L’agression génocidaire sioniste contre la bande de Gaza a fait 72.069 martyrs et 171.728 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon un nouveau bilan communiqué jeudi par les autorités sanitaires palestiniennes.
Les corps de deux martyrs et quatre blessés ont été transférés vers les hôpitaux de Gaza au cours des dernières 24 heures, a indiqué la même source, notant que de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres.
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre dernier, 611 Palestiniens sont tombés en martyrs et 1.630 autres ont été blessés, tandis que les corps de 726 martyrs ont été récupérés, a ajouté la même source.
Malgré les conditions de vie difficiles, les Gazaouis célèbrent l’arrivée du Ramadan
Les Palestiniens de la bande de Gaza célèbrent l’arrivée du mois sacré du Ramadan, malgré les conditions de vie difficiles que subissent les habitants de l’enclave, dont la plupart sont toujours déplacés, en raison de la guerre génocidaire sioniste et le blocus imposé par l’occupation sur le territoire.
Malgré les circonstances, les difficultés, les souffrances persistantes, les pénuries et les traces de destruction qui ont profondément marqué la bande de Gaza, ravagée par plus de deux ans d’agression sioniste génocidaire, l’atmosphère du mois du Ramadan et ses produits typiques ont trouvé leur place au marché historique de Zawiya, à Gaza-Ville, rapportent des médias mercredi.
Les boutiques et les étals des vendeurs ont installé des lanternes de toutes tailles et des pancartes annonçant leurs marchandises et souhaitant la bienvenue au mois sacré.
Certaines familles ont pu acheter des lanternes pour leurs enfants malgré les prix élevés. Cependant, nombreux sont ceux qui traversent le marché les mains vides, faute de moyens face aux prix élevés et à la pénurie de marchandises, explique Luay Al-Jamasi, propriétaire d’une boutique de décorations pour le Ramadan.
“Beaucoup de gens sont privés de décorations pour le Ramadan car ils n’ont pas accès à l’électricité”, déplore-t-il.
Amal Al-Samri et son mari tentent de créer une ambiance, ne serait-ce que symboliquement, pour le mois de Ramadan. Ils s’affairent à aménager la tente et à préparer le mois sacré. Le visage fatigué de Mme Al-Samri affiche un sourire radieux quand elle raconte comment elle créait, avant l’agression sioniste, une ambiance de Ramadan, avec des guirlandes lumineuses et des décorations.
“Aujourd’hui, il n’y a plus rien”, dit-elle. “Nous vivons une tragédie. Il n’y a ni eau ni électricité. Nous avons été déplacés de nos maisons, d’un endroit à l’autre, et à un moment donné, la mer nous a inondés et a emporté nos tentes”, ajoute-t-elle.
“Nous avons traversé des moments difficiles, et c’est une chance d’être encore en vie”, estime, de son côté, Maher Tarzi, un Palestinien qui flânait au marché de Zawiya.
Selon M. Tarzi, les gens se demandent comment ont pu survivre à tout cela, puis ils reprennent le cours de leur vie et vont au marché. “Mais leur pouvoir d’achat n’est plus le même”, déplore-t-il.
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a indiqué que, selon les estimations, au moins deux tiers de la population (1,4 million sur 2,1 millions) vivent dans un millier de sites de déplacement, dans des conditions de surpopulation et sous des tentes offrant peu d’intimité et de protection.
Les conditions humanitaires à Gaza “restent désastreuses”
L’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), a souligné que les conditions humanitaires dans la bande de Gaza “restent désastreuses”, déplorant de nouveau les restrictions sionistes imposées sur l’aide dans l’enclave palestinienne, dévastée par deux ans d’agression génocidaire.
“A travers Gaza, les conditions humanitaires restent désastreuses, de même que les contraintes pesant sur l’accès de l’aide humanitaire”, écrit l’UNRWA dans un communiqué publié jeudi sur les réseaux sociaux.
Et de poursuivre: “L’UNRWA continue d’opérer, en fournissant aux personnes déplacées des services essentiels de santé, d’éducation, d’hébergement, d’aide alimentaire et de protection grâce à un réseau et une présence uniques”.
Toutefois, a relevé l’agence onusienne, “l’ampleur des besoins dépasse ce que nous sommes actuellement autorisés à faire”.
Le HCDH craint un “nettoyage ethnique”
Le Haut -Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a condamné une série d’actions sionistes dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupée, disant craindre un “nettoyage ethnique” visant les Palestiniens.
“L’intensification des attaques, la destruction méthodique de quartiers entiers, (…) le refus d’apporter une aide humanitaire (…) conjugués aux transferts forcés qui semblent viser à un déplacement permanent, suscitent des inquiétudes quant à un nettoyage ethnique à Gaza et en Cisjordanie”, écrit mercredi soir le Haut-Commissariat dans un communiqué accompagnant un nouveau rapport.
Dans la bande de Gaza, ce rapport, couvrant la période de novembre 2024 à fin octobre 2025, détaille “les massacres et les mutilations infligées en nombre sans précédent à des civils par les forces sionistes” au cours de l’agression sanglante.
Il dénonce “la propagation de la famine et la destruction des infrastructures civiles restantes, imposant aux Palestiniens des conditions de vie de plus en plus incompatibles avec leur maintien” dans ce territoire.
Le document compilant des données de l’ONU, de sources gouvernementales et d’ONG souligne que sur la période prise en compte, les “attaques meurtrières observées à Gaza ont suscité de vives inquiétudes quant au fait que les forces sionistes aient intentionnellement ciblé des civils et des biens civils”.
Il établit notamment la mort d’au moins 463 Palestiniens, dont 157 enfants, des suites de la famine.
Le Haut-Commissariat ajoute que de tels actes “peuvent constituer des crimes contre l’humanité”, voire “un génocide” s’ils sont perpétrés dans l’intention de détruire un groupe national, ethnique, racial ou religieux.
En Cisjordanie occupée et à El-Qods Est, le rapport regrette “l’usage systématique et illégal de la force par les forces de sécurité sionistes, la détention arbitraire généralisée, la torture et autres mauvais traitements infligés aux Palestiniens détenus, ainsi que la démolition illégale et massive de maisons palestiniennes”.
“Ces pratiques servent à discriminer, opprimer, contrôler et dominer systématiquement le peuple palestinien”, affirme le rapport.
les commentaire