans toutes nos villes et nos régions. Nous allons libérer notre pays tout entier. Nous ne permettrons pas que l’occupant reste impuni. Chaque meurtrier et tortionnaire sera traduit en justice », affirme le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dans un message relayé par le ministère ukrainien des Affaires étrangères.

Au moins 796 manifestants contre la mobilisation arrêtés en Russie

En pleine mobilisation de réservistes pour aller combattre en Ukraine, le président russe Vladimir Poutine a signé, samedi, des amendements prévoyant jusqu’à dix ans de prison pour les militaires qui désertent ou refusent de combattre.

La fermeté de ces mesures n’a pas dissuadé les opposants à cette mobilisation partielle de manifester, samedi, dans tout le pays, où au moins 796 personnes ont été interpellées dans 33 villes, dont près de la moitié à Moscou, selon OVD-Info, une organisation spécialisée dans le décompte des arrestations.

« Nous ne sommes pas de la chair à canon ! », lançait à Moscou une jeune femme pendant que des policiers en casque anti-émeute l’entraînaient à l’écart. C’est l’un des slogans des manifestants opposés à l’envoi de mobilisés en Ukraine.

A Saint-Pétersbourg (nord-ouest), deuxième ville du pays, Ilia, 22 ans, a apporté une petite banderole portant le mot « paix ». « Je veux exprimer mon désaccord avec ce qui se passe (…). Je ne veux pas me battre pour Poutine », dit-il. « Je suis contre la guerre et la mobilisation. J’ai peur pour les jeunes », explique une autre habitante, Natalia, âgée de 70 ans.

Mercredi, le jour de l’annonce de la mobilisation par M. Poutine, près de 1 400 manifestants avaient déjà été arrêtés.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, s’adressant directement aux citoyens russes samedi soir, leur a dit que leur président envoyait sciemment « des citoyens à la mort ».

Cet ordre de mobilisation, qui concerne selon les autorités 300 000 personnes, a suscité l’inquiétude de nombreux Russes, certains choisissant de quitter le pays. Les autorités russes ont ainsi reconnu samedi un afflux « important » de voitures cherchant à se rendre en Géorgie, avec quelque 2 300 véhicules comptabilisés à un seul poste-frontière.

Les frontières avec le Kazakhstan et la Mongolie ont également enregistré un afflux de Russes, des témoignages faisant état de parfois plusieurs heures d’attente avant de pouvoir passer.

Jeudi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait estimé que les informations faisant état d’un « exode » des Russes étaient « grandement.

Moscou a aussi durci, samedi, les peines encourues par les déserteurs. Vladimir Poutine a signé des amendements prévoyant jusqu’à dix ans de prison pour les militaires qui désertent ou refusent de combattre. Le président russe a également signé une loi qui facilite l’accès à la nationalité russe pour les étrangers qui s’engagent pour une durée d’au moins un an dans l’armée, au moment où Moscou cherche par tous les moyens à recruter plus d’hommes pour combattre en Ukraine.

MOSCOU ADMET DES “ERREURS” PENDANT LA MOBILISATION

Les autorités russes ont promis de réparer les “erreurs” commises dans le cadre de la mobilisation décrétée par le président Vladimir Poutine, après la convocation de personnes censées être exemptées qui a suscité un tollé.

En annonçant mercredi cette mobilisation “partielle” des réservistes pour aller en Ukraine, Vladimir Poutine avait souligné que seules les personnes ayant une expérience militaire ou des compétences “pertinentes” seraient appelées. Mais plusieurs cas de personnes ayant dépassé l’âge de combattre, malades ou exemptées pour d’autres raisons, ont provoqué des réactions indignées sur les réseaux sociaux, suscitant l’embarras et l’inquiétude des autorités.

Dans la région de Volgograd, dans le sud-ouest dy pays, c’est un militaire à la retraite de 63 ans, souffrant d’un diabète lourd et de problèmes cérébraux, qui a été renvoyé du centre d’entraînement où il avait été convoqué, selon les autorités.

Dans la même région, le directeur d’une petite école rurale, Alexandre Faltine, âgé de 58 ans, a reçu un ordre de mobilisation alors qu’il n’avait pas servi dans l’armée. Après la publication d’une vidéo de sa fille sur les réseaux sociaux, où elle a été très partagée, il a pu rentrer chez lui.

