Le bilan s’élève à 62.064 martyrs
Le bilan de l’agression génocidaire menée par les forces d’occupation sionistes contre la bande de Ghaza depuis le 7 octobre 2023, s’est élevé à 62.064 martyrs et 156.573 blessés, ont indiqué mardi les autorités sanitaires palestiniennes.
Selon la même source, les corps de 60 martyrs et 343 blessés sont arrivés dans les hôpitaux de Ghaza au cours des dernières 24 heures.
Les autorités sanitaires palestiniennes ont ajouté que 10.518 Palestiniens sont tombés en martyrs et 44.532 autres ont été blessés depuis le 18 mars dernier, date de la reprise de l’agression sioniste, notant que les corps de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres.
Elles ont également souligné que le bilan des attaques de l’armée sioniste visant les Palestiniens qui attendaient l’aide humanitaire à Ghaza s’élève désormais à 1.996 martyrs et 14.898 blessés.
Le Hamas affirme avoir informé les médiateurs qu’il avait approuvé une proposition d’accord de cessez-le-feu à Gaza, comprenant une trêve de 60 jours.
Au moins huit personnes ont été tuées lors d’attaques israéliennes contre des tentes abritant des déplacés à Khan Younès, et quatre autres dans une attaque visant une tente à Deir el-Balah, selon les hôpitaux.
Manifestations à Tel-Aviv pour exiger un cessez-le-feu à Gaza
La chaîne israélienne Channel 12 rapporte que des manifestants ont bloqué mardi matin l’autoroute Ayalon en direction du sud, à Tel-Aviv, pour exiger le retour des captifs et un cessez-le-feu à Gaza.
Des images diffusées par des militants et des médias montraient des manifestants tenant une grande banderole sur laquelle on pouvait lire :
« Occuper Gaza signifie sacrifier les otages et les soldats ».
Selon le journal Haaretz, les militants réclamant un accord sur les captifs ont bloqué l’autoroute Ayalon pendant 15 minutes avant d’être dispersés par la police, qui les attendait déjà sur place. Sept manifestants ainsi qu’un photographe de Haaretz ont été menacés d’amendes pour infractions au code de la route.
Des proches d’otages déjà libérés ont également bloqué brièvement la circulation vers le sud, réclamant un accord pour libérer ceux toujours détenus à Gaza et s’opposant au projet israélien de conquête de Gaza-Ville, rapporte Walla.
Les manifestants ont scandé : « Leur temps est compté, un accord est sur la table », mais aussi « Assez de morts, assez de deuil, les otages avant tout ».
Cette action intervient deux jours après une grève générale qui avait paralysé les routes dans tout Israël, les manifestants exigeant un cessez-le-feu.
Trois nouveaux décès dus à la malnutrition à Gaza
Munir al-Barsh, directeur général du ministère palestinien de la Santé à Gaza, a rapporté trois nouveaux décès liés à la malnutrition, selon les journalistes d’Al Jazeera sur place.
Cela porte à 266 le nombre de morts liées à la faim dans la bande de Gaza, dont 122 enfants, selon le ministère.
Situation générale ce matin
- Les attaques israéliennes se poursuivent à travers Gaza, tuant au moins 26 personnes, dont plusieurs enfants et quatre personnes venues chercher de l’aide.
- Le gouvernement israélien n’a pas encore officiellement réagi après l’annonce du Hamas acceptant une proposition de cessez-le-feu présentée par le Qatar et l’Égypte.
- Des organisations de défense des droits de l’homme ont vivement critiqué la décision des États-Unis de suspendre les visas de visite pour les Palestiniens de Gaza, avertissant que des enfants ne pourront plus recevoir de soins médicaux urgents.
- L’UNRWA annonce que 360 de ses employés ont été tués à Gaza depuis le début de la guerre, dont plusieurs alors qu’ils étaient en mission, et que des centaines d’autres ont été blessés.
Argentine : des ONG déposent plainte contre le criminel de guerre Netanyahu
Plusieurs organisations de défense des droits humains en Argentine ont déposé plainte, lundi, contre le chef du gouvernement de l’occupation sioniste, le dénommé Netanyahu, pour ses crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans la bande de Ghaza, avant sa visite dans le pays en septembre prochain, ont rapporté mardi des médias argentins.
Selon les mêmes sources, les Mères de la ligne fondatrice de la place de Mai, le Service Paix et Justice (Serpaj), l’Association des familles de disparus et détenus pour raisons politiques, ainsi que la Ligue argentine des droits de l’homme ont saisi la justice pour dénoncer le criminel de guerre Netanyahu, concepteur en chef du génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans la bande de Ghaza, depuis le 7 octobre 2023.
Dans une déclaration commune transmise aux médias, les ONG ont souligné que le peuple argentin sait très bien la signification des concepts crimes de guerre et crimes contre l’humanité pour les avoir endurés, notant que pour cette raison, la visite d’un criminel n’est pas la bienvenue.
