Washington presse le Conseil de sécurité d’adopter son plan pour Gaza, Moscou propose un texte alternatif
Les États-Unis intensifient leurs efforts pour obtenir l’adhésion du Conseil de sécurité de l’ONU à leur projet de résolution sur Gaza, tandis que la Russie a présenté son propre texte en réaction aux zones d’ombre entourant la proposition américaine.
Mercredi, le secrétaire d’État américain Marco Rubio s’est dit « optimiste » quant à l’adoption prochaine de la résolution, assurant que des « progrès significatifs » avaient été réalisés dans les négociations sur la formulation du texte.
La mission américaine auprès de l’ONU a averti que les Palestiniens pourraient subir de « graves conséquences » si le Conseil tardait à entériner ce plan.
Des interrogations persistantes sur la proposition américaine
Selon plusieurs diplomates, un large consensus se dégage autour de l’idée de créer un « Conseil de paix » chargé de superviser la transition à Gaza. Toutefois, plusieurs points essentiels restent flous dans le texte actuel :
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l’absence d’un mécanisme de supervision clair,
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l’incertitude sur le rôle futur de l’Autorité palestinienne,
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et le manque de détails sur le mandat des forces internationales de sécurité (ISF).
Face à ces lacunes, la Russie a soumis jeudi un contre-projet de résolution. Son objectif, selon la note adressée aux membres du Conseil, est de permettre « l’élaboration d’une approche équilibrée, acceptable et unifiée en vue d’un arrêt durable des hostilités ».
Un cessez-le-feu fragile malgré l’accord annoncé
Le 8 octobre, Donald Trump avait annoncé qu’Israël et le Hamas avaient approuvé la première phase de son plan de paix en vingt points pour Gaza, mettant en pause un conflit de deux ans qui a déjà causé la mort d’au moins 69 179 habitants de l’enclave palestinienne.
L’accord a également permis :
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l’échange de captifs israéliens — vivants ou décédés — contre des prisonniers palestiniens,
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un retrait partiel des troupes israéliennes,
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et l’entrée limitée d’aide humanitaire.
Malgré ce cessez-le-feu, Israël a été accusé d’en violer régulièrement les termes par des frappes quasi quotidiennes ayant fait plusieurs centaines de victimes palestiniennes.
Washington appelle à une mobilisation urgente du Conseil
Dans sa note adressée jeudi au Conseil de sécurité, la mission américaine souligne la fragilité de la trêve et appelle les États membres à « s’unir et avancer pour garantir la paix dont la région a désespérément besoin ».
Les États-Unis qualifient ce moment de « tournant historique » susceptible de « tracer la voie vers une paix durable au Moyen-Orient ».
L’UNRWA réclame de nouveaux financements
L‘UNRWA, agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens a réclamé jeudi une contribution accrue sous peine de compromettre sa mission, notamment à Ghaza.
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