Volodymyr Zelensky offre des garanties “à chaque soldat russe qui se rend”

Dans son traditionnel message à la nation, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est adressé aux citoyens russes, et plus particulièrement aux soldats, leur offrant des garanties en cas de reddition.

“L’Ukraine garantit trois choses à chaque soldat russe qui se rend. Premièrement: vous serez traité de manière civilisée, conformément à toutes les conventions. Deuxièmement: personne ne connaîtra les circonstances de votre reddition, personne en Russie ne saura que votre reddition était volontaire. Et troisièmement: si vous avez peur de retourner en Russie et ne voulez pas être échangé, nous trouverons un moyen d’y parvenir”, a-t-il détaillé.

Volodymyr Zelensky: “Le pouvoir russe comprend parfaitement bien qu’il envoie ses citoyens à la mort”

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, s’adressant directement aux citoyens russes ce samedi soir, leur a dit que leur président envoyait sciemment “des citoyens à la mort”.

“Le pouvoir russe comprend parfaitement bien qu’il envoie ses citoyens à la mort”, a déclaré en russe Volodymyr Zelensky, appelant les forces de Moscou à se rendre.

“Vous serez traités de manière civilisée… personne ne connaîtra les circonstances de votre reddition”.

Un bâtiment administratif du centre-ville d’Odessa visé par une attaque de drone

La ville d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine, a été visée dimanche par une attaque de drone, a affirmé un porte-parole de l’administration militaire Sergey Bratchuk sur Telegram.

Un bâtiment administratif dans le centre-ville d’Odessa a été touché à trois reprises, selon M. Bratchuk, qui précise qu’un des drones kamikazes a été abattu et qu’il n’y a pas de victime.

Plus de précisions sur l’attaque de drone sur Odessa

La ville portuaire d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine, aurait été attaquée avec des drones de fabrication iranienne utilisés par l’armée russe, selon ce qu’ont déclaré dimanche les autorités militaires ukrainiennes.

C’est la seconde attaque russe utilisant des drones iraniens en deux jours contre cette ville stratégique sur la mer Noire, après celle qui a tué deux civils vendredi, selon l’Ukraine, et provoqué des tensions entre Kiev et Téhéran.

Un drone iranien Shahed-136 avait été abattu vendredi au-dessus de la mer, selon l’armée ukrainienne, qui avait aussi assuré avoir abattu un autre drone de fabrication iranienne, un Mohajer-6, dans une autre zone.

L’Ukraine avait annoncé le même jour qu’elle allait « réduire significativement » la présence diplomatique de l’Iran chez elle en représailles aux livraisons de drones de Téhéran à Moscou, supprimant l’accréditation de l’ambassadeur d’Iran et « réduisant considérablement » le personnel diplomatique de l’ambassade iranienne. Téhéran avait dit regretter cette décision « basée sur des informations non fondées, relayées par la propagande des médias étrangers » contre l’Iran.

L’Ukraine dénonce une nouvelle attaque avec des drones iraniens sur Odessa

La ville portuaire d’Odessa (sud de l’Ukraine) a de nouveau été attaquée avec des drones de fabrication iranienne utilisés par les forces russes, ont déclaré dimanche les autorités militaires ukrainiennes, sans faire état de victimes.

C’est la seconde attaque russe utilisant des drones iraniens en deux jours contre cette ville stratégique sur la mer Noire, après celle qui a tué deux civils vendredi, selon l’Ukraine, et provoqué des tensions entre Kiev et Téhéran.

“Odessa a été de nouveau attaquée par des drones kamikazes ennemis”, qui ont touché par trois fois un bâtiment administratif du centre-ville, a déclaré dimanche le commandement opérationnel sud de l’armée ukrainienne.

Les autorités prorusses accusent l’Ukraine d’avoir frappé un hôtel dans le sud

Les autorités prorusses ont accusé les forces de Kiev d’avoir tiré dimanche un missile sur un hôtel de Kherson, ville sous occupation russe dans le sud de l’Ukraine, faisant deux morts dont un ancien député.

Ces affirmations ne pouvaient pas être vérifiées de manière indépendante dans l’immédiat.

