Après des mois de guerre et de déplacements forcés, des foules de Palestiniens regagnent les ruines de leurs villes et villages dans le nord de la bande de Gaza. La trêve conclue entre Israël et le Hamas semble, pour l’heure, tenir bon — une première depuis deux ans de combats ininterrompus.
Un retour empreint d’espoir et d’incertitude
Depuis la levée du couvre-feu et le retrait partiel de l’armée israélienne, la route côtière d’al-Rashid est redevenue le théâtre d’un exode à rebours. Des familles entières, parfois à pied ou entassées dans des véhicules de fortune, remontent vers Gaza-Ville et Beit Lahia, malgré les destructions massives.
« C’est la même route que nous avons empruntée pour fuir les bombardements, mais cette fois, c’est pour rentrer », témoigne un habitant. Autour de lui, des tentes se dressent sur les décombres, premières étapes d’une reconstruction encore hypothétique.
Les journalistes, sur place, décrivent une scène « à la fois historique et déchirante » : « Des gens transportent sur des charrettes ce qu’il leur reste — un matelas, une casserole, un souvenir. Ils rentrent sans savoir s’ils auront encore un toit. »
Environ 250.000 personnes sont rentrées à Gaza depuis l’annonce du cessez-le-feu
Près de 250.000 personnes sont rentrées dans la ville Gaza depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu conclu, jeudi, entre le mouvement de résistance palestinien Hamas et l’entité sioniste, a annoncé samedi Mahmoud Basal, porte-parole de la Défense civile de l’enclave palestinienne.
Une nuit sans drones
Pour la première fois depuis deux ans, le ciel de Gaza est resté silencieux. « La seule chose qui plane sur Gaza ce soir, c’est l’espoir », confie une journaliste .
Le calme, presque irréel, a permis aux habitants de goûter à un moment de répit. « Aujourd’hui, nos enfants dorment sans peur », dit un père de famille. Une femme raconte avoir pu revoir sa sœur après deux années de séparation : « J’ai pleuré de joie. Ce silence, c’est un miracle. »
Premiers engagements de l’accord de paix
Le cessez-le-feu s’inscrit dans la première phase d’un accord négocié avec l’appui de médiateurs internationaux, notamment le Qatar, qui pilotera les efforts de reconstruction et de secours humanitaire. Le président américain Donald Trump a de son côté annoncé que la libération des prisonniers israéliens détenus à Gaza devrait débuter lundi.
Les besoins humanitaires restent cependant immenses : selon les autorités locales, la plupart des infrastructures civiles ont été détruites, laissant des milliers de familles sans abri, sans eau et sans électricité.
Des tensions régionales persistantes
Malgré l’accalmie à Gaza, les tensions demeurent fortes ailleurs. Dans le sud du Liban, une frappe israélienne a fait un mort et sept blessés dans le village de Msayleh, selon le ministère libanais de la Santé. Israël affirme viser des positions du Hezbollah, qu’il accuse de reconstituer son arsenal militaire.
En Cisjordanie, un Palestinien a été blessé par balle lors d’un raid israélien à Dura, près d’Hébron. Des témoins rapportent que les ambulances ont été empêchées d’intervenir pendant près d’une heure.
Un fragile espoir de paix
Sur le terrain, la trêve reste précaire, mais elle offre aux Gazaouis un répit inédit.
« Depuis des années, nous n’avons connu que le bruit des bombes », raconte un habitant. « Ce silence, même s’il ne dure qu’un jour, nous redonne un peu d’humanité. »
Le bilan s’alourdit à 67.682 martyrs et 170.033 blessés
Le bilan de l’agression génocidaire menée par les forces d’occupation sionistes contre la bande de Gaza, depuis le 7 octobre 2023, s’est alourdi à 67.682 martyrs et 170.033 blessés, ont indiqué samedi les autorités sanitaires palestiniennes.
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