“Les forces d’assaut aériennes ukrainiennes entrent dans Lyman, dans la région de Donetsk”, a indiqué sur Twitter le ministère ukrainien de la Défense. Dans une vidéo d’une minute qui accompagne le message, on aperçoit deux soldats ukrainiens agiter puis accrocher le drapeau national bleu clair et jaune à côté de l’inscription “Lyman”, à l’entrée de la ville.
Lyman se situe dans la région de Donetsk, annexée vendredi par Moscou, mais pas entièrement contrôlée par les troupes russes.
L’armée russe a annoncé samedi “s’être retirée” de la ville de Lyman que les soldats ukrainiens avaient déclaré “encercler” ces dernières heures. “Menacées de se faire encercler, les troupes alliées ont été retirées de Lyman vers des lignes plus favorables”, a indiqué dans un communiqué le ministère russe de la Défense.
La Turquie refuse de reconnaître les annexions
La Turquie, au centre des tentatives de négociations entre l’Ukraine et la Russie, a indiqué ne pas reconnaître l’annexion russe de la Crimée en 2014 et rejeter la décision de Moscou d’annexer les régions de Donetsk, Lougansk, Zaporojie et Kherson, dénonçant une « grave violation » du droit international.
Les Etats-Unis votent une nouvelle aide de 12,3 milliards d’euros à Kiev
Le Congrès américain a voté une nouvelle tranche d’aide de 12,3 milliards d’euros à destination de l’Ukraine, dont 3,7 milliards d’euros d’équipements militaires, portant l’enveloppe américaine à 65 milliards d’euros depuis le début de l’invasion russe.
La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, en a profité pour appeler « les autres donateurs à non seulement accélérer leurs décaissements vers l’Ukraine mais également à augmenter leur aide ».
La Banque mondiale accorde 530 millions de dollars supplémentaires à l’Ukraine
La Banque mondiale a annoncé vendredi accorder 530 millions de dollars (540 millions d’euros) supplémentaires de soutien à l’Ukraine afin de lui permettre de « faire face aux besoins urgents engendrés par l’invasion russe ».
Ce soutien, qui prend la forme d’un nouveau prêt via la Banque internationale pour la reconstruction et le développement, est garanti par le Royaume-Uni à hauteur de 500 millions de dollars (510 millions d’euros) et par le Danemark pour 30 millions de dollars (30,6 millions d’euros), a précisé l’institution dans son communiqué.
« Le bilan des destructions et dommages en Ukraine et impressionnant et continue d’augmenter. Le soutien de la communauté internationale a jusqu’ici été impressionnant (…). Le peuple ukrainien fait face à un long chemin en vue de la reconstruction et les partenaires poursuivront leur soutien », a déclaré la vice-présidente de l’institution pour l’Europe et l’Asie centrale, Anna Bjerde, citée dans le communiqué.
Selon les estimations réalisées par l’institution, « les coûts à long terme de la reconstruction sont énormes et dépassent largement les 100 milliards de dollars sur les trois prochaines années », a ajouté Mme Bjerde.
Cette nouvelle tranche porte l’aide accordée par la BM en faveur de l’Ukraine à 13 milliards de dollars depuis le début du conflit, dont 11 milliards ont d’ores et déjà été décaissés.
Le consulat de Russie à New York vandalisé
La façade du consulat de Russie à New York a été vandalisée à la peinture rouge, a annoncé la police vendredi, dans ce qui semble être un geste de protestation au moment où la Russie a annexé quatre régions ukrainiennes.
Vendredi à la mi-journée, de larges taches et bandes de peinture rouge recouvraient plusieurs mètres en hauteur et en largeur, de la façade du consulat, un bâtiment de style Renaissance situé dans le quartier de l’Upper East Side, à Manhattan, a constaté un photographe de l’Agence France-Presse. Le portail d’entrée a aussi été recouvert de peinture rouge.
La police a été prévenue vers 1 h 30 du matin, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la police de New York. « Il n’y a pas eu d’arrestation et l’enquête est en cours », a ajouté ce responsable, précisant que l’incident était considéré comme « possiblement motivé par de l’hostilité ».
