Plusieurs roquettes ont été tirées sur la « zone verte » de Bagdad, mardi 30 août, alors que les combats entre les partisans du leader chiite Moqtada Al-Sadr et l’armée épaulée par des hommes du Hachd Al-Chaabi (« unités de la Mobilisation populaire »), ex-paramilitaires pro-Iran intégrés aux forces régulières, ont repris de plus belle. Cette escalade a fait au moins une trentaine de morts ces dernières vingt-quatre heures, selon un nouveau bilan fourni par une source médicale, et 380 personnes blessées.
Les violences ont éclatés lundi à Bagdad après la décision de l’imam chiite Moqtada al Sadr de quitter la vie politique irakienne, bloquée depuis les élections législatives d’octobre dernier. De jeunes sadristes ont pris d’assaut le siège du gouvernement situé dans la « zone verte », quartier sécurisé abritant les bâtiments gouvernementaux et les ambassades, et sont descendus dans les rues où ils ont affronté des membres de factions pro-iraniennes.
Le chaos a gagné d’autres régions irakiennes : dans la province de Dhi Qar, des sadristes ont envahi le siège du gouvernorat et pénétré dans d’autres bâtiments officiels à Nassiriya. Le siège de la province de Babylone, dans la ville de Hilla, a également été occupé par des partisans de Moqtada Al-Sadr.
La crise politique en Irak dure depuis les législatives d’octobre 2021. Les forces politiques chiites, notamment celle de Moqtada Al-Sadr, n’arrivent pas à se mettre d’accord sur un nouveau premier ministre et un nouveau gouvernement.
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