La Russie dit avoir abattu 31 drones ukrainiens dans l’Ouest
La Russie a abattu 31 drones ukrainiens sur son territoire et repoussé une tentative de débarquement de Kiev dans la péninsule annexée de Crimée, a affirmé mercredi matin le ministère russe de la Défense.
« Les systèmes de défense aérienne en service au-dessus du territoire des régions de Belgorod, Briansk et Koursk [frontalières de l’Ukraine] ont intercepté et détruit 31 drones ukrainiens », a indiqué le ministère sur Telegram. Il n’a pas été fait mention d’éventuels blessés ou dégâts.
Le gouverneur de la région de Briansk, Alexandre Bogomaz, a indiqué plus tôt qu’un drone y avait été détruit par les forces russes, sans faire de blessés ni de dégâts. Selon lui, Kiev a également fait usage d’armes à sous-munition contre quatre districts de sa région, provoquant « des destructions partielles » sur des logements et des dépendances.
Depuis l’invasion russe, l’industrie métallurgique ukrainienne, située principalement dans des régions près de la ligne de front, a perdu des usines, du personnel, des fournisseurs et l’accès à des centres d’exportation vitaux.
Selon les estimations de la Banque mondiale, au cours de la première année de conflit, l’économie ukrainienne a subi des dégâts et pertes de l’ordre de 411 milliards de dollars. Zaporizhstal appartient au groupe sidérurgique et minier Metinvest, contrôlé par Rinat Akhmetov, l’homme le plus riche d’Ukraine.
Il a assuré qu’il restait « optimiste à propos de la poursuite du soutien des deux partis (américains) et des deux chambres » du Congrès américain à Kiev, selon John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale.
Le Premier ministre canadien Justin Trudeau, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président du Conseil européen Charles Michel, le chancelier allemand Olaf Scholz, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le Premier ministre japonais Fumio Kishida, le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg, le président polonais Andrzej Duda, le président roumain Klaus Iohannis, le Premier ministre britannique Rishi Sunak et la ministre des Affaires étrangères française Catherine Colonna ont participé à l’échange.
Le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué mardi l’ambassadeur de Moldavie à Moscou pour protester contre la « persécution » des médias russes dans ce pays, après l’expulsion en septembre du directeur local de l’agence de presse Spoutnik. Vitali Denissov est accusé de « désinformation et de propagande » par Chisinau.
La Russie a décidé par représailles d’interdire l’entrée sur son territoire d’un « certain nombre de personnes directement impliquées dans la restriction de la liberté d’expression et des droits des journalistes russes en Moldavie, ainsi que dans l’alimentation des sentiments anti-russes », selon le ministère.
Le prix Nobel de la paix tourné vers la guerre en Ukraine ?
La guerre en Ukraine, les coups d’Etat en Afrique, la montée des tensions géopolitiques : dans une famille mondiale « dysfonctionnelle » selon l’expression du chef de l’ONU, à qui va être décerné le Nobel de la paix ?
Point d’orgue de la saison Nobel, le très attendu prix de la paix sera attribué vendredi à Oslo mais l’état de la planète a rarement autant compliqué les prédictions en amont. L’an dernier, sur fond de guerre en Ukraine, le Nobel avait couronné un trio hautement symbolique de champions des droits et libertés : l’ONG russe Memorial – officiellement dissoute en Russie, le Centre ukrainien pour les libertés civiles (CCL) et le militant biélorusse emprisonné Ales Beliatski.
Après avoir consacré un autre critique du Kremlin l’année précédente – le journaliste russe Dmitri Mouratov récompensé avec sa consœur philippine Maria Ressa, le comité Nobel norvégien pourrait cette fois-ci être tenté de braquer les projecteurs sur une autre aire géographique.
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