« Ce samedi en Ukraine commence avec un barrage de missiles russes visant des infrastructures civiles critiques. Nous en avons intercepté une partie », annonce le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, mais, « d’autres ont touché leur cible ». Le ministre appelle « les capitales » à décider sans tarder de livrer de nouveaux systèmes de défense antiaérienne, qui « sauvent des vies ».
« S’il n’y a plus de courant, d’électricité et d’eau en Ukraine, cela peut déclencher un nouveau tsunami migratoire », a-t-il dit. La Russie veut « offrir à l’Ukraine un hiver froid, au cours duquel les gens pourraient littéralement mourir gelés. Cela pourrait conduire à une catastrophe humanitaire planifiée, comme l’Europe n’en a jamais vu depuis la Deuxième Guerre mondiale », a-t-il averti.
Des coupures un peu partout dans l’Ouest
Dans l’Ouest de l’Ukraine, l’électricité et l’eau étaient coupées dans certaines zones de la région de Volhynie, selon son gouverneur. La ville de Khmelnytski était privée de courant et les autorités municipales ont appelé les habitants à se préparer à des coupures d’eau. Dans la région de Rivné, également dans l’Ouest, le gouverneur Vitali Koval a indiqué que des attaques avaient visé dans la matinée l’ « infrastructure énergétique » de la région, endommageant des sous-stations d’électricité.
Des coupures de courant ont également été signalées dans la région d’Odessa (Sud-Ouest) après « deux frappes de missiles sur l’infrastructure énergétique de la région », a déclaré le gouverneur Maxim Martchenko. Le gouverneur de la région de Kirovohrad (centre) a pour sa part demandé aux entreprises locales et aux habitants de réduire leur consommation d’électricité après les frappes sur d’ « importantes » infrastructures énergétiques.
Zelensky accuse l’armée russe d’avoir miné un barrage dans le sud de l’Ukraine
Dans son allocution quotidienne, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a accusé jeudi soir les Russes d’avoir « miné » le barrage de la centrale hydroélectrique de Kakhovka, située dans la région occupée de Kherson (sud).
« En cas de destruction du barrage (…) le canal de Crimée du Nord disparaîtra tout simplement » et ce serait « une catastrophe à grande échelle », a ajouté le président ukrainien, qui avait déjà évoqué cette éventualité lors d’une intervention peu avant, devant le Conseil de l’Union européenne.
Selon une note publiée mercredi par l’Institut pour l’étude de la guerre (Institute for the Study of War, ISW), une organisation non gouvernementale américaine, les forces russes sont en train de préparer le terrain pour mener une attaque contre le barrage de cette centrale, et en imputer la responsabilité aux Ukrainiens. « Les militaires russes pensent peut-être que la rupture du barrage pourrait couvrir leur retraite de la rive droite du Dnipro et empêcher ou retarder les avancées ukrainiennes sur le fleuve », avance l’Institut.
Le barrage de cette centrale est aménagé sur le fleuve Dniepr, dans une zone actuellement sous contrôle de l’armée russe et non loin de la ligne de contact avec les forces ukrainiennes.
Qui en veut au barrage de la centrale hydroélectrique de Kakhovka ?
Les forces russes sont en train de préparer le terrain pour mener une attaque contre le barrage de la centrale hydroélectrique de Kakhovka, située dans la région occupée de Kherson (sud), et en imputer la responsabilité aux Ukrainiens, selon une note de l’Institut pour l’étude de la guerre (Institute for the Study of War, ISW), une organisation non gouvernementale américaine, publiée mercredi. « Les militaires russes pensent peut-être que la rupture du barrage pourrait couvrir leur retraite de la rive droite du Dnipro et empêcher ou retarder les avancées ukrainiennes sur le fleuve », avance l’Institut.
Mardi, le général Sergueï Sourovikine, à la tête des troupes russe en Ukraine, a ainsi « affirmé avoir reçu des informations selon lesquelles Kiev a l’intention de frapper le barrage de la centrale hydroélectrique de Kakhovka, ce qui, selon lui, provoquerait des inondations dévastatrices dans l’oblast de Kherson », explique l’ISW. Le gouverneur russe de cette région, Vladimir Saldo, « s’est fait l’écho de cette affirmation en assurant que les forces ukrainiennes avaient l’intention de frapper les barrages en amont de la ville de Kherson », ajoute l’Institut.
