L’ancien président Donald Trump a annoncé qu’il signerait lundi un nouveau décret visant à réduire le coût de certains médicaments. Une mesure qui relance un projet inabouti de son premier mandat, sur un sujet qu’il avait déjà défendu bien avant d’entrer à la Maison-Blanche.
La nouvelle initiative repose sur une idée simple : faire en sorte que les États-Unis ne paient pas plus que les autres pays développés.
« J’instaurerai une politique de la nation la plus favorisée, selon laquelle les États-Unis paieront le même prix que la nation qui paie le moins cher au monde », a-t-il déclaré dimanche sur ses réseaux sociaux, annonçant qu’il signerait le décret le lendemain à la Maison-Blanche.
Il promet ainsi des économies significatives sur les dépenses de santé, affirmant que « notre pays sera enfin traité équitablement, et les coûts de santé baisseront à des niveaux jamais vus ».
La mesure envisagée ciblerait uniquement certains traitements couverts par le programme Medicare, notamment ceux administrés en cabinet médical : perfusions anticancéreuses, médicaments injectables, etc.
Bien que les médicaments les plus prescrits en pharmacie ne soient pas concernés, les traitements visés représentent une part importante des dépenses publiques.
Trump évoque des « milliards de dollars » d’économies potentielles, bien que ce chiffre semble optimiste.
Medicare, le programme d’assurance santé pour les personnes âgées et handicapées, couvre environ 70 millions d’Américains. Le coût élevé des médicaments y est un problème récurrent, dénoncé par les deux partis depuis des années, sans qu’une réforme majeure n’ait encore abouti.
La mesure devrait à nouveau se heurter à la résistance de l’industrie pharmaceutique, déjà très critique en 2020 lors d’une première tentative similaire.
À l’époque, l’industrie estimait que lier les prix américains à ceux pratiqués à l’étranger donnerait un « avantage » aux autres pays, tout en mettant en péril les investissements dans la recherche et le développement de nouveaux traitements.
Un décret similaire, signé par Donald Trump dans les dernières semaines de sa présidence, avait été bloqué par la justice sous l’administration Biden. Mais l’idée reste populaire dans l’opinion, face à des prix jugés excessifs aux États-Unis, souvent deux fois plus élevés que dans d’autres grandes économies, selon un rapport publié sous Trump.
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