Le ministre de la Jeunesse, chargé du Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ), M. Mustapha Hidaoui, a révélé, samedi, que son secteur ambitionne d’accueillir 500.000 jeunes dans le cadre du programme des camps d’été prévu pour la saison estivale en cours.
Dans une déclaration à la presse, M. Hidaoui a indiqué que le programme arrêté pour les camps d’été 2026 vise à accueillir 500.000 jeunes, précisant que le défi du secteur est d’atteindre, à l’horizon 2028, le seuil d’un million de jeunes bénéficiaires.
Le ministre a fait savoir que le lancement du programme des camps d’été de cette année est prévu pour le 24 juin courant, avec l’accueil d’un premier contingent de 5300 enfants et jeunes, soulignant que “les efforts se poursuivent pour réunir toutes les conditions nécessaires à une prise en charge optimale de l’ensemble des participants à cette activité”.
A ce propos, M. Hidaoui a affirmé que son département veille à “accompagner les aspirations des jeunes et à les soutenir sur plusieurs plans, y compris sur le plan récréatif, dans le cadre de la dynamique engagée par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, en faveur de cette catégorie”.
Dans ce contexte, il a indiqué que le ministère a œuvré à “moderniser le système des camps d’été à travers l’élaboration d’un référentiel éducatif et d’un programme pédagogique unifié, avec la participation des différents secteurs concernés, en application également des instructions du Premier ministre”, ajoutant que “les encadreurs ont bénéficié d’une formation et d’une qualification durant plus de 7 mois afin d’améliorer le niveau de l’encadrement et la qualité des services offerts aux enfants et aux jeunes”.
Le ministre a, en outre, fait savoir que 10.000 encadreurs seront mobilisés pour la mise en œuvre du programme estival de cette année. Il a précisé que la simulation nationale pilote organisée samedi soir dans la wilaya d’Oran, réunissant près de 3.000 participants, constitue la dernière étape du processus de formation destiné aux encadreurs, visant à “s’assurer de la préparation des équipes et à harmoniser les méthodes de travail et d’organisation adoptées à travers les différents centres de vacances”.
Cette simulation permettra d’unifier les concepts d’organisation à l’échelle nationale, d’autant plus que la saison actuelle se distingue par “le renforcement du programme unifié des activités des camps d’été, introduit l’année dernière”, a-t-il déclaré.
Et d’ajouter que cette saison verra l’introduction de nouvelles activités à caractère scientifique, culturel, et éducatif, notamment la robotique, et le soroban, ainsi que d’autres activités visant à “renforcer l’esprit patriotique et les valeurs de citoyenneté” chez les enfants et les jeunes, outre l’adoption d’une tenue uniforme pour les encadrants et les bénéficiaires.
M. Hidaoui a également indiqué que tous les camps d’été organisés directement ou indirectement par le ministère sont soumis à “un système de fonctionnement unifié et font l’objet d’un suivi et d’un contrôle par le secteur”, précisant à ce propos l’existence de 40 centres de camping relevant du ministère, auxquels s’ajoutent plus de 200 centres gérés par des associations partenaires, répartis sur les 14 wilayas côtières.
Abordant le volet organisationnel de l’opération, depuis les inscriptions des bénéficiaires et des encadrants, jusqu’à leur répartition dans les camps, M. Hidaoui a souligné que l’ensemble des inscriptions ont été faites via une plateforme numérique dédiée à cet effet.
Concernant l’amélioration des conditions d’hébergement, le ministre a expliqué que des efforts ont été déployés pour réduire le recours aux tentes, et privilégier les chalets, ainsi que les infrastructures équipées, en sus de faire appel aux établissements relevant des secteurs de l’éducation nationale et de la formation professionnelle afin d’augmenter la capacité l’accueil.
Le ministre a affirmé que les camps d’été organisés directement par le ministère de la Jeunesse, ainsi que ceux financés par les institutions de l’Etat “demeurent entièrement gratuits”, même si certaines associations peuvent demander une contribution symbolique pour couvrir une partie desfrais d’organisation.
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