Kiev : Une attaque de missile fait des blessés et ravive les tensions
Trois personnes ont été blessées ce dimanche à Kiev à la suite d’une attaque de missile, comme l’a annoncé le maire de la capitale ukrainienne, Vitali Klitschko. Cette nouvelle frappe survient deux jours après un tragique incident à Kryvyï Rig, la ville natale du président ukrainien Volodymyr Zelensky, où une attaque russe a tué 18 personnes, dont une dizaine d’enfants. Ce drame a exacerbé les tensions sur le terrain et les relations diplomatiques, en particulier avec les États-Unis.
Réactions internationales et escalade des tensions
L’attaque de Kiev a entraîné des explosions dans plusieurs quartiers de la capitale. En réponse à l’intensification de l’activité aérienne russe dans l’ouest de l’Ukraine, le commandement des forces armées de la Pologne a indiqué qu’il avait lancé des opérations dans l’espace aérien polonais, en coordination avec les alliés. Par ailleurs, le ministère russe de la Défense a rapporté la destruction de onze drones ukrainiens, intensifiant ainsi les échanges militaires entre les deux nations.
La critique de Zelensky envers les États-Unis
Samedi, le président ukrainien a exprimé son mécontentement face à ce qu’il a perçu comme une « faible » réaction des États-Unis à la frappe meurtrière sur Kryvyï Rig. Volodymyr Zelensky a déploré le fait que l’ambassadrice américaine, Bridget Brink, n’ait pas spécifié l’origine russe du missile lors de sa déclaration, bien qu’elle se soit dite « horrifiée » par l’attaque. Cette absence de clarté a provoqué la colère de Zelensky, qui a accusé Washington de « peur de prononcer le mot ‘russe’ ».
Des victimes jeunes et une réponse ferme de l’Ukraine
La frappe de Kryvyï Rig a particulièrement choqué en raison du jeune âge des victimes, qui allaient de 3 à 17 ans. Dans ce contexte, Zelensky a insisté sur le besoin d’une réponse plus ferme contre la Russie, affirmant qu’il était crucial de « dire la vérité » et de ne pas minimiser l’impact des attaques russes sur les civils ukrainiens. Il a souligné que, même si les États-Unis ont été le principal soutien militaire de l’Ukraine depuis le début de l’invasion, il était temps que la communauté internationale reconnaisse plus clairement la Russie comme le principal agresseur.
Vers un cessez-le-feu difficile à obtenir
Alors que les appels au cessez-le-feu se multiplient, les tensions restent vives. L’Ukraine accuse Moscou de gagner du temps pour renforcer ses positions sur le terrain, en particulier en vue de nouvelles conquêtes territoriales. De son côté, Donald Trump, qui a exprimé son désir de négocier la fin du conflit rapidement, continue d’entretenir des liens étroits avec Vladimir Poutine, ce qui n’est pas bien vu à Kiev. Malgré des propositions de cessez-le-feu de 30 jours faites par les États-Unis, l’accord reste flou, et les violations continues des moratoires sur les frappes énergétiques alimentent les doutes sur l’engagement des deux parties à respecter un véritable cessez-le-feu.
Les discussions internationales se poursuivent dans l’espoir d’une désescalade, mais l’Ukraine reste résolue à défendre son territoire et à obtenir un soutien plus affirmé de la communauté internationale.
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