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Guerre Iran : Dix jours d’attaques américano-sionistes plongent le Moyen-Orient dans le chaos

Par H.B.-- 09-Mar-2026 0

Depuis le 28 février 2026, le Moyen-Orient est le théâtre d’une escalade militaire sans précédent, après le lancement de frappes conjointes américano-israéliennes contre l’Iran. Dix jours plus tard, la guerre s’intensifie, provoquant morts, destructions et perturbations économiques majeures.

Un nouveau guide suprême pour l’Iran

Le conflit a commencé avec l’assassinat de l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême iranien. En réponse, les autorités iraniennes ont nommé son fils, Mojtaba Khamenei, comme successeur. Les plus hautes institutions du pays, y compris l’armée et le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC), ont prêté allégeance au nouveau leader. Selon Ali Larijani, chef de la sécurité iranienne, cette nomination a apporté « espoir » au peuple iranien et provoqué le « désespoir » des États-Unis et d’Israël.

Selon Zohreh Kharazmi, professeur associé à l’Université de Téhéran, Mojtaba Khamenei possède une solide expérience administrative, travaillant avec l’IRGC et les différentes factions politiques, garantissant la continuité de l’État malgré l’agression extérieure.

Frappes et ripostes sur plusieurs fronts

 Territoires palestiniens occupés

L’Iran a mené de nouvelles frappes de missiles sur Israël, provoquant des chutes de débris dans trois zones. En réponse, l’armée israélienne a détruit le quartier général de l’armée de l’air du CGRI et multiplié les frappes sur Téhéran, Ispahan et le sud de l’Iran.

Les frappes israéliennes au Liban ont ciblé la municipalité de Ghobeiry et d’autres zones, faisant au moins 390 morts et plus de 1 000 blessés. Deux paramédicaux ont été tués dans ce qui a été décrit comme un ciblage systématique des équipes d’ambulances. Des images montrent des explosions massives et d’épaisses colonnes de fumée dans les banlieues sud de Beyrouth.

Golfe et pays voisins

Les attaques iraniennes ciblent également les pays du Golfe :

  • Arabie saoudite : au moins deux morts et 12 blessés à Al-Kharj suite à la chute d’un projectile. Quatre drones interceptés par la défense aérienne de Shaybah.

  • Émirats arabes unis : 12 missiles balistiques et 17 drones interceptés, un incendie déclaré dans la zone industrielle pétrolière de Fujairah suite à des débris de drone.

  • Bahreïn : 32 civils blessés, dont des enfants, à Sitra, après une attaque de drones. La société pétrolière Bapco a déclaré la force majeure après que sa raffinerie a pris feu.

  • Qatar et Koweït : frappes de missiles et drones iraniens signalées, avec alerte maximale de sécurité au Qatar.

Ces attaques ont entraîné la fermeture de l’espace aérien du Golfe et une hausse du prix du baril de pétrole à plus de 112 dollars, avec un pic à 119,50 dollars, provoquant une panique sur les marchés internationaux.

Les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe ont condamné les frappes iraniennes et promis de défendre leurs territoires. Le Premier ministre qatari, cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, a dénoncé les attaques comme un « profond sentiment de trahison » et appelé à la désescalade.

Impacts humanitaires dévastateurs

Le conflit entraîne un lourd bilan civil et humanitaire :

  • Liban : près de 700 000 personnes déplacées, dont 200 000 enfants. Depuis le 2 mars, 83 enfants tués et 254 blessés, selon l’UNICEF.

  • Israël : au moins 10 morts et près de 2 000 blessés suite aux missiles iraniens.

  • Iran : plus de 1 255 morts et des milliers de blessés depuis le 28 février.

Human Rights Watch accuse Israël d’avoir utilisé du phosphore blanc dans le sud du Liban, en violation du droit international humanitaire. Le conflit a entraîné la destruction d’infrastructures civiles, y compris des écoles, des hôpitaux et des complexes industriels.

Escalade militaire et réactions internationales

  • La Turquie a déployé six F-16 et des systèmes de défense aérienne à Chypre du Nord.

  • Les États-Unis ont ordonné le départ du personnel non essentiel d’Arabie saoudite et du sud-est de la Turquie.

  • La Russie assure son soutien à l’Iran et félicite Mojtaba Khamenei pour son rôle dans le maintien de la stabilité nationale.

  • Le Royaume-Uni et l’UE étudient l’impact économique du conflit, notamment la flambée des prix de l’énergie et les perturbations commerciales.

Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, a intensifié ses attaques contre l’entité sioniste depuis le Liban, provoquant des déplacements massifs et des frappes aériennes israéliennes dans les banlieues sud de Beyrouth. Les élections législatives au Liban ont été reportées de deux ans à cause du conflit.

Conséquences économiques

La guerre sur plusieurs fronts a des répercussions immédiates sur le marché mondial :

  • Le prix du pétrole brut dépasse 100 dollars pour la première fois depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

  • Les exportations et raffinages pétroliers dans le Golfe sont fortement perturbés.

  • Les gouvernements européens et britanniques évaluent les risques économiques et cherchent des solutions pour limiter l’impact sur les populations et les entreprises.

Dix jours après le début des frappes américano-israéliennes, le Moyen-Orient vit une escalade militaire majeure avec des impacts humanitaires, économiques et géopolitiques considérables. Le conflit a entraîné des milliers de morts, la destruction d’infrastructures critiques et des déplacements massifs de populations civiles. Alors que Mojtaba Khamenei consolide sa position en Iran, la communauté internationale appelle à la désescalade et à la protection des civils, face à ce qui apparaît comme une agression coordonnée américano-sioniste contre l’Iran et la région du Golfe.

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