Les russophones de Lettonie craignent de devenir « victimes collatérales » de la guerre en Ukraine
La guerre en Ukraine a compliqué davantage la situation des russophones de Lettonie, tiraillés entre l’attachement à ce pays qu’il considèrent comme leur patrie et leur identité culturelle et linguistique. Certains craignent en outre de devenir les « victimes collatérales » du conflit mené par Moscou.
« Avec la guerre en Ukraine, l’attitude des Lettons envers leurs concitoyens russophones s’est considérablement détériorée », se plaint Vladimir Dorofeev, guide touristique de 48 ans, même si la majorité d’entre eux ne soutient pas cette invasion selon les sondages. Citoyen letton, russophone et marié à une Lettone, M. Dorofeev est venu participer à un rassemblement du petit parti Union russe de Lettonie, devant le Parlement letton, à la veille des élections législatives samedi.
Une petite centaine de personnes y protestent contre une réforme imposant le letton comme principale langue d’enseignement, y compris dans les écoles où les enfants sont majoritairement russophones. « Non à l’assimilation », « Stop au génocide linguistique en Lettonie », clament leurs banderoles.
Selon les sondages, l’Union russe, accusée de contacts avec le Kremlin, a bien progressé dans les intentions de vote et pourrait faire son entrée au parlement. Ce parti dépasse ainsi désormais le modéré parti social-démocrate Harmonie qui arrivait régulièrement en tête des législatives sans jamais avoir pu gouverner car isolé par les autres formations politiques du pays.
La russophone Tatiana Efimova, 40 ans, spécialiste en logistique et comptabilité, estime aussi que « la guerre en Ukraine a changé le comportement à l’égard des russophones, surtout chez ceux chez qui l’Union soviétique a laissé un souvenir douloureux ». Mais elle estime que c’est une situation normale. « Les Lettons interdisent le russe car ils veulent protéger leur langue, leur nation, leur identité. Ils sont peu nombreux, c’est donc normal ». « Je parle le russe et le letton. J’ai des amis lettons et personne ne m’a jamais rien dit », déclare-t-elle.
Occupée tour à tour par les chevaliers teutoniques, les Suédois, les Polonais, puis les Russes, la Lettonie a obtenu son indépendance en 1918, avant d’être annexée entre 1944 et 1990 par l’URSS. Des dizaines de milliers de Lettons ont été déportés, alors que des milliers de Russes s’y sont installés pendant cette période. Aujourd’hui, les russophones constituent environ 30 % de la population de ce pays balte de 1,8 million d’habitants.
Après le retour à l’indépendance en 1991, les Lettons ont décidé de construire leur Etat autour de leur langue et identité culturelle. La citoyenneté n’a été accordée qu’aux habitants d’avant 1940 et à leurs descendants. Depuis, peuvent devenir lettons aussi ceux qui réussissent un examen de langue et d’histoire lettones, des tests difficile pour nombre de russophones, surtout parmi les plus âgées. Certains, incapables ou refusant de passer cet examen, sont devenus des « non-citoyens ». Ils reçoivent un « passeport pour étrangers » délivré par la Lettonie où aucune citoyenneté n’est indiquée.
« Les non-citoyens » constituent près de 10 % de la population. Ils sont privés du droit de vote et ne peuvent pas travailler dans le secteur public, devenir avocats, notaires ou pharmaciens par exemple. Le sort de la minorité russophone a souvent permis au Kremlin d’exercer une pression sur la Lettonie, qui malgré son appartenance à l’Otan et à l’Union européenne, a toujours été inquiète face à son voisin.
La guerre en Ukraine a fait monter d’un cran supplémentaire l’inquiétude de devenir une victime des visées expansionnistes de Vladimir Poutine. A l’inverse, Miroslavs Mitrofanovs, co-président de l’Union russe de Lettonie, et ancien député européen, juge que « la guerre a délié les mains des nationalistes lettons qui se vengent aujourd’hui de nous ». Arvids Degis, écrivain et éditeur, estime que ce genre de discours est toutefois marginal et ressurgit surtout à l’occasion des élections. « Mais cela ne tient pas la route et est généralement ridiculisé comme des fake news favorable au Kremlin », déclare-t-il.
Joe Biden promet une enquête pour déterminer « ce qui s’est exactement passé »
Vendredi soir, le président américain, Joe Biden, a promis l’envoi de moyens sous-marins sur le site des explosions des gazoducs Nord Stream 1 et 2, « afin de déterminer ce qui s’est exactement passé », après ce qu’il a qualifié d’« acte de sabotage délibéré ». « J’ai déjà commencé à aider nos alliés à renforcer la protection de ces infrastructures cruciales », a-t-il ajouté.
