“Nous avons voulu faire cette manifestation pour avoir des explications et réclamer justice aux policiers qui ont tué froidement El Hacen Diarra”, a déclaré un cousin de la victime, Moussa Diarra, au départ de la manifestation qui a rassemblé 1.200 personnes selon la police, cité par des médias.
Le cortège s’est élancé, précédé d’une banderole réclamant “justice et vérité pour El Hacen Diarra, assassiné par la police”.
Le Mauritanien de 35 ans est mort dans la nuit du 15 au 16 janvier durant sa garde à vue, après avoir été interpellé au pied de son foyer de travailleurs.
Une vidéo tournée par un voisin montre deux policiers, dont l’un, à genoux, donne deux coups de poing en direction de l’homme, qui se trouve au sol.
Cinq jours après les faits, le parquet de Paris avait annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour “violences volontaires ayant entraîné la mort par personne dépositaire de l’autorité publique”.
Lundi, l’avocat de la famille a annoncé le dépôt d’une nouvelle plainte, pour “destruction de preuves”, dénonçant l’absence d’images provenant des caméras-piéton des policiers intervenus – des petites caméras fixées sur la poitrine des agents.
Le parquet avait indiqué que ces caméras, que doivent porter sur eux les policiers, “n’étaient pas fonctionnelles, du fait, selon eux, de la décharge de leur batterie, ce qui a été vérifié par l’officier”, sans plus de précision sur les fonctions de cet officier.
Un rassemblement en son hommage a eu lieu le 18 janvier dernier et une autre marche avait rassemblé des milliers de personnes le 25 janvier dernier.
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