Volodymyr Zelensky s’est rendu, dimanche 5 juin, auprès de ses troupes sur la ligne de front dans le Donbass, dans l’est du pays, où la guerre fait rage face aux forces russes, a-t-il annoncé dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. « Nous étions à Lyssytchansk, nous étions à Soledar », a dit le dirigeant, qui s’est rendu dans les postes de commandement de ces localités proches de Sievierodonetsk, ville-clé dans l’offensive menée par Moscou dans le bassin minier du Donbass.
« La moitié » de Sievierodonetsk sous contrôle selon Kiev, Zelensky sur le front
Des selfies, des accolades, et même quelques sourires. La visite de Volodymyr Zelensky à Zaporijia, auprès des familles réfugiées de Marioupol, fut le point d’orgue d’un déplacement dans plusieurs zones du Donbass.
Ses troupes résistent toujours dans de nombreuses zones tendues à travers l’est du pays, alors que ce 102e jour de guerre a vu Kiev être la cible de missiles russes pour la première fois depuis fin avril. Cette menace, redevenue fantôme jusque-là, a été accompagnée de sévères mises en garde de Vladimir Poutine.
Un général russe tué dans l’est de l’Ukraine
Le général de division Roman Kutuzov a été tué dans l’est de l’Ukraine, rapportent des médias russes Sa mort s’ajoute à la série de pertes militaires de haut rang subies par Moscou. Selon la chaine Telegram,Military Informant, il a été tué lors d’une mission de combat dans la région de Popasna. Le ministère de la défense russe n’a pas confirmé l’information.
Les pays autour de la Serbie ferment leur espace aérien pour l’avion du ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov
Les pays européens situés autour de la Serbie ont fermé leur espace aérien pour l’avion du ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, qui était attendu lundi à Belgrade, a annoncé la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova.
« Aujourd’hui (…), les pays entourant la Serbie ont fermé le canal de communication, en refusant d’autoriser le survol de l’avion de Sergueï Lavrov, qui se rendait en Serbie », a déclaré, dimanche soir, Mme Zakharova, citée par les agences de presse russes, à la chaîne de télévision italienne La7.
La délégation russe devait arriver à Belgrade pour des pourparlers. Mais les pays membres de l’UE et de l’OTAN ont fermé leur espace aérien.
Selon le quotidien serbe Vecernje Novosti, il s’agit notamment des trois pays voisins de la Serbie : la Bulgarie, la Macédoine du Nord et le Monténégro. La visite du ministre russe a ainsi été annulée, selon une source diplomatique russe citée par l’agence de presse Interfax.
Pour sa part, le vice-président du Conseil de la Fédération, chambre haute du Parlement russe, Konstantin Kossatchev, a dénoncé, lundi matin, la fermeture de l’espace aérien pour l’avion de M. Lavrov comme une démarche dirigée « contre la Russie en tant qu’Etat et la Serbie en tant qu’Etat ».
La cheffe du gouvernement serbe, Ana Brnabic, a déclaré, dimanche, que la situation autour de cette visite était « exceptionnellement compliquée » en raison de l’impossibilité de survol de certains pays et que le président serbe, Aleksandar Vucic, travaillait lui-même sur l’organisation de la visite.
Sergueï Lavrov est visé depuis le 25 février, au lendemain de l’invasion en Ukraine, par des sanctions de l’Union européenne, tout comme le président russe, Vladimir Poutine. M. Lavrov était censé rencontrer à Belgrade le président serbe, son homologue serbe Nikola Selakovic et le patriarche de l’Eglise orthodoxe serbe, Porfirije.
A Sievierodonetsk, chaque camp a revendiqué des avancées sur le terrain durant les dernières vingt-quatre heures. Le ministère de la défense russe a affirmé, samedi, que les unités militaires ukrainiennes se retiraient de la ville, « ayant subi des pertes critiques lors des combats ». Les forces ukrainiennes ont répondu en déclarant qu’elles cherchaient à reprendre le contrôle total de la ville, avant que le gouverneur de la région de Louhansk, Serhi Haïdaï, ne revendique, dimanche dans la soirée, le contrôle de la moitié de Sievierodonetsk.
