L’agression génocidaire sioniste contre la bande de Gaza a fait 73.231 martyrs et 173.686 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon un nouveau bilan communiqué lundi par les autorités sanitaires palestiniennes.
Les corps de 8 martyrs ainsi que 32 blessés ont été transférés vers les hôpitaux de Gaza au cours des dernières 24 heures, a indiqué la même source, notant que de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres.
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre dernier, 1.108 Palestiniens sont tombés en martyrs et 3.578 autres ont été blessés, tandis que les corps de 800 martyrs ont été récupérés, selon les autorités sanitaires.
Des milliers de prisonniers palestiniens soumis à la torture
Des milliers de prisonniers palestiniens sont soumis, quotidiennement, à de graves crimes de torture et à des traitements inhumains dans les prisons et les camps militaires de l’occupation sioniste, dénoncent des associations de défense des prisonniers palestiniens dans un rapport publié par l’ONG palestinienne “Addameer”.
Dans le sillage du crime de génocide en cours contre le peuple palestinien, ces prisons ont été transformées en un théâtre central où les réalités de ce crime se manifestent de la manière la plus cruelle, déplorent ces associations.
Selon ces organisations, cela inclut des politiques systématiques et bien ancrées d’assassinat, de privation de nourriture, de déshumanisation, d’humiliation et d’infliction délibérée de souffrances physiques et psychologiques graves aux détenus.
“Ces crimes ont touché toutes les catégories de prisonniers, y compris les enfants, les femmes, les personnes âgées, les blessés et les malades, en violation flagrante des règles du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme”, affirme le rapport.
Le document soutient que l’ampleur des crimes sionistes contre les prisonniers politiques palestiniens depuis le début du génocide contre la bande de Gaza a dépassé la conception traditionnelle de la torture, que ce soit en termes d’étendue, de brutalité ou des moyens utilisés.
Des centaines de témoignages et de déclarations sous serment recueillis par les organisations palestiniennes de défense des droits de l’homme et de soutien aux prisonniers confirment que la torture n’est plus le fait de violations individuelles ou de pratiques isolées.
Les témoignages de détenus de Gaza mettent en évidence l’ampleur des atrocités commises à l’intérieur des camps de l’armée d’occupation sioniste, que les détenus ont décrits comme des lieux de mort lente et de torture organisée.
“Nos institutions confirment également que les rapports et mécanismes de l’ONU de 2025 et 2026 ont conclu à l’existence d’un schéma systématique de torture et de mauvais traitements à l’encontre des détenus politiques palestiniens”, rappelle ces associations.
Elles soulignent que le refus d’accorder au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et aux organismes internationaux indépendants l’accès aux détenus palestiniens, ainsi que les restrictions imposées au travail des avocats et des organisations de défense des droits de l’homme, constituent “une tentative systématique de dissimuler des preuves et d’effacer les traces des crimes commis au sein du système pénitentiaire (sioniste)”.
Dénonçant le silence international concernant ces crimes, ainsi que l’immunité politique et diplomatique et l’impunité dont continue de bénéficier l’occupant, les associations réitèrent leurs demandes à la communauté internationale, à l’ONU et aux mécanismes internationaux compétents afin qu’ils “agissent de toute urgence” pour appliquer le principe de compétence universelle afin de poursuivre tous les responsables sionistes impliqués dans ces crimes.
Elles plaident pour l’imposition de mesures et de sanctions internationales efficaces à l’occupant sioniste afin de mettre un terme aux violations graves et systématiques et à garantir un accès “immédiat et inconditionnel” au CICR et aux organismes internationaux indépendants à tous les lieux de détention sionistes.
Les associations palestiniennes réclament, également, une protection internationale aux prisonniers politiques et aux détenus palestiniens, et demandent de garantir aux victimes le droit à la justice, à la réparation et à l’indemnisation.
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