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Face au génocide qui se passe à Gaza : Téhéran ”menace” Tel-Aviv

Par Y.B.-- 13-Oct-2023 4

Le ministre iranien des Affaires étrangères a indiqué jeudi que l’ouverture d’un « nouveau front » contre Israël au Moyen-Orient serait conditionnée aux « actions » de l’Etat israélien dans la bande de Gaza, pilonnée par Israël. Si Téhéran soutient de longue date le Hamas, les dirigeants iraniens affirment toutefois ne pas être impliqués dans l’attaque qu’il a lancée samedi contre Israël. Pour autant, les Etats-Unis craignent l’ouverture d’un second front au nord d’Israël à la frontière avec le Liban, si le Hezbollah décidait d’intervenir massivement. « Les responsables de certains pays nous interrogent sur la possibilité d’ouvrir un nouveau front dans la région », a déclaré Hossein Amir-Abdollahian, le chef de la diplomatie iranienne, lors d’un entretien à Bagdad avec Mohamed Chia al-Soudani, le Premier ministre de l’Irak, pays voisin et allié de l’Iran. « Notre réponse claire concernant ces possibilités est que tout dépend des actions du régime sioniste à Gaza », a-t-il ajouté, selon un communiqué du ministère iranien des Affaires étrangères. « Même maintenant, les crimes d’Israël se poursuivent et personne dans la région ne nous demande la permission pour ouvrir de nouveaux fronts ». Plus tard jeudi, M. Amir-Abdollahian est arrivé à Beyrouth, où il a été reçu par des représentants du Hezbollah et du Hamas, entre autres. Il doit s’entretenir vendredi avec des responsables libanais avant de se rendre à Damas. S’exprimant depuis l’aéroport de Beyrouth, le haut diplomate a répété que les alliés régionaux de l’Iran, connus informellement sous le nom d’« Axe de la résistance », pourraient réagir en cas d’escalade de l’offensive israélienne à Gaza. « La poursuite des crimes de guerre contre les Palestiniens et Gaza recevra une réponse du reste de l’axe », a-t-il déclaré aux journalistes. Le Hezbollah s’est pour l’heure contenté d’une intervention limitée dans le conflit déclenché par le Hamas contre Israël. Le président iranien, Ebrahim Raïssi a appelé les « pays musulmans et arabes » à « se coordonner » pour « stopper les crimes » d’Israël. Il s’est ainsi entretenu mercredi soir avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président syrien Bachar al-Assad.

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