L’ACAPS “condamne avec la plus grande fermeté les événements du 21 janvier 2026”, indique l’association dans un communiqué, soulignant que “les autorités d’occupation marocaines ont empêché la militante sahraouie des droits humains, Aminatou Haidar, de se rendre de Dakhla, au Sahara occidental occupé, à Madrid”.
Selon l’association, Aminatou Haidar a été “soumise à une fouille humiliante et dégradante” à l’aéroport de Dakhla d’où elle devait prendre un vol pour rallier la capitale espagnole, et s’est vu “refuser la délivrance de la carte d’embarquement”.
L’ACAPS a dénoncé, à ce titre, “le caractère discriminatoire” de cette “humiliante fouille corporelle” et “l’entrave aux déplacements” de Haidar, qui s’inscrivent dans “une répression systématique des militants sahraouis”.
Elle a affirmé, d’ailleurs, que l’intégrité physique et psychologique de cette militante sahraouie est une source de “vive inquiétude”, expliquant que durant tout son séjour à Dakhla, elle a été “placée sous surveillance”.
Cette organisation solidaire de la lutte du peuple sahraoui pour son indépendance a dénoncé également “l’utilisation de mesures administratives comme instrument de répression politique, en violation des droits fondamentaux tels que la liberté de circulation, de manifestation et de communication avec les organisations internationales”.
Elle a déploré, dans ce contexte, “la persistance d’un climat de peur et d’intimidation à l’encontre des voix dissidentes au Sahara occidental occupé, caractérisé par la surveillance, le harcèlement, l’espionnage et les intimidations physiques”.
L’association espagnole a exigé, à cet effet, des autorités marocaines de “mettre fin à la criminalisation et à la répression des militants sahraouis” et de “respecter leurs droits civils et politiques internationalement reconnus”, soulignant la nécessité que Aminatou Haidar “retrouve sa pleine liberté de circulation et de communication, sans menaces ni restrictions”.
“Les tentatives de faire taire des voix comme celle d’Aminatou Haidar illustrent clairement comment l’occupant continue de nier les droits fondamentaux et d’entraver toute tentative de dénoncer la répression dont est victime le peuple sahraoui”, a relevé l’ACAPS.
Elle a exigé, en outre, que le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui “soit garanti”, par un véritable processus démocratique supervisé par les Nations unies, soulignant que “ce droit fondamental ne saurait être bafoué au nom d’intérêts géopolitiques ni violé impunément par l’Etat occupant”.
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