La police allemande mobilise en mer « toutes les forces disponibles » pour protéger les « infrastructures critiques » du pays
Après les explosions qui ont endommagé les gazoducs sous-marins Nord Stream, la ministre de l’intérieur allemande, Nancy Faeser, a annoncé aujourd’hui que « toutes les forces disponibles » de la police allemande patrouillaient désormais la mer du Nord et la mer Baltique.
« Nous prenons les menaces actuelles au sérieux et nous nous protégeons », a-t-elle déclaré au quotidien Sueddeutsche Zeitung. Les unités de police, avec notamment des hélicoptères et les forces spéciales maritimes, disposent « de capacités spéciales afin d’intervenir dans les situations dangereuses », a ajouté la ministre.
Les gazoducs Nord Stream, qui sont fermés depuis la fin du mois d’août, étaient des artères cruciales assurant la livraison du gaz russe à l’Allemagne. L’origine des explosions est pour l’instant inconnue.
L’Allemagne « soutiendra l’enquête conjointe » menée par le Danemark et la Suède, a déclaré le chancelier Olaf Scholz à ses homologues des deux pays lors d’un appel vidéo aujourd’hui. Tout porte à croire qu’il s’agit d’un « acte délibéré de sabotage », a déclaré le porte-parole du chancelier, Steffen Hebestreit. Avec ses partenaires de l’Union européenne et de l’OTAN, l’Allemagne va « renforcer la préparation et la protection contre le sabotage des infrastructures critiques », a-t-il ajouté.
La Norvège, qui est devenue le principal fournisseur de gaz naturel d’Europe, a également déclaré aujourd’hui qu’elle acceptait les contributions militaires de la France et de la Grande-Bretagne pour sécuriser ses secteurs gazier et pétrolier.
Les Etats-Unis annonceront l’envoi de nouvelles armes pour l’Ukraine la semaine prochaine
Il y aura « une annonce, la semaine prochaine, d’une assistance sécuritaire immédiate » en faveur de l’Ukraine, a affirmé à la presse le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan, vendredi soir.
Il a rappelé que les Etats-Unis avaient déjà promis une aide militaire massive dans la durée, dont dix-huit systèmes d’artillerie Himars qui doivent d’abord être fabriqués.
Les Etats-Unis et le Canada se redisent favorables à une éventuelle adhésion de l’Ukraine à l’OTAN
« Nous soutenons fermement l’entrée dans l’OTAN de pays qui souhaitent y adhérer et qui peuvent y apporter leurs capacités », a déclaré le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, ajoutant que les Etats-Unis restaient fidèles à la politique de la « porte ouverte » de l’OTAN. Mais, a-t-il ajouté, « il existe un processus pour cela et les pays continueront à suivre ce processus.
Le chef de la diplomatie américaine était interrogé lors d’une conférence de presse sur les déclarations du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, appelant à une adhésion accélérée de son pays à l’Alliance atlantique après la déclaration d’annexion par la Russie de territoires ukrainiens. Aux côtés de M. Blinken, la ministre des affaires étrangères canadienne, Mélanie Joly, a été plus explicite, rappelant que son pays avait « toujours soutenu l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN ».
A Bruxelles, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, est resté évasif quand il a été interrogé sur la candidature de l’Ukraine à une « adhésion accélérée ». « Chaque démocratie en Europe a le droit de demander l’adhésion à l’OTAN et nous avons déclaré encore et encore que la porte restait ouverte », a-t-il déclaré. Mais une décision sur l’adhésion doit être approuvée « à l’unanimité » par les trente pays membres, a-t-il rappelé.
L’Inde s’abstient également
Le texte préparé par les Etats-Unis et l’Albanie a recueilli dix voix. Quatre pays se sont abstenus : la Chine, l’Inde, le Brésil et le Gabon.
Un vote ultérieur prévu à l’Assemblée générale des Nations Unies
Le veto russe n’est pas une surprise. Les Etats-Unis avaient déjà prévu d’y faire face. « Si la Russie empêche le Conseil de sécurité de s’acquitter de ses responsabilités, nous demanderons à l’Assemblée générale, où chaque pays a une voix, de dire clairement que c’est inacceptable de redessiner des frontières de force », avait prévenu plus tôt dans la journée le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken.