Depuis le début de l’agression sioniste contre Ghaza, des dizaines de milliers de personnes sont tombées en martyres sous les bombardements de l’armée sioniste. Plus d’un million d’habitants ont été déplacés.
Le gouvernement d’occupation bloque l’entrée de médicaments, de nourriture et de l’aide humanitaire. Le blocus imposé par l’occupant affecte toute la bande de Ghaza, ont écrit ces ONG. La plainte déposée contre le dénommé Netanyahu devant un tribunal pénal est soutenue par plusieurs personnalités, dont le Prix Nobel de la paix, Adolfo Pérez Esquivel, ainsi que par des représentants de diverses organisations de défense des droits humains.
Pour rappel, le 12 août dernier, l’Association des travailleurs de l’Etat (ATE) et l’organisation H.I.J.O.S. (Enfants contre l’oubli et le silence pour l’identité et la justice) avaient déjà saisi un tribunal fédéral de Buenos Aires pour demander l’arrestation du dénommé Netanyahu pour ses crimes de guerre et génocide contre le peuple palestinien.
Des syndicats européens réclament la suspension de l’accord de partenariat UE-entité sioniste
La Confédération des syndicats européens (CES) a appelé mardi, la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas, à la suspension de l’accord de partenariat UE-entité sioniste et à la fin des relations commerciales avec les colonies d’occupation sionistes en Palestine occupée.
Dans une lettre adressée à Mme Kallas, reprise par l’agence de presse palestinienne, Wafa, la secrétaire générale de la CES, Esther Lynch, a réclamé des sanctions immédiates, notamment la suspension de l’accord d’association avec l’entité sioniste, et la fin des relations commerciales avec les colonies sionistes, ainsi que la garantie d’un accès complet et sans entrave de l’aide humanitaire à la population palestinienne de Ghaza.
Mme Esther a exigé des mesures plus décisives et fondées sur des principes contre les violations sionistes, exprimant sa profonde inquiétude face à l’aggravation de la catastrophe humanitaire dans la bande de Ghaza, en proie à un blocus sioniste total depuis plusieurs mois, et des agressions barbare s depuis octobre 2023.
Elle a en outre souligné la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat et permanent, rappelant que l’utilisation de la famine comme arme de guerre par l’occupation sioniste, constituait un “crime de guerre”, comme le stipule le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI).
Polémique autour des visas médicaux aux États-Unis
La décision américaine de suspendre les visas pour les Palestiniens de Gaza a suscité une vive réaction des ONG de défense des droits humains, qui dénoncent un obstacle à l’accès de nombreux enfants à des soins médicaux urgents.
L’association HEAL Palestine, basée aux États-Unis, a déclaré que cette mesure nuirait gravement aux « enfants grièvement blessés » envoyés temporairement aux États-Unis pour des traitements essentiels, indisponibles à Gaza.
L’organisation a précisé que ce programme reposait uniquement sur des dons, sans financement gouvernemental américain, et qu’il visait des soins médicaux temporaires et non un programme de réinstallation.
La suspension intervient après que la militante d’extrême droite Laura Loomer a affirmé que l’accueil de réfugiés palestiniens constituait une « menace pour la sécurité nationale ». Le Département d’État a répondu samedi qu’il suspendait les visas de visiteurs en provenance de Gaza, le temps de mener un « examen complet et approfondi ».
HEAL Palestine a rejeté ces accusations, affirmant « qu’il n’existe aucun programme de réinstallation des réfugiés » et que ses efforts se concentraient exclusivement sur les besoins médicaux.
Le cessez-le-feu, une stratégie de sortie pour le Hamas ?
Adnan Hayajneh, professeur de relations internationales à l’Université du Qatar, estime que la décision du Hamas d’accepter la proposition de cessez-le-feu des médiateurs montre sa volonté d’ouvrir une « stratégie de sortie » à un moment où le soutien international à la cause palestinienne est fort.
Le Hamas, explique-t-il, « veut un cessez-le-feu et n’a aucun problème à échanger des otages contre des prisonniers ». Il a besoin à la fois d’une stratégie de sortie pour lui-même et d’un soulagement pour la population gazaouie.
Hayajneh ajoute que le mouvement prend probablement aussi en compte le « momentum international » en faveur de la reconnaissance d’un État palestinien par un nombre croissant de pays.
Mais, face aux pressions contradictoires auxquelles Benjamin Netanyahu est soumis en Israël, il reste « très difficile de prévoir » la suite.
Deux morts près d’un site d’aide humanitaire dans le sud de Gaza
Selon Al Jazeera Arabic, les forces israéliennes ont tiré et tué deux personnes qui tentaient d’obtenir de l’aide près d’un site de distribution géré dans le sud de Gaza par la GHF, soutenue par Israël et les États-Unis.
Ces décès portent le bilan de la journée à 26 morts, dont quatre tués sur des sites de distribution d’aide.
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