Le Kremlin a tenu à clarifier, ce jeudi, les récentes annonces concernant les essais du drone sous-marin Poséidon et du missile Bourevestnik, deux armes russes à capacité nucléaire. Moscou affirme qu’il ne s’agit en aucun cas d’essais nucléaires, contrairement à ce que certains observateurs avaient pu comprendre après la décision du président américain Donald Trump de relancer les tests d’armes atomiques aux États-Unis.
« En ce qui concerne les essais du Poséidon et du Bourevestnik, nous espérons que le président Trump a été informé correctement. Il ne s’agit pas d’expérimentations nucléaires », a déclaré Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin.
Cette mise au point intervient alors que la tension entre Washington et Moscou s’est ravivée autour des programmes d’armement stratégique. Donald Trump a annoncé la reprise des essais nucléaires américains, suspendus depuis plus de 30 ans, invoquant la nécessité de « rétablir l’équilibre » face aux initiatives militaires de la Russie.
De son côté, le Kremlin assure que les récents tests russes ne concernent que les systèmes de propulsion et de navigation de ces engins, et non leurs charges nucléaires. Moscou veut ainsi éviter toute interprétation alarmiste susceptible de relancer la course aux armements.
Selon les experts militaires, le Poséidon est un drone sous-marin à longue portée capable de transporter une ogive nucléaire, tandis que le Bourevestnik est un missile de croisière doté d’un moteur à propulsion nucléaire, censé avoir une autonomie quasi illimitée. Aucune preuve d’un essai impliquant une charge atomique n’a toutefois été observée, précisent les agences de surveillance internationales.
En clair, la Russie tente de désamorcer les tensions diplomatiques tout en poursuivant ses avancées technologiques militaires — une stratégie qui rappelle la logique de dissuasion héritée de la guerre froide.
les commentaire
Your point of view caught my eye and was very interesting. Thanks. I have a question for you.