Ce vote ultérieur à l’Assemblée générale, où aucun des 193 Etats membres n’a de veto, permettra d’évaluer le degré d’isolement de la Russie, alors que certains pays en développement s’agacent que l’Occident concentre toute son attention sur l’Ukraine. Les Occidentaux sont « relativement confiants d’obtenir un fort soutien pour l’intégrité territoriale de l’Ukraine à l’Assemblée générale », a affirmé Richard Gowan, analyste au sein de l’ONG International Crisis Group. « Beaucoup de pays commençaient à retirer leur soutien à l’Ukraine (…), mais en mettant l’annexion et l’intégrité territoriale sur la table, Poutine va forcer nombre d’Etats hésitants à revenir dans le camp de l’Ukraine », notamment certains Etats africains, a-t-il ajouté, estimant que le président russe avait fait une « erreur diplomatique fondamentale ».
Au printemps, l’Assemblée générale avait voté trois résolutions concernant l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la troisième s’étant traduite par un effritement de l’unité internationale face à Moscou :
- le 2 mars, lors d’un premier vote historique, 141 pays avaient condamné l’invasion russe, 5 pays votant contre (Russie, Biélorussie, Syrie, Corée du Nord et Erythrée), 35 s’abstenant ;
- le 24 mars, l’Assemblée avait réclamé un accès humanitaire sans entrave et la protection des civils en Ukraine : 140 voix pour, 5 contre (les mêmes) et 38 pays avaient choisi l’abstention ;
- le 7 avril, seulement 93 pays avaient soutenu la suspension de la Russie du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, 24 votant contre et 58 s’abstenant.
A l’issue de la réunion sur les « référendums » d’annexion, le Conseil se penchera, à la demande de la Russie, sur les quatre fuites touchant les gazoducs Nord Stream en mer Baltique.
La Russie met son veto à la résolution condamnant ses annexions en Ukraine, la Chine s’abstient
La réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur les annexions russes a commencé
Le Conseil de sécurité a commencé à examiner, peu après 21 heures (heure de Paris), une résolution condamnant les « pseudo-annexions » des régions ukrainiennes occupées par Moscou et appelant tous les Etats et autres organisations « à ne pas [les] reconnaître ». Il exige également que Moscou « cesse immédiatement » son invasion de l’Ukraine et « retire immédiatement, complètement et sans conditions toutes ses forces militaires » du pays.
Ce texte, préparé par les Etats-Unis et l’Albanie, est voué à être bloqué par un veto de la Russie. Une question subsiste cependant : comment la Chine et l’Inde voteront-elles ?
Pékin, officiellement neutre, a répété cette semaine son appel au respect de l’intégrité territoriale « de tous les pays ». La position de l’Inde sera également suivie de près. Les deux pays s’étaient abstenus en février, au lendemain de l’invasion russe, lorsque la Russie avait mis son veto au Conseil à une résolution dénonçant son « agression » de l’Ukraine.
Volodymyr Zelensky se félicite des « résultats significatifs » de la contre-offensive dans l’Est
Le président ukrainien s’est félicité, vendredi soir, des « résultats significatifs » de la contre-offensive ukrainienne dans l’est du pays. « Tout le monde a entendu ce qui se passe à Lyman [partiellement encerclée par les troupes de Kiev], dans l’oblast de Donetsk. Ce sont des étapes qui comptent beaucoup pour nous », s’est-il réjoui, lors de son allocution quotidienne publiée sur les réseaux sociaux.
« Nous devons libérer toutes nos terres, et ce sera la meilleure preuve que le droit international et les valeurs humaines ne peuvent être violés par aucun Etat terroriste – même un Etat aussi effronté que la Russie », a-t-il ajouté.
Le directeur de la centrale de Zaporojie arrêté par une patrouille russe
Selon un communiqué d’Energoatom, l’agence d’Etat ukrainienne en charge des centrales nucléaires, le directeur général de la centrale de Zaporojie Ihor Murashov a été arrêté par une patrouille russe. « Il a été sorti de la voiture et, les yeux bandés, il a été conduit dans une direction inconnue », détaille Petro Kotin, le patron d’Energoatom.
les commentaire
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