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ALGÉRIE/POLITIQUE : La marche des étudiants réprimée à Alger ?

Par Y.B.-- 09-Avr-2019 717

ALGÉRIE/POLITIQUE : La marche des étudiants réprimée à Alger ?

 

De retour des vacances de trois semaines imposées par l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur, Tahar Hadjar, les étudiants marchent pour un 7e mardi consécutif contre le pouvoir en place à Alger et dans d’autres wilayas du pays. Aujourd’hui 09 avril 2019, ils ont été empêchés  de se rendre à la Place Audin par les forces de l’ordre, qui ont maintes fois usé du gaz lacrymogène et des canons à eau.

Les étudiants de différentes facultés ont commencé à se rassembler vers 09H30 devant la Grande-Poste. Comme chaque semaine, ils ont entamé leur marche sous le siège du RND, à la rue Pasteur

Pour ce 7e mardi de manifestation, les étudiants ont réitéré leurs slogans contre le gouvernement de Noureddine Bedoui, exprimant leur détermination à maintenir la pression jusqu’au départ “de la bande”. Ils ont également rejeté le chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, nommé dans la matin du mardi. Ils scandaient ainsi “talaba rafidhoun” et “Issabat el cocaine”.

Certains, tout en exprimant leur soutien à l’ANP, ont fait part de leur rejet de Gaïd Salah, Chef d’Etat-Major qui selon eux vient de les lâchera et de s’aligner avec le clan Bouteflika.

Quelques mètres plus loin, à la rue Pasteur, ils été empêchés de se rendre à la Place Audin via le Tunnel des Facultés. Les forces anti-émeutes les ont sommés de redescendre vers la rue Didouche et de rebrousser chemin à la Grande-Poste.

Plusieurs étudiants ont été interpellés par les éléments anti-émeutes.

Cette action musclée des forces de l’ordre n’a pas laissé les citoyens muets. Plusieurs parents et riverains sont descendus dans la rue pour soutenir les étudiants et crier leur colère « Ce sont nos enfants. Ils ont le droit d’exprimer ce qu’ils ont dans le cœur et leurs opinions », dira un vieil homme qui vient de rejoindre la manifestation. « Silmiya, Slmiya pourquoi réprimer ces jeunes », lance-t-il aux policiers.

 

 

Me Mostefa Bouchachi dénonce la répression contre les étudiants

L’avocat et militant des droits de l’Homme insiste sur la nécessité de maintenir les manifestations pacifiques et ne pas provoquer des contacts directs avec les forces de l’ordre.

« Je déplore ces agissements. Mais je dis que ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de tentatives pour réprimer ces manifestations que celles-ci vont s’arrêter. Au début, au lendemain du 22 février, nous avons dit que les manifestations étaient pacifiques et qu’elles devaient le demeurer. Si tentative de perturber ce mouvement citoyen il y a, il ne faudra pas répondre aux intimidations et nous devons rester pacifiques. Aujourd’hui, notre force, comme peuple, avec la reconnaissance du monde entier, c’est le caractère pacifique des manifestations. Car tous les régimes ont des moyens de répression supérieurs aux citoyens. Nous devons les affronter avec notre pacifisme. Nous ne devons pas nous affronter aux forces de l’ordre. Nous demeurerons déterminés et nous continuerons dans notre mouvement pacifique », a déclaré Me Bouchachi.

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