À l’approche de la Journée mondiale de l’enfance, célébrée chaque 1er juin, la déléguée nationale à la protection de l’enfance, Meriem Cherfi, a annoncé que le Plan national pour l’enfance 2025-2030 est sur le point d’être finalisé. Ce programme, conçu pour renforcer la prise en charge globale de l’enfant, est coordonné par l’Organe national de la protection et de la promotion de l’enfance (ONPPE), en partenariat avec le Conseil national économique, social et environnemental (CNESE) et plusieurs secteurs concernés.
Pour garantir une approche globale et cohérente, une commission pluridisciplinaire a été créée fin 2023. Elle réunit des représentants des ministères, des forces de sécurité, des associations engagées dans la défense des droits de l’enfant, ainsi que des experts et spécialistes de terrain. Cette commission a défini les axes stratégiques du plan, en lien direct avec les objectifs de développement durable, pour une meilleure protection, inclusion et promotion des droits de l’enfant.
Mme Cherfi a rappelé que l’enfance occupe une place centrale dans les politiques publiques, conformément au programme du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Elle a également souligné les progrès législatifs et institutionnels réalisés ces dernières années, estimant que la protection de l’enfance s’est considérablement renforcée grâce à un cadre juridique en constante évolution.
La Constitution de 2020 a consacré le principe de “l’intérêt supérieur de l’enfant”, en renforçant ses droits fondamentaux. Parmi les priorités affirmées : l’éducation gratuite et obligatoire, l’accès aux soins de santé, ainsi que le soutien psychologique et social. L’État place aussi la famille au cœur de sa stratégie, en tant que premier espace de protection et d’épanouissement de l’enfant.
Dans le cadre de l’élaboration du nouveau plan, plusieurs assises régionales ont été organisées récemment. Ces rencontres ont permis de recueillir des recommandations concrètes issues du terrain, qui seront intégrées aux deuxièmes assises nationales prévues avant la fin de l’année. L’objectif : affiner les politiques publiques en faveur de l’enfance en tenant compte des réalités locales.
L’Algérie a ratifié l’ensemble des conventions internationales relatives aux droits de l’enfant, et réaffirme sa volonté de les appliquer. Mme Cherfi a insisté sur l’importance d’ancrer les droits fondamentaux des enfants dans toutes les politiques, notamment en matière de scolarité, santé, protection sociale et accompagnement des plus vulnérables.
La responsable a également mis en garde contre les effets nocifs des technologies numériques sur la santé physique et mentale des enfants. Pour y faire face, un projet de cellule de veille est en cours de finalisation. Cette cellule aura pour mission de :
- détecter les contenus inappropriés en ligne,
- signaler toute atteinte aux droits de l’enfant,
- agir rapidement pour protéger les enfants,
- et participer à l’évaluation des contenus numériques qui leur sont destinés.
La création de cette cellule s’inscrit dans la révision du décret exécutif encadrant l’organisation de l’ONPPE, avec pour ambition de garantir un usage sécurisé d’Internet pour les plus jeunes, en coordination avec les autorités compétentes.
L’ONPPE dispose également d’un dispositif d’écoute et d’intervention à travers le numéro vert 11-11, accessible à tous les citoyens souhaitant signaler une situation mettant en péril un enfant. Ce service vise une prise en charge rapide des alertes et un suivi personnalisé.
Enfin, Mme Cherfi a souligné le rôle central de la société civile dans la protection de l’enfance. Selon elle, garantir les droits des enfants nécessite une mobilisation permanente de tous les acteurs : institutions, familles, associations et citoyens. La réussite du nouveau plan repose sur une implication collective pour bâtir un environnement protecteur, bienveillant et équitable pour tous les enfants.
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