“Aujourd’hui, à environ 05h30 (02h30 GMT), les forces armées ukrainiennes ont tiré un missile sur le Play Hotel by Ribas” à Kherson, a déclaré l’administration régionale d’occupation russe dans un communiqué.

L’ONU ne mâche plus ses mots

Fini le temps où l’ONU  mâchait ses mots et faisait dans la litote et la paraphrase. Des enquêteurs de l’organisation ont accusé ce vendredi Moscou d’avoir commis un « nombre considérable » de crime de guerre dans quatre régions ukrainiennes dans les premières semaines suivant l’invasion russe. Ils ont en revanche jugé qu’il était trop tôt pour parler de crimes contre l’humanité, des accusations que portent l’Ukraine et plusieurs ONG.

Cette commission d’enquête de l’ONU   a présenté au Conseil des droits de l’homme (CDH) les premières conclusions de son investigation sur les violations des droits humains commises à la fin de février et en mars par les forces russes dans les régions de Kiev, Tcherniguiv, Kharkiv et Soumy, situées dans le nord et nord-est de l’Ukraine.

Une frappe sur un hôtel de Kherson fait deux morts

Un hôtel de Kherson, ville du sud de l’Ukraine sous occupation russe, a été bombardé dimanche, faisant deux morts. Les autorités prorusses, relayéex ont accusé les forces de Kiev d’être à l’origine de la frappe, mais ces affirmations n’avaient pas pu être vérifiées de manière indépendante dans l’immédiat.

« Aujourd’hui, à environ 5 h 30 [4 h 30 à Paris], les forces armées ukrainiennes ont tiré un missile sur le Play Hotel by Ribas » à Kherson, a déclaré l’administration régionale d’occupation russe dans un communiqué. « Selon les données préliminaires, deux personnes sont mortes dans cet acte terroriste, a-t-elle ajouté. Les secouristes fouillent toujours les décombres à la recherche de victimes. »

Un responsable de l’administration régionale russe, Kyrylo Stremooussov, a affirmé qu’un ancien député ukrainien, Oleksi Jouravko, sympathisant prorusse, faisait partie des personnes tuées. Selon les autorités prorusses, cet hôtel hébergeait également des journalistes de médias russes au moment de la frappe. La chaîne d’Etat russe RT a publié des images montrant, selon elle, un de ses caméramans en train d’être extirpé d’un amas de gravats.

L’annonce de cette frappe intervient alors que les autorités prorusses de quatre zones contrôlées par Moscou en Ukraine, y compris dans la région de Kherson, organisent depuis vendredi des « référendums » pour entériner une annexion de ces territoires par la Russie. Ces scrutins, qualifiés de « simulacres » par Kiev et ses alliés occidentaux, doivent se dérouler jusqu’à mardi.

En Bulgarie, des russophiles célèbrent Poutine

Chanson Kalinka, drapeaux russes et tee-shirts à l’effigie de Poutine : la guerre en Ukraine n’a pas ébranlé les convictions des russophiles bulgares, qui se sont rassemblés dimanche dans le centre du pays dans une ambiance festive. Dans cet Etat pauvre des Balkans qui a rejoint l’Otan en 2004 et l’UE en 2007, de nombreux habitants, nostalgiques du régime communiste, regardent encore vers l’Est.

Hristo Ganev, chauffeur de 60 ans, est arrivé sur place en tout début de matinée. Sur les stands proposant toutes sortes de produits à la gloire de la Russie, des casquettes aux tasses de thé, il a acheté un tee-shirt frappé du « Z » de l’offensive en Ukraine, avec le dessin d’un soldat armé jusqu’aux dents. « Sans la Russie, la Bulgarie n’aurait pas existé », affirme-t-il en référence notamment à la guerre russo-turque de 1877-1878, qui a mis fin à cinq siècles de domination ottomane.

Marié à une Russe qu’il a rencontrée quand il travaillait en Sibérie à la fin des années 1980, cet homme à la carrure imposante défend la politique du président Vladimir Poutine, convaincu qu’il « combat le nazisme ». Il se déclare même « favorable à une guerre nucléaire, si c’est le prix à payer pour se libérer de la domination américaine ». Les Bulgares sont encore près de la moitié à juger que la Russie n’est pas responsable de la situation actuelle et nombreux sont ceux qui s’opposent à la livraison d’armes à Kiev, selon un sondage Eurobaromètre effectué en avril.

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