Tueries de masse, bombardements incessants, attaques ciblées contre des civils, les journalistes, les médecins, les ambulances, destructions d’hôpitaux, famine, agressions contre les humanitaires, violations répétées du droit humanitaire,… : à Gaza, l’horreur est quotidienne, systématique, méthodique. Des milliers de femmes, d’enfants et de familles entières sont massacrés sous les bombes, dans l’indifférence ou l’inaction d’une grande partie de la communauté internationale.
Comment un monde qui se dit ‘’civilisé’’ peut-il tolérer de telles atrocités sans réagir ? Pourquoi les appels de l’ONU, des ONG, des journalistes sur le terrain, restent-ils lettres mortes ? Pourquoi ceux qui défient l’ordre injuste sont-ils arrêtés, criminalisés, réduits au silence ? Les passe-droits et l’impunité dont bénéficie le gouvernement génocidaire face à ces crimes documentés sont une insulte à toutes les conventions internationales, une négation du droit, une trahison des principes mêmes sur lesquels l’ONU a été fondée.
Quand le monde prendra-t-il enfin ses responsabilités ? Quand appliquera-t-il réellement le droit international qu’il a lui-même rédigé et ratifié, après les horreurs du XXe siècle, pour que “plus jamais ça” signifie quelque chose ? Tant que l’inaction prévaudra, tant que les puissances détourneront le regard, le sang continuera de couler, dans une enclave assiégée où la vie humaine ne semble plus avoir de valeur.
La paix ne viendra pas d’Abbas, ni de ceux qui servent un statu quo injuste
Ce n’est pas avec Mahmoud Abbas, perçu par une grande partie du peuple palestinien comme un collaborateur au service de l’occupation israélienne, que la paix pourra être instaurée dans cette région meurtrie. Depuis des années, l’Autorité palestinienne semble agir davantage comme un relais sécuritaire au bénéfice de l’État israélien que comme une réelle force de libération ou de représentation populaire.
Les dirigeants occidentaux, Emmanuel Macron compris, doivent ouvrir les yeux : il est impératif d’identifier les véritables racines du conflit, de comprendre qui alimente la violence, et surtout, qui refuse réellement toute issue pacifique. La recherche d’une solution ne peut passer par des figures discréditées, inféodées à des puissances étrangères ou à des régimes autoritaires du Golfe ou d’Égypte. Il est temps d’écouter le peuple palestinien dans sa diversité, ainsi que ses véritables représentants issus de la société civile, de la diaspora et des mouvements de résistance légitimes.
Changer Netanyahu par Abbas, ou un Emir, revient à remplacer une façade par une autre, deux faces d’une même pièce imposée par des intérêts extérieurs. Ce n’est pas une alternative, mais une continuité dans l’oppression : un autre cycle de violences, d’injustices et de violations des droits humains qui change seulement de forme et de main. À ce rythme, ce sont encore des vagues de répression, d’emprisonnements arbitraires, de tortures, voire de massacres, qui risquent de se reproduire — cette fois sous couvert de « lutte contre le terrorisme » ou de « guerre fratricide ».
Il est donc urgent de se méfier des solutions préparées dans les laboratoires d’une alliance entre sionisme colonial et régimes dictatoriaux. Ces arrangements n’ont rien de pacificateurs : ils prolongent l’occupation, musèlent les voix légitimes et vident de son sens toute perspective de justice.
La véritable issue passe par la base
La vraie action, la seule qui mérite d’être soutenue, consiste à renforcer les solidarités avec les mouvements populaires, à appuyer les résistances pacifiques et politiques ancrées dans le droit international et dans les aspirations réelles du peuple palestinien. C’est auprès de cette base vivante, digne et déterminée qu’une paix juste pourra émerger.
”Assez de silence. Assez d’hypocrisie. Il est temps que justice soit rendue. Il est temps que le droit s’applique à tous, sans exception.”
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