Derniées informations
prev next

Le bilan humain à Gaza s’alourdit malgré le cessez-le-feu : morts civiles, froid extrême et violations répétées

Par A.B.-- 17-Jan-2026 3

Le bilan s’alourdit à 71.548 martyrs et 171.353 blessés

L‘agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza a fait 71.548 martyrs et 171.353 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon un nouveau bilan communiqué samedi par les autorités sanitaires palestiniennes.

Un nourrisson meurt de froid dans le sud de Gaza

La crise humanitaire à Gaza continue de s’aggraver. Une fillette palestinienne âgée de 27 jours, Aisha Ayesh al-Agha, est décédée à Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, en raison d’une vague de froid intense, ont rapporté des sources médicales à l’agence officielle palestinienne Wafa.

Selon ces sources, le manque d’aide humanitaire, aggravé par les restrictions imposées par Israël et l’absence de moyens de chauffage, a rendu les conditions de vie particulièrement précaires pour les populations déplacées. La mort de ce nourrisson porte à huit le nombre d’enfants décédés à Gaza à cause du froid extrême depuis le début de l’hiver.

Des tirs sionistes font de nouveaux blessés à Gaza

Sur le terrain, la violence se poursuit. Toujours selon l’agence Wafa, des tirs sionistes ont blessé une jeune Palestinienne à l’école Halawa, dans la ville de Jabalia, au nord de la bande de Gaza. Ces tirs sont intervenus alors que des frappes aériennes visaient l’est de Gaza-ville, ainsi que des bombardements à Deir el-Balah et dans le camp de réfugiés de Bureij.

Des coups de feu ont également été signalés à l’est de Khan Younis et au nord de Rafah, illustrant la poursuite quasi quotidienne des opérations militaires.

Un cessez-le-feu largement violé

Bien qu’un cessez-le-feu soit officiellement en vigueur depuis octobre, les chiffres indiquent une réalité bien différente. D’après les autorités locales de Gaza, Israël aurait violé l’accord au moins 1 193 fois entre le 10 octobre 2025 et le 9 janvier 2026, par des frappes aériennes, des tirs d’artillerie ou des fusillades directes.

Selon une analyse , Gaza a été attaquée 82 jours sur 97 depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, laissant seulement 15 jours sans morts ni blessés signalés. Depuis octobre, au moins 463 Palestiniens ont été tués et 1 269 blessés, dont plus de 100 enfants, selon l’UNICEF.

Raids israéliens en Cisjordanie occupée

La violence ne se limite pas à Gaza. En Cisjordanie occupée, des forces israéliennes ont mené des raids nocturnes dans plusieurs localités du gouvernorat de Hébron. À Idhna, à Beit Ummar et dans le camp de réfugiés d’Arroub, des incursions ont été signalées, faisant au moins un blessé palestinien, touché par des éclats de munitions réelles.

Dans la ville d’ad-Dhahiriya, des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes ont été tirés sur des habitants, accentuant le climat de tension.

La phase 1 du cessez-le-feu : des objectifs largement non atteints

La première phase du plan américain en 20 points, présenté comme une tentative de stabilisation, visait notamment à arrêter les combats, permettre les échanges de prisonniers, faciliter l’entrée de l’aide humanitaire et organiser un retrait partiel des forces israéliennes.

Dans les faits, si tous les captifs israéliens, sauf un, ont été libérés, Israël n’a pas relâché l’ensemble des prisonniers palestiniens prévus par l’accord. Surtout, les attaques n’ont jamais réellement cessé, malgré la reconnaissance officielle du cessez-le-feu par Washington.

Un « Conseil de la paix » critiqué pour son parti pris

La Maison-Blanche a récemment annoncé la création d’un « Board of Peace », chargé de superviser la transition et la reconstruction de Gaza. Parmi ses membres figurent notamment Tony Blair, ancien Premier ministre britannique, Marco Rubio, secrétaire d’État américain, Steve Witkoff, émissaire spécial pour le Moyen-Orient, ainsi que Jared Kushner, gendre de Donald Trump.

Cette initiative est vivement critiquée. Le journaliste et universitaire Rami Khouri estime que ce conseil est « très favorable à Israël » et « aveugle aux droits égaux des Palestiniens ». Il a comparé ce projet à la Déclaration Balfour, jugeant qu’il risque d’entrer dans l’histoire comme un texte profondément déséquilibré.

Une situation humanitaire toujours plus critique

Entre violations répétées du cessez-le-feu, morts civiles, enfants victimes du froid, pénurie d’aide et incertitudes politiques, la situation à Gaza demeure extrêmement fragile. Malgré les annonces diplomatiques et les mécanismes internationaux, la population civile continue de payer un lourd tribut, dans un contexte où la protection des civils et l’accès aux soins restent gravement compromis.

les commentaire

Laisser un commentaire