Les autorités russes ont « probablement l’intention » d’utiliser ces avertissements concernant une prétendue attaque ukrainienne contre la centrale hydroélectrique de Kakhovka pour créer une narration « leur permettant d’endommager le barrage et d’accuser l’Ukraine » des dommages qui en découleraient. Une telle manœuvre permettrait au Kremlin, analyse l’ISW, d’« éclipser la nouvelle d’une troisième retraite humiliante des forces russes » et de contribuer à la propangande russe selon laquelle l’Ukraine serait un Etat « terroriste » ciblant délibérément les civils.
Joe Biden accuse le parti républicain de vouloir réduire l’aide financière à l’Ukraine
Joe Biden a fustigé jeudi soir le parti républicain en l’accusant de vouloir, en cas de victoire aux élections législatives de novembre, diminuer le soutien financier américain à l’Ukraine. « Ils disent que s’ils gagnent, ils ne continueront probablement pas à financer l’Ukraine », a déclaré le président américain lors d’un déplacement en Pennsylvanie, Etat clé pour les élections de mi-mandat. « Ces gens ne comprennent pas. Cela va au-delà de l’Ukraine. C’est l’Europe de l’Est. C’est l’OTAN », a poursuivi le dirigeant démocrate, ajoutant que les républicains n’avaient « aucune compréhension de la politique étrangère américaine ».
Le chef des républicains à la chambre basse du Congrès, Kevin McCarthy, a prévenu mardi que son parti ne signerait pas de « chèque en blanc » à l’Ukraine s’il remportait, comme les sondages le prédisent, la majorité des sièges de la Chambre des représentants lors des élections du 8 novembre.
En cas de victoire de son parti, cet élu californien espère détrôner la démocrate Nancy Pelosi à la tête de la Chambre, ce qui ferait de lui le troisième personnage de l’Etat américain, après le président Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris.
Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février, le gouvernement de Joe Biden a débloqué 17,6 milliards de dollars d’aide militaire à l’Ukraine, avec l’accord des deux partis au Congrès, bien qu’une partie de l’aide droite des républicains ait protesté.
La Russie transforme le réseau électrique ukrainien en « champ de bataille », dit Zelensky
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a informé jeudi les Européens que la Russie était en train de transformer le réseau électrique de son pays en « champ de bataille ». Les conséquences de ces attaques « sont très dangereuses, à nouveau, pour nous tous en Europe », a-t-il dit dans une intervention devant le Conseil de l’Union européenne, ajoutant que « la Russie provoque une nouvelle vague de migration d’Ukrainiens vers les pays de l’UE ».
Des mesures d’économie d’énergie sont mises en place dans toute l’Ukraine après des frappes russes qui ont détruit plus de 30 % des centrales électriques du pays en une semaine, selon M. Zelensky.
En réponse à ces attaques, le dirigeant ukrainien a appelé les pays européens à fournir à Kiev des défenses aériennes plus sophistiquées et à infliger à Moscou plus de sanctions économiques.
Les chefs de la défense russe et américain se parlent, sans espoir de détente
Le chef du Pentagone Lloyd Austin et son homologue russe Sergueï Choïgou se sont parlé vendredi pour la première fois depuis des mois, Washington assurant en même temps ne voir aucune volonté du Kremlin d’une discussion qui viserait à arrêter la guerre en Ukraine. Lors de ce rare échange téléphonique, Lloyd Austin a souligné « l’importance du maintien de canaux de communication » alors que l’Occident redoute une éventuelle course folle du président Vladimir Poutine vers l’utilisation de l’arme atomique dans le conflit en cours, selon le ministère américain de la Défense.
Le Pentagone n’a pas donné d’autres détails sur leur conversation, mais le ministère russe avait précisé plus tôt que les deux hommes avaient évoqué « plusieurs questions d’actualité de sécurité internationale, dont la situation en Ukraine ». Lloyd Austin a également parlé avec le ministre ukrainien de la Défense, Oleksiï Reznikov, réitérant « l’engagement inébranlable des Etats-Unis à soutenir la capacité de l’Ukraine à contrer l’agression de la Russie ».
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