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Guerre américano-sioniste contre l’Iran

Par H.B.-- depuis 3 heures 0

Pour la première fois depuis le début de la dernière vague d’attaques, des frappes ont touché des zones plus proches de Téhéran.

L’armée américaine a poursuivi ses frappes contre l’Iran, touchant des cibles plus au nord du pays ainsi que des cibles proches de la capitale Téhéran pour la première fois lors de cette nouvelle vague de violence.

Le commandement central américain (CENTCOM) a annoncé jeudi matin avoir mené des frappes contre plusieurs sites et infrastructures militaires afin de « réduire davantage la capacité de l’Iran à menacer les marins innocents » dans le détroit d’Ormuz. Il a également indiqué avoir immobilisé un pétrolier dans ce passage.

Au moins 35 personnes ont trouvé la mort et plus de 300 ont été blessées lors de la dernière vague d’attaques qui a débuté mercredi dernier après des frappes menées par le CENTCOM contre des villes portuaires iraniennes proches du détroit d’Ormuz. Les États-Unis affirment que ces attaques sont des représailles suite aux tirs iraniens sur trois navires marchands dans le détroit.

Le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien (CGRI) a déclaré avoir ciblé des installations militaires américaines dans les pays voisins du Golfe.

Voici ce qui s’est passé en Iran et aux États-Unis mercredi et jeudi, et ce que disent les deux parties :

Où les États-Unis ont-ils frappé ?

Le CENTCOM a déclaré jeudi matin dans un communiqué que les frappes aériennes américaines visaient des centres de commandement iraniens, des sites de défense aérienne, des capacités de missiles et de drones ainsi que des installations de surveillance côtière.

Plusieurs localités ont été touchées, a indiqué le CENTCOM, dont Bandar Abbas jeudi.

Une première vague de frappes, menée mercredi soir, a visé des sites de défense côtière et de missiles de croisière sur l’île de Tunb, lors d’un bombardement de 90 minutes, a ajouté le CENTCOM. Cette petite île, stratégiquement située près du détroit d’Ormuz, abriterait une base navale, bien que les détails ne soient pas publics. Elle serait également un point d’appui pour l’armée iranienne qui perturbe les voies maritimes.

Pendant ce temps, les médias iraniens ont fait état d’attaques à Bandar Abbas, sur l’île de Qeshm, à Sirik, Chabahar, Konarak, Rask, Khondab, Khorramabad et Semnan.

Un hôpital d’Ahvaz a été contraint d’évacuer 211 patients après avoir été touché lors des frappes.

Jeudi, la défense aérienne a été activée à Téhéran et dans les villes voisines de Pakdasht et Parchin. L’armée iranienne a annoncé qu’un drone MQ-9 avait été abattu au-dessus de la ville d’Andimeshk.

Le CENTCOM a déclaré jeudi, dans un communiqué distinct, qu’il appliquait un blocus naval réimposé mardi en neutralisant un pétrolier « non conforme » qui tentait de naviguer vers l’île iranienne de Kharg à l’aide de missiles Hellfire.

Comment l’Iran a-t-il réagi ?

L’armée iranienne a revendiqué jeudi des attaques de représailles contre des installations militaires américaines au Koweït et à Bahreïn.

Koweït : L’armée iranienne a déclaré dans un communiqué avoir ciblé des systèmes radar, le système de défense Patriot et des réservoirs de carburant appartenant aux forces américaines sur la base aérienne Ali Al Salem au Koweït. Dans un précédent communiqué, elle avait indiqué avoir touché un radar et un point de rassemblement de soldats américains au Koweït, ainsi que des systèmes de communication et des dépôts de carburant américains sur la base aérienne jordanienne d’al-Azraq.

Bahreïn : Des drones ont également ciblé des radars Super Hawk américains et des systèmes de défense Patriot sur la base aérienne Sheikh Isa à Bahreïn, a ajouté l’armée.

Jordanie : Par ailleurs, la Jordanie a annoncé avoir intercepté huit missiles iraniens jeudi.

Irak : Les autorités irakiennes ont annoncé que cinq drones avaient attaqué la ville d’Erbil. Deux se sont écrasés près d’une base américaine et un autre a été abattu près du consulat des États-Unis. L’armée iranienne n’a pas revendiqué ces attaques.

Que disent les deux parties ?

Le président du Parlement iranien et négociateur en chef, Mohammad Ghalibaf, a déclaré mercredi que l’Iran était prêt à une confrontation militaire d’envergure si les États-Unis ne respectaient pas les termes de l’accord intérimaire. Le pays mène un combat existentiel, a-t-il ajouté.

Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a, quant à lui, menacé de suspendre toutes les exportations d’énergie du Moyen-Orient en raison du blocus naval américain, rétabli mardi.

« L’exportation de pétrole et de gaz de la région profitera à tous ou à personne », indique un communiqué.

S’exprimant mercredi au Collège de guerre de l’armée américaine en Pennsylvanie, le président Donald Trump a réitéré ses affirmations selon lesquelles l’Iran faisait pression pour conclure un accord de paix en coulisses, sans toutefois fournir de détails.

« Ils n’apprécient pas ce que nous faisons et souhaitent un accord à l’amiable. Nous verrons bien si nous parvenons à un accord ou si nous en finissons tout simplement avec cette affaire », a-t-il déclaré.

Cependant, dans un rare élan de gratitude, Trump a remercié mercredi, via sa plateforme Truth Social, l’Iran pour la libération de Dena Karari, une citoyenne américaine que les États-Unis affirment avoir été emprisonnée « injustement » dans le pays depuis 2024.

Parallèlement, le vice-président américain JD Vance, dans une interview accordée au podcasteur Joe Rogan et diffusée mercredi, a défendu la guerre contre l’Iran, tout en ajoutant qu’un accord était nécessaire entre les deux parties pour mettre fin au conflit.

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