Le bilan de l’agression sioniste contre la bande de Gaza s’est alourdi à 72.763 martyrs et 172.664 blessés depuis le début du génocide le 7 octobre 2023, ont indiqué dimanche des sources médicales palestiniennes citées par l’agence de presse palestinienne WAFA.
Selon les mêmes sources, les hôpitaux de la bande de Gaza ont enregistré, au cours des dernières 24 heures, six morts et 19 blessés supplémentaires à la suite des attaques en cours.
Les autorités sanitaires palestiniennes ont également précisé que depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 11 octobre dernier, 871 personnes ont été tuées et 2.562 autres blessées, tandis que 776 corps ont été retirés des décombres.
Les mêmes sources ont souligné qu’un nombre indéterminé de victimes demeure enseveli sous les ruines ou abandonné sur les routes, les équipes de secours et de la défense civile étant dans l’incapacité d’y accéder en raison des destructions massives et des conditions sécuritaires.
Dans la bande de Gaza, les infrastructures médicales et de secours continuent d’opérer dans des conditions extrêmement difficiles après des mois de bombardements et de destructions, alors que les organisations humanitaires et les agences internationales mettent régulièrement en garde contre l’aggravation de la catastrophe humanitaire dans l’enclave palestinienne.
Des dizaines de milliers de manifestants marchent à travers l’Europe et les Etats-Unis pour commémorer la Nakba

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi dans plusieurs capitales européennes et grandes villes américaines à l’occasion du 78e anniversaire de la Nakba palestinienne, dénonçant la poursuite de l’agression sioniste dans la bande de Ghaza ainsi que les violences en Cisjordanie occupée, au Liban et en Syrie, rapporte l’agence palestinienne d’information Wafa.
Des marches et rassemblements coordonnés ont eu lieu notamment à Paris, Londres, Stockholm, Athènes, New York et Washington à l’appel d’organisations pro-palestiniennes, de mouvements de gauche et de collectifs de défense des droits humains.
A Paris, des dizaines de milliers de personnes ont participé à une marche organisée notamment par l’association française militant pour la reconnaissance des droits du peuple palestinien “EuroPalestine” et plusieurs associations pro-palestiniennes.
Les manifestants ont dénoncé la poursuite des bombardements sionistes sur la bande de Gaza, l’intensification des opérations militaires sionistes en Cisjordanie occupée ainsi que les frappes menées au Liban et en Syrie.
Parmi les participants figuraient la députée française Mathilde Panot, présidente du groupe parlementaire “La France insoumise – Nouveau Front Populaire”, ainsi que Olivia Zémor, présidente du collectif EuroPalestine.

L’avocat et militant franco-palestinien Salah Hammouri a également pris la parole, affirmant que les événements actuels à Ghaza s’inscrivaient dans la continuité de la Nakba palestinienne de 1948.
A Stockholm, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées sur la place “Odenplan” pour réclamer un cessez-le-feu immédiat à Ghaza et dénoncer les “crimes de guerre” commis par l’entité sioniste.
A Athènes, des manifestants ont défilé en brandissant des drapeaux palestiniens et des pancartes appelant à des sanctions internationales contre l’entité sioniste.
Les manifestants ont scandé des slogans réclamant un cessez-le-feu permanent, la levée du blocus imposé à Gaza et des poursuites judiciaires contre les responsables sionistes accusés de violations du droit international.
A Londres, plusieurs rassemblements ont été organisés dans le centre de la capitale britannique.
A New York, les participants se sont rassemblés au Washington Square Park avant le départ de la marche. Les discours et slogans ont principalement porté sur le génocide en cours dans la bande de Ghaza, la solidarité avec Al-Qods et la mosquée Al-Aqsa, tandis que les manifestants ont établi un parallèle entre le déplacement des Palestiniens en 1948 et les événements actuels dans les territoires palestiniens.
De nombreux manifestants ont également brandi des clés symboliques en signe d’attachement au droit au retour, considéré comme l’un des symboles majeurs associés à la commémoration de la Nakba.
Dans la capitale américaine Washington, des rassemblements et marches similaires ont été organisés à proximité de la Maison Blanche, avec la participation de Palestiniens et d’activistes solidaires de différentes nationalités. Les participants ont appelé à la fin de l’agression sioniste génocidaire contre Ghaza et à la cessation des souffrances des civils.
Chaque année, le 15 mai, les Palestiniens commémorent la Nakba, en référence à l’exode massif ayant accompagné l’occupation de la Palestine en 1948. Plus de 700 000 Palestiniens avaient alors été expulsés.
Ces manifestations interviennent dans un contexte de poursuite de l’agression sioniste contre bande de Ghaza qui dure depuis octobre 2023.
L’agression génocidaire sioniste contre la bande de Gaza a fait 72.757 martyrs et 172.645 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon un nouveau bilan communiqué samedi par les autorités sanitaires palestiniennes.
La Cour internationale de justice, saisie par l’Afrique du Sud, a estimé en janvier 2024 qu’il existait un “risque plausible de génocide” à Gaza et a ordonné à l’entité sioniste de prendre des mesures visant à prévenir des actes entrant dans le cadre de la Convention sur le génocide.
De son côté, la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre de hauts responsables sionistes pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans la bande de Gaza.
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