Condamné à cinq ans de prison ferme, l’écrivain Boualem Sansal pourrait-il bénéficier d’une grâce présidentielle à l’occasion de l’Aïd ? C’est l’hypothèse avancée par Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris, qui voit dans l’évolution judiciaire du dossier un signe d’assouplissement.
Jugé pour atteinte à l’intégrité du territoire national, Boualem Sansal avait relayé dans un média français la thèse marocaine selon laquelle certaines parties du territoire algérien auraient été « arrachées » au Maroc sous la colonisation française, remettant ainsi en cause l’histoire et les frontières nationales.
Alors que le parquet avait requis dix ans de prison, le tribunal de Dar El Beida a finalement prononcé une peine de cinq ans. Ce verdict, bien que sévère, traduit une correctionnalisation de l’affaire, évitant un procès criminel plus lourd. Pour Chems-Eddine Hafiz, cette requalification pourrait ouvrir la voie à un geste de clémence du président algérien, notamment dans le cadre des grâces présidentielles traditionnellement accordées lors des fêtes religieuses.
Cependant, un obstacle juridique demeure : si l’écrivain fait appel, un délai de dix jours sera nécessaire avant tout nouvel examen de son dossier, repoussant ainsi toute perspective de libération immédiate.
Ce dossier s’inscrit dans un contexte diplomatique tendu entre l’Algérie et la France, marqué par le soutien de Paris à la position marocaine sur le Sahara occidental. Malgré ces tensions, des discussions indirectes entre les deux pays auraient eu lieu par l’intermédiaire d’émissaires.
Au-delà des enjeux politiques, l’état de santé et l’âge avancé de Boualem Sansal pourraient également peser dans la décision. « Il a passé six mois en prison. Six mois, c’est trop pour lui », a insisté le recteur, soulignant également la situation fragile de son épouse.
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