Le Royaume-Uni va fournir des lance-roquettes à l’Ukraine
Prenant la suite de Washington, le Royaume-Uni va fournir à l’Ukraine des lance-roquettes d’une portée de 80 kilomètres pour faire face à l’offensive russe, a annoncé, dans la nuit, le ministère de la défense. Ces systèmes de lance-roquettes multiples (M270 MLRS) permettront d’« augmenter significativement les capacités des forces ukrainiennes », a rapporté le ministère dans un communiqué.
L’Ukraine ne croit pas aux promesses de Vladimir Poutine concernant Odessa
« Il n’y a pas de problème pour exporter les céréales d’Ukraine », a affirmé Vladimir Poutine vendredi, après un entretien avec Macky Sall, le président en exercice de l’Union africaine. Mais Dmytro Kuleba, le ministre des affaires étrangères ukrainien, n’en croit pas un mot.
Dans un tweet, lundi, il met en garde les Occidentaux contre les promesses du président de la Fédération de Russie, qui avait assuré que Moscou n’emploierait pas les routes commerciales pour attaquer le port d’Odessa : « C’est le même Poutine qui a dit au chancelier allemand Scholz et au président français Macron qu’il n’attaquerait pas l’Ukraine – quelques jours avant de lancer une invasion à grande échelle de notre pays. Nous ne pouvons pas faire confiance à Poutine, ses mots sont vides de sens. »
L’Ukraine ne jouera pas la Coupe du monde de foot. La joie des uns contrastait avec les larmes des autres, dimanche soir au Cardiff City Stadium, au pays de Galles. Pour la Zbirna, l’équipe de foot ukrainienne, le rêve aura été aussi fou que la fin est cruelle. Victorieux des Ukrainiens (1-0) en finale des barrages européens, les Dragons – le surnom de l’équipe nationale galloise de football – ont validé, dimanche 5 juin, le dernier billet pour la Coupe du monde au Qatar (du 21 novembre au 18 décembre).
La quantité de céréales bloquées en Ukraine pourrait tripler d’« ici à l’automne », alerte Volodymyr Zelensky
La quantité de céréales destinées à l’exportation et bloquées en Ukraine en raison de la guerre pourrait tripler d’« ici à l’automne », a alerté lundi le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. « Actuellement, entre 20 et 25 millions de tonnes de céréales sont bloquées, et cet automne ce chiffre pourrait augmenter à 70-75 millions de tonnes », a-t-il dit à la presse. L’Ukraine était le quatrième exportateur mondial de blé et de maïs avant l’invasion de son territoire par la Fédération de Russie.
« Nous avons besoin de couloirs maritimes et nous en discutons avec la Turquie et le Royaume-Uni » ainsi qu’avec l’ONU, a précisé M. Zelensky, ajoutant qu’emprunter les voies maritimes permet d’exporter 10 millions de tonnes par mois.
L’Ukraine discute également avec la Pologne et les pays baltes pour exporter de petites quantité de céréales par voie ferroviaire, a-t-il ajouté.
Le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, a assuré, la semaine dernière, qu’il n’y avait « pas de problèmes pour exporter les céréales d’Ukraine », évoquant des moyens d’exporter à partir de ports ukrainiens, au départ d’autres sous contrôle russe ou de passer par l’Europe centrale et orientale.
L’Ukraine, qui accuse la Russie de bloquer ses ports, rejette ces solutions. « On ne peut pas faire confiance à Poutine », a écrit, lundi, sur Twitter, le ministre des affaires étrangères ukrainien, Dmytro Kuleba, réagissant aux promesses de Moscou de ne pas attaquer le port d’Odessa.
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