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France: Mélenchon fustige les attaques de Retailleau contre l’Algérie

Par C.B.-- 21-Mar-2025 0

Le leader de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a vivement critiqué le ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, l’accusant de s’immiscer dans des affaires relevant de la diplomatie et d’alimenter inutilement les tensions avec l’Algérie.

Un dossier qui ne relève pas de l’Intérieur

Lors d’un meeting contre le racisme et l’extrême droite, tenu mercredi à Brest, Mélenchon a dénoncé les déclarations de Retailleau sur la politique migratoire, rappelant que ces questions relèvent du ministère des Affaires étrangères et non de celui de l’Intérieur.

Il a particulièrement fustigé les menaces de représailles évoquées par Retailleau, visant à limiter la circulation des personnes entre la France et l’Algérie.

“Cela ne sert à rien de créer des tensions avec l’Algérie”, a-t-il martelé, soulignant que de telles mesures porteraient atteinte aux familles binationales et à la cohésion sociale.

Une vision passéiste dénoncée

M. Mélenchon a également dénoncé une politique discriminatoire visant les ressortissants maghrébins, accusant Retailleau de vouloir trier les Français selon leur origine.

“Un Français sur quatre a un grand-parent étranger. Vous parlez de nos familles, M. Retailleau !” s’est-il exclamé, avant d’ajouter :
“Le temps de la colonie est terminé. On ne donne pas d’ordres aux autres.”

Une opposition unanime au sein de LFI

Les critiques de Mélenchon font écho aux interventions d’autres figures de LFI.

Au Parlement français, le député David Guiraud a accusé Retailleau de détourner l’attention sur l’Algérie pour servir ses propres intérêts politiques, rappelant que le taux d’exécution des Obligations de quitter le territoire français (OQTF) y est similaire à celui du Maroc, de la Tunisie et du Mali.

Deux jours plus tôt, la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot avait elle aussi dénoncé les déclarations de Retailleau, le qualifiant de “fauteur de troubles” et lui reprochant de s’arroger des prérogatives qui ne lui reviennent pas.

“Retailleau n’est ni ministre des Affaires étrangères ni président de la République”, a-t-elle rappelé, critiquant son excès de zèle dans un dossier qui dépasse ses fonctions.

Cette levée de boucliers témoigne de l’opposition grandissante face aux propos jugés hostiles à l’Algérie et d’un débat de plus en plus polarisé sur la question migratoire en France.

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