L’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza a fait 72.070 martyrs et 171.738 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon un nouveau bilan communiqué samedi par les autorités sanitaires palestiniennes.
Les corps d’un martyr et de 10 blessés ont été transférés vers les hôpitaux de Ghaza au cours des dernières 48 heures, a indiqué la même source, notant que de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres.
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre dernier, 612 Palestiniens sont tombés en martyrs et 1.640 autres ont été blessés, tandis que les corps de 726 martyrs ont été récupérés, a ajouté la même source.
Des humanitaires de l’ONU alertent sur le risque d’incendie dans les camps
Des humanitaires de l’ONU ont mis en garde vendredi contre la grave menace que représentent les feux pour les familles palestiniennes déplacées en raison de l’agression sioniste, dans les camps à Gaza, utilisés à des fins domestiques.
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a indiqué que les familles cuisinent, dorment et stockent leurs biens dans de petits espaces et que cette pratique représente une menace non seulement pour la communauté en raison du risque d’incendie, mais aussi pour la santé des habitants.
“Depuis novembre 2025, nos partenaires ont recensé au moins 12 incendies dans ces abris, a déclaré OCHA. Au cours des dix jours précédant le 17 février, les organisations humanitaires ont fourni une aide d’hébergement à 85 familles à Deir al-Balah et Khan Younes dont les abris avaient été endommagés par un incendie dans la ville de Gaza”.
“Les familles déplacées ont besoin d’abris adéquats pour se protéger des intempéries et bénéficier d’une plus grande intimité. Les partenaires humanitaires réaffirment l’urgence de trouver des solutions plus durables”, a-t-on ajouté. Les organisations humanitaires demandent depuis longtemps une autorisation à l’occupant sioniste pour l’acheminement de plus de matériel d’abri durable dans la bande de Gaza.
Le CPJ alerte sur la situation des journalistes palestiniens détenus dans les prisons sionistes
Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a alerté sur la situation critique des journalistes palestiniens détenus dans les prisons de l’entité sioniste, affirmant qu’ils subissent des violences d’ordres physiques, sexuelles et psychologiques.
Le CPJ a publié jeudi un nouveau rapport dans lequel 59 journalistes palestiniens racontent la torture qu’ils ont subie dans les prisons sionistes.
Intitulé “Nous sommes revenus de l’enfer”, le rapport décrit des violences “insoutenables”.
Yeux bandés, déshabillés, battus, insultés, les témoignages se suivent et se surpassent en termes d’horreurs. Un de ces anciens détenus, raconte qu’à “chaque fois qu’il perdait connaissance, une décharge électrique ou un coup le réveillait brutalement”.
Pour Sara Qudah, directrice régionale du CPJ, “il ne s’agit pas d’incidents isolés. Dans des dizaines de cas, le CPJ a documenté des abus récurrents – allant des coups à la privation de nourriture, en passant par les violences sexuelles et la négligence médicale – perpétrés contre des journalistes en raison de leur travail”.
“Ces abus révèlent une stratégie délibérée visant à intimider et à réduire au silence les journalistes, et à anéantir leur capacité à témoigner. Le silence persistant de la communauté internationale ne fait que perpétuer ces abus”, a-t-elle ajouté.
Les témoignages attestent que ces journalistes ont été directement ciblés, arrêtés et torturés pour leur travail d’information. Parmi eux, Amin Baraka a raconté avoir été interrogé à plusieurs reprises au sujet de son travail et avoir reçu des menaces de violence contre sa famille.
“Un soldat sioniste m’a dit, mot pour mot en arabe, que Wael Al-Dahdouh, nous avait défiés et était resté dans la bande de Ghaza, alors nous avons tué sa famille, et nous tuerons la vôtre aussi”, a-t-il affirmé.
Un autre journaliste, Mohammed Al-Atrash, a rapporté qu’avant sa libération de prison, on l’avait averti de cesser toute activité journalistique.
Le Comité pour la protection des journalistes, fondé en 1981 et basé aux Etats-Unis, a pour mission d’observer les abus contre la presse et promouvoir la liberté de la presse à travers le monde.
Il a recensé la détention d’au moins 94 journalistes palestiniens et d’un employé des médias depuis le 7 octobre 2023 : 32 journalistes et un employé des médias originaires de Ghaza, 60 de Cisjordanie.
Au 19 février 2026, 30 étaient toujours détenus. En 2025, le
les commentaire