Une pratique en forte expansion en Algérie
Présentée comme une alternative moins nocive au tabac, la cigarette électronique s’est rapidement imposée dans la vie de millions d’Algériens. Aujourd’hui,
Le phénomène n’est pas récent : des vapoteurs adultes utilisent ces dispositifs depuis plus de deux ans, témoignant d’une pratique régulière et durable.
Vapoter n’est pas sans risques
Contrairement au tabac, le vapotage repose sur le chauffage d’un liquide sans combustion. Cette absence de combustion réduit certains composés toxiques, mais n’exclut pas l’exposition à des substances nocives.
Les spécialistes de la santé ont évalué les risques liés à cette pratique. L’analyse inclut la littérature scientifique, les enquêtes sur les habitudes de vapotage et les effets biologiques observés.
Les conclusions pointent plusieurs risques :
- Effets cardiovasculaires probables, notamment une hausse de la pression artérielle lorsque le liquide contient de la nicotine.
- Effets respiratoires et risques de cancer possibles, même pour les produits sans nicotine.
- Effets sur le développement fœtal si la mère est exposée in utero, touchant la croissance cardiovasculaire et respiratoire.
Les substances toxiques inhalées
Les scientifiques soulignent la présence de composés toxiques appelés aldéhydes, tels que :
- l’acétaldéhyde,
- l’acroléine,
- le formaldéhyde,
- le furfural, le glyoxal
- et le propionaldéhyde.
Ces molécules sont reconnues pour leur toxicité et leur potentiel cancérogène. Selon les spécialistes, l’absence de combustion ne garantit pas l’innocuité : « L’inhalation de ces substances présente un risque sanitaire pour le vapoteur ».
Recommandations pour limiter les risques
– Pour les adolescents et non-fumeurs :
- Éviter toute initiation au vapotage.
- Respecter strictement l’interdiction de vente aux mineurs et les restrictions publicitaires.
- Les produits au goût fruité ou sucré, très attractifs pour les jeunes, ne doivent pas être consommés.
– Pour les fumeurs cherchant à arrêter :
- La cigarette électronique peut être envisagée comme outil transitoire de sevrage tabagique.
- Son utilisation doit s’inscrire dans un accompagnement global : suivi par un médecin, un tabacologue, un pharmacien ou un infirmier.
- L’objectif reste de réduire progressivement la dépendance à la nicotine et de viser l’arrêt complet du vapotage à terme.
- Pour les vapoteurs :
- Arrêter de vapoter
A retenir :
Le vapotage n’est pas une pratique sans danger. Il expose à des risques cardiovasculaires, respiratoires et cancéreux, et peut être néfaste pour le fœtus.
Pour les adolescents et les non-fumeurs, aucune initiation n’est recommandée. Pour les fumeurs adultes, la cigarette électronique ne doit être utilisée que comme outil de sevrage, sous contrôle médical.
Message clé : le vapotage ne doit jamais être considéré comme inoffensif. L’accompagnement professionnel et la prudence restent essentiels pour limiter les risques. Pour éviter tous les risques NE VAPOTEZ PAS.
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